Espace et astrophysique
Ce matin, le conseil d'administration d'Arianespace a nommé PDG de la société de transport spatial Stéphane Israël (photo)... en provenance directe du cabinet du ministre Arnaud Montebourg.
Cette nomination aux allures de pantouflage ne suscitera aucune grogne ouverte dans la société. Comme ont dit dans ses couloirs «ici, on n'est pas une bande de gauchistes». Non, puisqu'il s'agit d'une société constituée pour l'essentiel d'ingénieurs chargés de réaliser et vendre la mise sur orbite d'engins spatiaux.
Leurs outils sont les trois lanceurs opérés depuis l'astroport de Kourou, Ariane-5, la fusée russe Soyouz et la petite dernière Vega. Leur mission est stratégique. Comme expliqué dans cette note à propos d'un rapport de la Cour des Comptes, l'activité commerciale d'Ariane est absolument nécessaire pour le système européen de transport spatial.[...]
à lire, à voir et à écouter
Que sait-on sur l'origine de la vie sur Terre ? Quelles questions se posent les biologistes comme les astrophysiciens, mais aussi la philosophie des sciences sur l'apparition de la vie ? C'est l'objet d'un livre qui sort en librairie aujourd'hui: De l'inerte au vivant. Une enquête scientifique et philosophique.
Edité par La ville brûle, dans le cadre de la collection 360 que je dirige, il réunit quatre auteurs. Patrick Forterre, chef d'équipe à l'Institut de génétique et microbiologie à l'université Paris-Sud, chef d'unité à l'Institut Pasteur, membre senior de l'Institut universitaire de France. Louis d'Hendecourt, directeur de recherche au CNRS et responsable de l'équipe « Astrochimie et Origines » à l'Institut d'astrophysique spatiale d'Orsay (CNRS-UPS). Christophe Malaterre, professeur de philosophie des sciences à l'université du Québec à Montréal et chercheur associé au Centre i[...]
Energies, nucléaire et technologies
L'Autorité de sûreté nucléaire présentait hier à l'Assemblée Nationale son rapport sur l'année 2012 à l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et techniques (Opecst).
Pour résumer d'une formule "l'état" de la sûreté nucléaire et de la radioprotection, le choix du nouveau président de l'ASN, Pierre-Franck Chevet fut "globalement assez satisfaisant". Une formule sentant son bulletin scolaire, et d'ailleurs présentée ainsi par son auteur qui précisa "je n'aurais pas aimé avoir ça comme appréciation". Venant d'un ancien "bon élève" (X-Mines), il est possible de sourire. Mais le sujet est trop sérieux pour aller au delà.
L'audition a duré plus de deux heures, en voici la vidéo :
Présentation du Rapport 2012 de l'ASN par ASN_PublicationsLe gendarme du nucléaire a donc publié un épais rapport (503 pages) tiré à 4000 exemplaires, et un résumé tiré à 13.000 exemplaires et disponible sur internet. Il [...]
Politique (Recherche et Université)
Le 28 mai, l’Office européen des brevets remettra ses prix annuels. Parmi les 15 nominés, Patrick Couvreur (Université Paris-Sud et Cnrs), et Bruno Berge (société Varioptic).
Couvreur, déjà détenteur de 50 brevets, l’est pour ses travaux sur des nanovecteurs de médicaments. Berge, lui, a inventé la lentille liquide autofocus lors de ses recherches à l’Ecole Normale Supérieure de Lyon. Un système ingénieux où huile et eau mélangés dans un volume de 10 mm servent de lentilles optiques pilotées par un minuscule courant électrique. On les trouve dans des caméras miniatures (lecteurs de codes-barres, de biométrie ou d’imagerie médicale).
Les statistiques de l’Office européen des brevets - une machinerie de 7.000 salariés sise à Munich - fournissent de précieuses clés de lecture du monde contemporain. Celles du rapport 2012 montrent une tendance qui sera interprétée comme un signe positif[...]
à lire, à voir et à écouter
La simulation de l'histoire de l'Univers depuis 13 milliards d'années en moins de dix minutes chrono. C'est le pari réussi par Cnrs-image qui a mis en ligne un petit film sur l'expérience DEUS réalisée par l'équipe de Jean-Michel Alimi.
L'astrophysicien a dirigé un des "grands défi" du supercalculateur du CEA, baptisé Curie, lors de son rodage. Elle consistait à simuler la structuration de l'Univers tout entier, représenté par 550 milliards de particules de matière noire, chacune correspondant à une galaxie. Trois modèles dynamiques différents étaient simulés, pour autant de théories sur la nature de l'Energie noire. Le film raconte cette expérience et montre comment l'Univers se structure, passant d'une soupe uniforme à son état actuel, où d'immenses vides sont traversés par des filaments où se regroupent les galaxies.
► Lire la note sur les derniers supercalculateurs installés en France (Ada, Turing et Curie).
Terre climat environnement
Il y a 8000 ans, la mer Noire s’est remplie d’eau salée. Venu de la mer de Marmara, via le Bosphore, un déversement catastrophique en aurait remonté le niveau, inondant de vastes plaines en quelques années. De cet événement spectaculaire proviennent deux récits mythiques: l’épopée de Gilgamesh et le déluge biblique. Voire la marche à l’Ouest des premiers paysans des rives de la mer Noire à la Bretagne.
Cette «théorie», liant bouleversements géographiques et histoire des hommes, fut proposée par deux géologues américains, Bill Ryan et Walt Pitman, en 1997. Fort belle histoire, reprise par de nombreuses gazettes, dont Libération. Mais histoire restant à prouver, comme le montre dès 1998 une mission duSuroît, un navire de l’Institut français de recherches pour l’exploitation de la mer (Ifremer), dirigée par le géologue Gilles Lericolais (1). Les indices géologiques avancés par Ryan et Pitman ne permettaient [...]
Espace et astrophysique
Matignon est très occupé. En tous cas, les services du premier ministre Jean-Marc Ayrault ont du mal à tenir les délais imposés par la Cour des Comptes. D'où un joli pataquès fugace, jeudi dernier, 4 avril.
Ce jour là, la Cour des Comptes rend public son avis sur la filière Ariane et surtout le projet Ariane-6. Sur son site web, le texte apparaît. Sans réponse, dans un premier temps, des interpellés par le rapport : les ministères de l'Enseignement et de la recherche, de la Défense et le Premier ministre.
Intrigué, j'appelle le ministère de l'Enseignement supérieur et de la recherche, où le cabinet de Geneviève Fioraso s'étonne. Mais si, nous avons transmis notre réponse, il y a déjà longtemps... à Matignon. Chargé de transmettre à la Cour la réponse du gouvernement. Et de m'assurer que, si si, Matignon avait fait le boulot.
Dans l'après-midi, re-coup de fil chez Fioraso. Où l'on m'affirme
Terre climat environnement
Big Billou, le fondateur de Microsoft, passe du plantage informatique au plantage du climat. Riche à milliards, issus du racket de centaines de millions d’utilisateurs d’ordinateurs, Bill Gates fait partie des «philanthropes» ne sachant que faire de leur argent. Il vient d’en trouver un usage : subventionner des initiatives soutenant la «géo-ingénierie climatique». C’est ainsi que, dans quelques mois, un ballon installé dans la haute atmosphère au-dessus de Fort Sumner (Nouveau-Mexique, Etats-Unis), devrait y injecter des particules sulfurées censées réfléchir la lumière solaire et ainsi refroidir la Terre.
Bill Gates n’est pas seul dans cette aventure. D’autres richissimes autoproclamés «visionnaires» – présentés ainsi par nombre de gazettes – emboîtent le pas de la géo-ingénierie climatique. Sir Richard Branson est aussi de la partie. Logique : sa fortune repose sur le kérosène de l’avion low-cost. Il veut aussi envoyer des touristes très friqués faire un tour [...]
Espace et astrophysique
La physique des particules a t-elle enfin détectée la matière noire ?
C'est ce que l'on pourrait croire en lisant le titres du communiqué de l'Agence spatiale européenne publié hier. Il titre en effet que l'expérience AMS - Alpha magnetic spectrometer - installée à bord de la station spatiale internationale, aurait détecté sa présence parmi les 25 milliards de particules analysées. Le communiqué du Cnrs, qui parle pourtant du même résultat, ne mentionne en revanche que «l'anti-matière» comme résultat de l'expérience. Et ne mentionne une origine dans la matière noire qu'avec un conditionnel. Même prudence du côté de la Nasa.
Récemment, les 600 scientifiques de cette expérience, dirigée par Sam Ting, Nobel de physique, du MIT, ont publié, dans Physical review letters, l'analyse des 18 premiers mois d'enregistrements des rayons cosmiques par AMS. Pas moins de 25 milliards de particules
Espace et astrophysique
Le conseil des ministres a nommé aujourd'hui Jean-Yves Le Gall président du Cnes, l'agence sptatiale française. Il succède à Yannick d'Escatha qui dirigeait le Cnes depuis février 2003.
A l'époque, d'Escatha avait été exfiltré d'EDF et appelé au secours par le gouvernement de Jacques Chirac pour redresser le Cnes. Lequel subissait des coupes budgétaires importantes alors même que le ministre Claude Allègre l'avait fait turbuler en le lançant sans précaution dans des projets martiens trop ambitieux relativement aux moyens disponibles. Du coup, d'Escatha a endossé le costume du vilain pour revoir tous les programmes et les accorder aux finances. Un travail qui ne vaut aucune gloire mais qui fut fait proprement et rondement, surtout au détriment des projets martiens.
A l'époque, j'avais annoncé son arrivée ainsi dans Libération : «Yannick d'Escatha devrait quitter son poste de numéro 2 à EDF pour prendre la présidence du Cnes, l'agence spatiale f[...]
Energies, nucléaire et technologies
Peut-on – mais surtout faut-il – rétablir la «confiance des citoyens envers la science», puisque telle est la formulation de la question par les responsables politiques inquiets de voir telle technologie ou telle exploitation des ressources naturelles se heurter au refus des populations ? Des responsables politiques refusant d’intégrer à leur réflexion ce résultat pourtant classique de la sociologie (Daniel Boy, Cevipof) : la confiance populaire envers les technologies est indexée sur celle envers les gouvernements, les élus et le système politique… aujourd’hui au plus bas.
La réponse la plus logique est négative. Il ne faut pas rétablir cette confiance en une «madame la science» allégorique qui serait utilisée pour faire passer la pilule de n’importe quelle innovation technologique et ses applications industrielles ou agricoles. Bref, l’idée que le progrès des connaissances et les évolutions techniques qu’ils permettent sont systématiquement porteurs de[...]
Biologie et santé
Le blé, première source de protéine agricole, commence à livrer son génome. La semaine dernière, la revue Nature a publié deux articles d’équipes chinoises révélant les brouillons des génomes de Triticum urartu et Aegilops tauschii, descendants des ancêtres des blés actuels (1).
Un consortium mondial s’attaque depuis huit ans au décryptage du génome des blés cultivés. Catherine Feuillet, l’une de ses six coprésidentes, directrice de recherches à l’Institut national de recherches agronomique (Inra) à Clermont-Ferrand, fait le point sur ces travaux et leurs enjeux.
Principale culture en France avec 5 millions d’hectares, le blé y est produit surtout par l'agriculture intensive, à fort contenu en intrants (engrais, herbicides, fongicides, insecticides). Cinquième producteur mondial et second exportateur en 2010, un rendement moyen de 71.3 q/ha, les chiffres de l'agriculture français[...]
archéo, sciences humaines et divers
La crise décourage t-elle les couples à faire des bébés ? Oui en général, pas en France. C'est ce qui ressort de deux études récemment publiées, l'une de la Commission européenne et l'autre de l'INED (Institut national d'études démographiques).
L'étude de la Commission (résumée ici et là en intégrale et en pdf) montre que depuis 2009 l'indice de fécondité «a arrêté de progresser pour se stabiliser à un niveau légèrement inférieur à 1,6 enfant par femme dans l’UE-27. L’âge moyen des femmes à l’arrivée du premier enfant continue de reculer et s’établit à 30 ans.» Cet indice était passé de 1,46 à 1,6 entre 2002 et 2008, il descend à 1,57 en 2011. «la crise a eu des répercussions négatives sur la natalité», affirme le résumé de l'étude.
Pour Gilles Pison de l'INED, la baisse de l'indice de fécondité, assez général dans les pays industrialisés depuis 2008 est[...]
Energies, nucléaire et technologies
Combien coûterait un accident nucléaire en France ? L'IRSN - institut de radioprotection et de sûreté nucléaire - avait, il y a quelques semaines, diffusé auprès de journalistes une étude de son économiste Patrick Momal à ce sujet. Lire à ce sujet la note du 12 mars dernier, qui présente ce travail à l'occasion du deuxième anniversaire de l'accident de la centrale nucléaire japonaise de Fukushima Daï-ichi.
Cette diffusion avait connu un rebondissement, avec la publication par le JDD d'un travail préliminaire de Patrick Momal, fait en 2007, dont l'une des hypothèses - la pire en termes d'émission radioactive et d'effets de cette dernière - aboutissait à un chiffre de plus de 5.000 milliards d'euros. Alors que le chiffre le plus élevé du travail plus complet et plus réaliste de 2013 aboutissait à un chiffre maximal de l'ordre de 1000 milliards d'euros. Interrogé sur cette étude ancienne, le Directeur général de l'IRSN, Jacques Repuss[...]
à lire, à voir et à écouter
L'illettrisme scientifique existe-t-il et, question subsidiaire, est-ce grave docteur? C’est le sujet de l’ouvrage collectif Partager la science, dont les vingt et un auteurs ont étémobilisés par l’Institut des hautes études pour la science et la technologie.
Dans leur introduction, Marie- Françoise Chevallier etMathias Girel soulignent que, dans nos sociétés techno-dépendantes, «si l’illettrisme en général est la perte du sens commun, de l’espace public, l’illettrisme scientifique en serait alors la forme la plus aiguë».
Un article de PlosOne (Pascal Crepey et al., PlosOne du 7 mars 2013) apporte un éclairage singulier sur cette interrogation. Il relate l’enquête de trois scientifiques sur la vente de médicaments contenant de l’iode dans les pharmacies françaises lors du pic de sensibilité publique à l’accident nucléaire de FukushimaDaï-ichi, en mars 2011. Une hausse brutale de la vente de ces produits résulte [...]
Politique (Recherche et Université)
La Conférence des Président d'Université lance un appel au secours. Avec les dernières coupes budgétaires décidées par le gouvernement, «Une part importante d’universités est inéluctablement conduite au déficit», affirme cette déclaration. Son vocabulaire un peu technique révèle que, comme souvent, le diable budgétaire se niche dans les détails. Et que derrière les discours volontaristes de la ministre de l'ESR, Geneviève Fioraso, à l'occasion de la présentation de la loi sur l'Université et la Recherche au dernier conseil des ministres, l'impasse budgétaire est bien là.
Dans son exposé des motifs de la loi ( ici en pdf), Geneviève Fioraso affirme «Les Français attendent beaucoup, eux aussi, de leurs universités, de leurs écoles et de leurs centres de recherche, pour protéger, développer et transmettre leur capital de connaissances et pour soutenir leur économie. Notre avenir dépend de nos savoirs. C’est la raison pour l[...]
Espace et astrophysique
Nous vivons dans un cosmos âgé de 13 milliards et 819 millions d’années. Admirez la précision. Il s’étend à la vitesse de 67,9 km/s/megaparsec. Serait composé majoritairement d’une mystérieuse énergie noire qui, depuis cinq milliards d’années, accélère son expansion. Il ferait partie d’un Univers plus grand encore, inobservable.
Ces chiffres sont issus des 28 articles pour un total de près de mille pages publié par les "planckistes" jeudi dernier. Bourrés de formules mathématiques. Et répondant à des questions un tantinet fondamentales : l’âge de l’Univers, sa géométrie, son contenu…
Qui sont ces Planckistes aux affirmations renversantes ? Astrophysiciens et ingénieurs, ils sont près de 350. La cosmologie c’est de la big-science et du collectif. Des Européens pour l’essentiel, Français en tête, et des Américains. Certains des planckistes sont tout jeunes, en thèse ou post-doctorants. D’autres affichent des cheveux blancs, engagés depui[...]
Espace et astrophysique
Ce matin, l'Agence spatiale européenne a dévoilé la carte du rayonnement cosmologique établi par le télescope Planck. Lancé le 14 mai 2009 par Ariane, depuis l’astroport de Kourou (ici la note sur ce tir et les articles), ce télescope a fonctionné de manière parfaite.
Je publierai demain matin dans Libération un article de deux pages sur ce résultat majeur de la cosmologie, fruit d'une initiative lancée il y a plus de 20 ans par un groupe d'astrophysiciens français de l'IAS (Orsay) et de l'IAP (Paris) dont le leader scientifique de l'instrument principal du télescope Planck, Jean-Loup Puget (IAS). Cet article sera ensuite mis en ligne sur le blog avec des ajouts.
Le rayonnement fossile, ou cosmologique, émis 380.000 ans après le Big-Bang informe sur l'état de l'Univers à cette époque, lorsque les atomes se sont formés et que les photons ont pu se propager [...]
Espace et astrophysique
La photo ci-contre montre la comète Pan-Starr sur vue du radiotélescope Very Large Array au Nouveau Mexique.
Prise le 17 mars par Alan Dyer, elle ravivera les souvenirs de cinéphiles ayant vu "Contact", où l'astronome Carl Sagan évoquait la recherche d'autres civilisations dans la galaxie, via l'écoute de signaux radios, recherche toujours vaine.
Si la comète a fait aussi son apparition dans le ciel de France, la météo n'a pas été très sympa avec les astronomes amateurs. François Colas (CNRS, Observatoire de Paris) n'a pas vu grand chose au télescope du Pic-du-Midi, dans les Hautes-Pyrénées. Et a du aller en Bourgogne pour cette photo (ci-dessous) où on la distingue très faiblement près de l'horizon.
Comète nouvelle, Pan Starr offre une occasion de science. Ainsi, le radiotélescope de Nançay a-t-il pu calculer que la production de vapeur d’eau par la comète réchauffée par le Soleil est passée de 140 kilos par seconde à environ 15 t[...]
Espace et astrophysique
En 2016 et 2018 l'Europe et la Russie iront ensemble vers Mars. C'est ce que l’Agence spatiale européenne (Esa) et l’Agence spatiale russe Roskosmos ont signé la semaine dernière avec le programme ExoMars.
C'est la Russie qui apportera les deux fusées Proton qui lanceront les missions, une nécessité pour l'Esa qui n'avait pas les moyens de financer les deux Ariane qui auraient pu, techniquement, réaliser le tir.
Au début du projet, il s'agissait d'une coopération Esa/Nasa où l'agence spatiale américaine devait fournir lanceur Atlas V. Puis la Nasa a renoncé à ce tir en 2011, faute de financement car elle privilégie ses missions propres, confirmant ainsi sa mauvaise réputation de partenaire non fiable. Un astrophysicien américain a d'ailleurs dénoncé cette attitude, lui attribuant une responsbilité dans la difficulté des Etats-Unis à se positionner en leader des coopérations scientifiques mondiales comme le Cern ou ITER. De leur c[...]