Visiter Toulouse et ses richesses

Escapade historique et gastronomique
En collaboration avec Hachette
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Difficile, même en été, de quitter Toulouse sans avoir mangé un bon cassoulet. Ce riche plat du pauvre est devenu un must, qu’il convient de cuisiner avec les meilleurs produits locaux. Le reste est une longue histoire de croûte de chapelure et de cuisson, qui peut durer jusqu'à l'éternité.

Saint-Sernin, l’ancien Faubourg

Regals, (25 rue de Taur)

 

Cette confiserie de luxe est une étape incontournable pour ceux qui souhaitent savourer le légendaire fenêtra. En passant vers 11h, vous aurez la chance de le trouver frais et tiède, prêt à être dégusté avec un café, à la table d’un bistrot voisin. Car ici l’on se contente de regarder ces trésors sacrés toujours joliment présentés et emballés : pétales et feuilles de rose, violette, menthe et verveine cristallisés, chocolats à l’armagnac et pâtes de fruits…
 


Festival Rio Loco

Du 11 au 15 Juin 2014

Prairie des filtres
Rue Laganne, 31000 Toulouse

 

 Imaginez un festival de musique du monde, reflétant la richesse culturelle des pays invités et associant musique, spectacles vivants, art visuel, cirque, cinéma, graffiti… avec pour cadre un parc naturel de 6 hectares au bord de la Garonne, en plein cœur de Toulouse… Ça vous laisse déjà rêveur ?

 

Chaque année le festival Rio Loco accueille plus de 125 000 personnes, et invite de grands artistes internationaux à se produire dans la ville rose. En 2013, on a vu passé Jimmy Cliff qui fêtait ses 50 ans de carrière, Calypso Rose, icône de la musique trinidadienne, Kassav’, LE groupe mythique de zouk...


Le Rio Loco 2014 : Terres Caraïbes

Le Rio Loco se tiendra cette année du 11 au 15 Juin 2014 sous le titre « Caribe ». Préparez-vous à vous embarquer pour les Terres Caraïbes incluant l'Amérique du Sud (Colombie, Guyana, Guyane, Surinam, Venezuela), l'Amérique Centrale (Belize, Costa Rica, Guatemala, Honduras, Mexique, Nicaragua, Panama) et l'Amérique du Nord avec la Floride.

Plus de 200 artistes vous feront ainsi découvrir la diversité des îles Caraïbes avec chaque jour 4 concerts, des spectacles jeune public, des projections, des ateliers… Attention, cette édition s’annonce irrémédiablement festive et caliente, préparez-vous à danser !

 

Tarifs : 5 € pour le Pass 1 jour, 20 € pour le Pass 5 jours, gratuit pour les moins de 12 ans.


 


Du côté de la gastronomie

Le Bon Vivre, ( 15 bis place Wilson), est une belle adresse familiale pour déguster des plats traditionnels élaborés à partir de recettes transmises de mère en fille (et chez les Méliet ce n’est pas qu’une expression). Tête de veau sauce gribiche, pot-au-feu de canard, chou farci, porc de Bigorre… On ne trouve ici que des produits de cru. Le soir prévoyez un budget entre 25 et 40 euros, avec une menu spéciale pour les enfants.

 

Au père Louis, (45, rue des Tourneurs), on vient en ce lieu (classé monument historique pour sa fresque au 1er étage) à l’heure de l’apéritif. On y déguste autour de grands tonneaux des vins cuits au goût amer (quinquina, grenache..) ressurgis tout droit du passé. Dans ce lieu, entre café de village et repaire branché, les étudiants côtoient en un joyeux mélange de vieux habitués et de touristes de passage, qui plongent dans l’âme de la ville.


 

«
Belle adresse familiale»

Promenade dans les jardins

L’Oenotilius, ( passerelles des Soupirs, bd Griffoul-Dorval), est un bistrot à vin calme à l’ombre des arbre, sur une péniche en bordure du canal du Midi et où l’on est bien accueilli. On y mange des grillades, des magrets, des salades, des plats « grand-mère » du soir, une assiette de foie gras ou de charcuterie. C’est simple mais excellent, jusqu’au pain de campagne qui se dévore  comme un gâteau. Au chapitre du vin, une grande sélection de crus du Sud-ouest et du Languedoc et, les jeudis et vendredis (18h), des apéritifs huîtres et vin à ne pas manquer.

 

Astuce : profitez du jardin des plantes, Grand Rond et jardin Royal pour vous promenez en dégustant une glace.



 


La place du Capitole

Haut lieu des grandes fêtes populaires (événements sportifs, concerts ou soirs d’élection), la place dans ces moments se noircit de monde et se transforme joyeusement en arène citoyenne. Pourtant, c’est lorsqu’elle se vide que la belle prend toute son ampleur et que l’on découvre ses galeries couvertes et ses superbes façades. Ne manquez pas de faire une halte dans l’un des nombreux cafés ou glaciers installés sous ses arcades.

 


Découvrez le couvent des Jacobins

Perle de l’architecture monastique, l’ensemble conventuel des Jacobins est fondé en 1230 par l’ordre mendiant des frères prêcheurs, régi selon la règle de saint Dominique. Il présente toutes les caractéristiques de l’art gothique méridional : architecture de brique imposante à l’extérieur, mais aérienne à l’intérieur, nef unique, harmonie des volumes, et bien sûr la tour-clocher avec ces petites baies surmontées d’arc en mitre. À l’intérieur de l’église, vous pourrez admirer, au niveau du chœur, le fameux «palmier», une prouesse architecturale constituée de croisées d’ogives et de vingt-deux nervures.

 

(place des Jacobins, rue Lakanal)

 


Saint-Sernin et sa Basilique

Accroché au pied d’un taureau et traîné dans les rues jusqu’à sa mort pour avoir «troublé» le déroulement d’une cérémonie païenne, Saturnin (en langue d’oc: Sernin) fut, en 250, le premier martyr chrétien toulousain. Au XIe siècle, son culte devenu de plus en plus populaire, on fit bâtir cette monumentale église, étape de pèlerinage incontournable sur le chemin menant à Saint-Jacques-de-Compostelle. Elle constitue aujourd’hui le plus grand ensemble roman de France.

 


La cathédrale Saint-Étienne

Sa façade nord offerte au regard lorsque l’on arrive par la rue de Metz réserve le curieux spectacle de la juxtaposition de deux corps de bâtiment distincts. Saint-Étienne est en fait le produit de trois projets successifs de cathédrale, raccordés par nécessité: à l’ouest on découvre du gothique méridional, à l’est du gothique septentrional –époque où la cathédrale se devait de rivaliser avec ses sœurs du Nord et de l’Île-de-France. Sous le clocher enfin, des traces de l’édifice roman.

 

Astuce : Arrêtez-vous à l’arbre en pot (12 rue Tolosane) pour y découvrir le jardin de bonzaïs japonais.