Végétarien ou carnivore? Le débat n'est plus seulement une question de goût ou de santé. Mais bien un problème d'environnement et de respect de la planète.
Votre purée, vous la prendrez avec ou sans viande ? Et si l’arbitrage ne se faisait plus entre le haricot vert et la frite, s’il se jouait entre l’animal mort et le vivant, le steak de veau ou de soja. Attention, on vous voit, avec votre sourire sardonique à moquer le non-mangeur de viande. Et à convoquer le stéréotype éculé du végétarien anémié, grand suceur de glaçons et peine-à-jouir de la table.
Sûr que face à l’épicurien gouailleur, adepte du gigot rôti, l’ovo-lacto-végétarien – qui a renoncé à la viande et au poisson – fait pâle figure. Pourtant, la cause végétarienne s’est trouvé des porte-drapeaux de belle facture. Leur maître à tous ? Paul McCartney. L’ex-Beatle trimballe sa notoriété au service de la cause animale, et impose un régime végétalien [sans aucun sous-produit animal, ndlr] aux équipes de ses tournées, qui tirent la tronche, il faut le dire. Le cinéma est un grand pourvoyeur de stars meat free. A Hollywood, la cité des anges viciés, les actrices appétissantes (Naomi Watts, Natalie Portman…) comme les comédiens à croquer (Casey Affleck, Joaquin Phoenix…) peuvent militer sans rougir. Pas en France, où il ne faudrait pas écorner son image. Et puis, que serait la Grande Bouffe sans chair animale ? Et sans gigot dominical, quelle saveur aurait eu le coup de sang de Michel Piccoli dans Vincent, François, Paul… et les autres ?
Laissons de côté le végétarisme passif, dicté par la religion (hindouisme et bouddhisme) ou culturellement hérité pour nous intéresser au végétarisme actif, critique, apparu au plus fort du carnivorisme humain aux XIXe et XXe siècles. Une inflexion illogique, si l’on se réfère à l’évolution d’Homo sapiens au fil des millénaires. «Depuis l’aube de l’humanité, en période d’abondance, les hommes ont augmenté leur consommation de produits animaux : viande, graisse, produits laitiers. Il s’agissait de stocker des réserves pour les périodes de disette», explique Annie Hubert, anthropologue et directrice de recherches au CNRS (1). «Aucun argument sérieux ne peut contester que l’homme est un omnivore», conclut Jean-Michel Lecerf. «Les humains font partie de la chaîne trophique, qu’ils le veuillent ou non, c’est le mode de fonctionnement du monde du vivant», confirme Annie Hubert.
La solitude du mangeur de graines
Avec 2,4 % de Français avouant suivre un régime sans viande ni poisson, on peut dire sans exagérer que le végétarien est minoritaire. Alexandre qui tient une épicerie à Toulouse pointe l’ostracisme dont il est victime. «J’ai arrêté la viande il y a plusieurs années, suite à un long séjour au Sri Lanka où je souffrais le martyre à bouffer de la viande aux côtés de végétariens. Or, depuis, je souffre le martyre en France… à la cantine du collège où je travaillais, on m’appelait “l’herbivore”, non sans moquerie. Mes oncles vendéens m’ont demandé si j’avais rejoint une secte. Partout à table, je suis le casse-couilles à qui il faut servir un plat différent.»
Aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne, où la population veggie (végétarienne) représente de 7 % à 10 % des mangeurs, les plats végétariens sont légion et l’ovo-lacto n’est pas un emmerdeur mais un client au régime différent. En France, non. Voilà pourquoi en diverses occasions, comme le barbecue entre amis par exemple, le non- carnivore se nourrit de sandwichs au pain. Surtout, c’est un mal compris par l’omnivore qui se vit comme un «chasseur primitif, ayant des millions d’années de traque et de steaks crus ou cuits dans les gènes». Et pour ceux qui ne sont pas contents, ils n’ont qu’à sucer des cailloux.
Pour les deux tiers des végétariens, la santé est l’argument choc. «Lorsqu’il est conçu et appliqué correctement, le régime végétarien est équilibré. Les protéines de la viande y sont en effet remplacées par d’autres protéines animales [œufs et produits laitiers, ndlr] et par les protéines végétales», analyse Jean-Michel Lecerf, médecin et chef du service de nutrition à l’institut Pasteur de Lille. A l’inverse, un régime végétalien, qui exclut tout produit et sous-produit d’origine animale, y compris les œufs, le lait et même le miel peut être source de carences. En étudiant l’état de santé d’une importante communauté végétarienne aux Etats-Unis, les adventistes, les épidémiologistes ont établi que ces groupes étaient même moins sujets aux maladies. «De la simple constipation aux cancers du colon, du rectum ou du sein, en passant par l’obésité, le diabète, l’ostéoporose, les études épidémiologiques sont formelles : les végétariens ont moins de pathologies», explique Nathalie Uytterhaegen, diététicienne à l’institut Pasteur de Lille. Bémol du Centre d’information des viandes (CIV) : «Les études épidémiologiques ne prouvent pas de lien de cause à effet, au mieux, elles mettent en lumière un facteur, en l’occurrence le facteur alimentaire, entre un environnement et une maladie», précise la chargée du programme nutrition au CIV [qui préfère rester anonyme, ndlr]. Un végétarien alcoolique et fumeur, qui roule à vélo dans Pékin ne peut se prévaloir d’une meilleure santé qu’un omnivore vivant sainement.
N’empêche, on consomme de la viande. «Beaucoup trop», selon la diététicienne. «Pas vrai», s’énerve le CIV qui se fonde sur les études du Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (Crédoc) pour évaluer à 110 grammes la consommation de charcuterie, viande et volaille quotidienne. «La viande a un intérêt nutritionnel, confirme le CIV, mais on ne va pas promouvoir une consommation excessive.» Sauf que le CIV ne nous dit pas à partir de combien de jarrets, on frise l’excès.
Toujours est-il qu’en France, on aime faire bonne «chair». C’est même recommandé par le programme national nutrition-santé qui préconise un aliment du groupe viande-volailles-poissons-œufs, une à deux fois par jour. En restauration, rarissimes mais hardis sont ceux qui ont éliminé la viande de leurs cartes.
Consommation réfléchie
Alain Passard, chef de l’Arpège à Paris, une ancienne rôtisserie, a cessé d’être inspiré au début des années 2000 quand il a compris qu’il travaillait des cadavres. «Ma créativité a été brisée, la vue du tissu animal ne traduisait plus rien. L’animal mort ne m’inspirait plus», raconte-t-il. Sans engagement écolo, il s’est éloigné de la viande pour embrasser le légume et en a payé le prix en perdant une partie de sa clientèle. Ceci étant, il a récemment réintroduit une volaille ancienne à sa carte, «un chef-d’œuvre élevé six mois en basse-cour»…
Mais le chef-d’œuvre a un impact. Imaginez : en matière de climat, les troupeaux de vaches sont plus dévastateurs que les flots de bagnoles. Avec 18 % des émissions de gaz à effet de serre, les élevages contribuent plus à la détérioration du climat que les voitures. A moins de renouer avec la traction animale – un autre dossier –, il faudrait donc lever le pied sur le bifteck. Sans compter que 38 % des céréales cultivées à la surface de la planète sont destinées aux bestiaux. Et si on court-circuitait l’animal pour nourrir l’homme ? Sur un hectare, on peut produire 500 kilos de soja et 26 kilos de bœuf…
Elevages herbagers
Il y a les intentions, puis les projections. D’après les estimations de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la production mondiale de viande devrait plus que doubler, passant de 229 millions de tonnes en 2001 à 465 millions de tonnes en 2050. «Ce qui induit des risques sanitaires supplémentaires, estime Jean-Luc Angot, directeur général adjoint de l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), car les produits circuleront plus vite que les temps d’incubation des maladies.»
Sauf si les consommations animales sont modérées et réfléchies. Les mangeurs peuvent choisir des viandes issues d’élevages herbagers. «Ce type d’élevage est majoritaire en France, et ils ont des impacts positifs sur l’environnement (qualité de l’eau, stockage de carbone, prévention de l’érosion), l’aménagement du territoire et les paysages», explique Barbara Redlingshöfer, chercheuse en écotrophologie [étude de l’impact de l’alimentation sur l’environnement, ndlr] à l’Institut national de la recherche agronomique (Inra). Et Danielle Nierenberg, auteure d’un rapport sur le sujet pour le Worldwatch Institute (un think tank écolo américain) de conclure: «Ce n’est pas à moi de préconiser tel ou tel régime alimentaire. Mais ce que je peux dire, c’est que les gens concernés par la défense de l’environnement ont là un levier d’action formidable, et qui demande, somme toute, peu d’effort.» Dont acte.
Pour réconcilier tout le monde, disons que l’on fait ce que l’on veut. Ce que l’on met dans son assiette étant aussi intime que ce que l’on met dans son lit. On fait ce qu’on veut mais en faisant gaffe : aux autres – animaux compris –, à la planète, à son corps et au plaisir.
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(1) «Les omnivores deviendront-ils herbivores ?», les Cahiers de l’Observatoire Cniel des habitudes alimentaires (Ocha), n°12.
Commentaires
Visiteur
05H15 06 SEPTEMBRE 2008
Le vegetarisme des bouddhistes n est pas un vegetarisme "passif", c est un vegetarisme actif, base non pas sur une croyance ou foi quelconque venue de nulle part, mais sur le choix raisonne de ne pas faire souffrir d'autres etres vivants simplement pour se faire plaisir.
Beaucoup de bouddhistes aiment le gout de la viande ou du poisson, mais apprennent a s en detacher pour eviter de causer des souffrances inutiles, tout comme le vegetarien "sante" apprend a se detacher de la viande afin de preserver son corps, ou le vegetarien "ecologiste"se detache de la viande pour eviter de peser sur l ecosysteme. Il n y a aucune difference, juste des raisons diverses et congruentes de se detacher de la viande.
J ai la chance de vivre dans un pays multiculturel ou le vegetarisme est tres bien accepte, donc pas de probleme au quotidien, mais quand je rentre en France, quand je voyage ou quand je suis invitee, je n evoque pas mon vegetarisme et mange ce qu on me donne a manger, ne serait-ce que pour le plaisir de partager un repas convivial. Je ne vais pas gacher le reveillon de Noel en famille en refusant les huitres, la dinde et le foi gras...La dinde a ete tuee de toute facon, que je la mange ou pas, et je ne ferais que creer de la dissenssion et des tensions en refusant d y toucher.
Les gens d'abord. Le bonheur de vivre ensemble avant toute chose.
Visiteur
12H23 14 AOUT 2008
Je suis végétarienne depuis peu et cela m'énerve qu'on me traite d'herbivore et de mangeuse de graines. Je ne mange pas d'herbe, que je sache, mais des légumes, des fruits, des céréales, des laitages, des oeufs... quant aux graines germées, elles ne me tentent pas du tout, je n'ai pas l'intention de m'y mettre, et bien des consommateurs sont également omnivores ! Il faut cesser de caricaturer ainsi les végétariens et de les voir comme une espèce d'extra-terrestre. Hormis le fait que je ne mange aucune chair animale, j'ai deux bras, deux jambes, un coeur comme tout le monde, je suis tout à fait normale et ordinaire, et rien ne me différencie de mes semblables.
jakylapointe
00H58 14 AOUT 2008
arrêtons d´être radical, il n´y a que le radicalisme qui fait mal, que ce soit les mangeurs de viande ou les végé. Par ex ne mangez pas de viande tous les jours et manger plus de légumes pour les uns. Pour les autres, un bon steak frites de temps en temps ne fait de mal à personne.
Pour la petite histoire, sachez que les mangeurs de viandes sont plus agressifs. De tout temps, sur tous les coins de la planètes, les mangeurs de viandes furent des nomades impérialistes par besoin d´espace pour le bétail, coupant les forêts, envahissant et (massacrants souvent) les peuples sédentaires cultivateurs... Aujourd´hui encore, la première raison des dévastations des forêts dans le monde est à cause de monocultures afin de nourrir le bétail. Ex. l´Amazonie recule pour laisser place à des culture de soja pour nourrir le bétall américains et européens, en gros pour que le français moyen mange son steak tous les jours en rouspétant contre les dévastateurs de forêts!
madovsky
18H58 13 AOUT 2008
tout est une question de consommation intelligente et de convictions philosophiques et environnementales.
les grands et petits distributeurs devraient faciliter le developpement du vegetarisme en Fracne, notamment par des prix abordables et une variete d'aliments plus impotrante.
le consommateur doit reflechir avant de consommer, car plus on consomme un aliment, plus les producteurs vont produire pour faire de l'argent. Alors imaginez si c'est de la viande, les km2 et tonnes de nourriture qu'il faut pour produire de la viande.
secondo, le respect de l'animal, a qui sa vie est otee pour le caprice du gout. la aussi il y a quelque chose a faire dans l'education. et qu'aucun ne me dise que nous avons besoin de viande pour la croissance ou une vie normale, je peux vous donner beaucoup d'exemples dans le monde ou on est vegeetarien depuis plus d'un millenaire...
habitant au Canada, je peux vous dire que le marche s'est adapte aux gens, puisque'il y a environ 15 a 20% de vegetariens au canada, meme les fast food prpoosent depuis des annees un hamburger "veggie.."
Appreciation personnelle (je suis un peu expert en cuisine)
le meilleure restaurant a Montreal est ... vegetalien !!
guinsuzuki
17H34 13 AOUT 2008
juste un petit commentaire pour expliquer la perte d'énergie que l'on afflige a notre planete en consommant de la viande:
avec un boeuf ,il est possible de réaliser 1500 repas ,alors qu'avec les protéines qui ont servi à nourrir le boeuf, on aurait pu préparer 18000 repas.(source du docteur JM Lecerf,institut pasteur)
on transforme donc une protéine végétale en une protéine animale alors que l'homme assimile mieux la première .un vrai gaspillage dans ce monde ou des millions d'etres humains souffrent de mal nutrition.De plus quand on sait que la viande que l'on trouve dans nos assiettes est devenue par le biais de l'élevage intensif un produit toxique pour la santé puisqu'elle comprend une liste de produits dangereux pour l'homme:
- résidus de traitements phytosanitaires(pesticides)
- engrais chimiques
- antibiotiques
- vaccins
- tranquillisants
- anti-parasitaires
- OGM
- hormones de croissances
...je ne vois pas trop l'intéret de continuer à consommer un produit dans ces conditions.
quand je pense que le boeuf charolais ,considéré comme une des meilleures viande de france est nourri aux OGM.
bon appétit
Les vegetariens nous emmer**nt
15H34 13 AOUT 2008
Rien ne vaut une bonne cote de bœuf malgré tous les commentaires des bobos parisiens.
Le mieux est quand même le commentaire de Mathilde, je cite: "le régime végétalien peut nous amener à être carencé en vitamines B12, il existe des vitamines que nous prenons régulièrement pour prévenir ces carences"... On atteint le summum de la co**erie.
Il y en a marre de ces penseurs donneurs de leçons.
La bonne nouvelle est que ces blaireaux ne feront pas de vieux os et couteront moins chers a la collectivité.
Comme dirait Luis Rego, « moi j’aime bien tous les animaux : le bœuf, le porc, le poulet… enfin tous ceux qui vont bien avec les petits légumes »
Seb
14H31 13 AOUT 2008
Alors nous sommes biologiquement omnivores à la base... mais il ne faut pas que cela nous interdise d'évoluer!
"Evolve or die"
MINERALIEN
13H35 13 AOUT 2008
A Barbara : Pas d'accord, ma chère Barbara, pour insulter ainsi LEGUMAN qui défend un point de vue... tout à fait défendable ! Minéralien depuis ma plus tendre enfance, je rejoins tout à fait LEGUMAN sur ce point : "La culture de plantes exige trop d'eau, de machines, de pesticides. Les végétariens, végétaliens, végé..etc... provoquent une pression effroyable sur l'écosystème. En plus l'alimentation de ce type provoque des gazs à effets de serre très nocifs (cf..haricots, choux de Bruxelles)! "
Alors, Barbara, non seulement ta syntaxe est douteuse, mais tes références à la notion de "race" me semblent un peu nauséabondes...
Sinon, pourquoi n'ouvrirais-tu pas un dictionnaire pour y chercher la définition du mot HUMOUR ?
Hypathia
11H01 13 AOUT 2008
Tous les commentaires sentent l'anthopocentrisme à plein nez !
De plus, les mecs ont toujours besoin de prouver leur virilité mal assurée en déchirant de la chair animale avec les dents ! Quelle pitié !
PS Il va de soi que les eskimos ne PEUVENT pas être végétariens puisqu'il ne pousse pas de radis ni de pommes de terre sur la banquise ! Mais si j'ai le choix je préfère ne pas m'encrasser la conscience ni les artères avec le sang des animaux qui, rappelons-le ne nous appartiennent pas.
Mathilde
09H48 13 AOUT 2008
je voudrais relever une erreur dans cet article, qui concerne le régime végétalien... Je suis végétaliene depuis plusieurs années, mon mari et mes enfants le sont aussi, ce qui est rare en France mais moins inhabituel aux Etats-Unis. Si certes le régime végétalien peut nous amener à être carencé en vitamines B12, il est existe des vitamines que nous prenons régulièrement pour prévenir ces carences. Pour le reste, protéines, calcium, fer... tout se trouve dans les aliments d'origine non animale. Avec un régime végétalien, la question de l'avenir du veau né d'une vache laitière ne se pose plus. Quant à l'argument qu'on entend parfois, qu'il faut bien manger tel ou tel animal en fin de vie, lorsque les gens vendent de la viande sur les marchés ou dans les gands magasins, ce ne sont jamais des animaux ayant vécu de longues années dans les champs ou dans un hangar, mais les poulets ont généralement moins de six mois, les veaux sont des petits pas devenus adultes... le goût d'une viande âgée n'a rien de comparable avec ce que les gens ont l'habitude de manger. Cet argument me semble donc surtout une façon de se donner bonne conscience en disant "il faut bien faire quelque chose de ces vieilles bêtes à leur mort". A leur mort, après des années de service pour les humains, ces vieilles bêtes sont emmenées à l'équarissage, c'est tout.
karg se
08H34 13 AOUT 2008
"Sur un hectare, on peut produire 500 kilos de soja et 26 kilos de bœuf…" où 2T de poisson (carpes, tilapia, tambaqui) en utilisant de l'herbe et des engrais organiques.
martin
05H52 13 AOUT 2008
mesures équilibrés pour un régime équilibré: article intéressant, sans aller directement à du "végétarisme" la ration alimentaire en produits animaux et dérivés est inutilement importante dans les pays développés, les cantines scolaires et d'entreprise pourraient jouer un rôle pour fournir des repas "peu polluants" encore faut il le décider!
roger claude
23H14 12 AOUT 2008
stock mondial un milliard 500 d'animaux herbivores, et un milliard 200 de véhicules automobiles tout compris,j'ai de la peine à croire que les vaches sont plus dangereuses que les autos ! si l'aspect santé du régime végétarien est meilleur que la viande de boeuf, le calcul des GES d'animaux me semble trés discutable!
Bel Air
23H10 12 AOUT 2008
Le 3ème Millénaire sera végétarien ou ne sera pas .
Le "Canard Enchaîné" publie régulièrement des infos édifiantes sur l'état de nos abattoirs...
Bon, ce n'est pas la situation de l'Irak ,mais quand même.
Et puis rappelez vous que votre côtelette éprouvait elle aussi des sentiment et a connu la peur de la mort avant l'abattage.
Visiteuse
22H15 12 AOUT 2008
leguman, c'est sûr l agriculture n a pas échappé a l industrialisation!
ceci dit, on ne peut nier les efforts de ceux qui travaillent à une agriculture respectant les sols, que ce soit bio ou producteur, petit ou non!
il est certain qu être végétarien ou végétalien n'est pas une fin en soi : à qui on achète les produits, comment sont ils produits... on a beau manger du bio, si on habite en france et qu on fait venir des fraises bio de l autre côté de la planète, c'est sinistrement drôle.
les temps sont durs en matière de conscience, mais ça n est pas une raison de baisser les bras. chacun est à même de savoir ce dont il a vraiment besoin, en toute conscience, et c'est du joli travail. personne ne peut dire ce qui est vraiment bon pour quelqu'un d autre que lui même. c'est effrayant et en même temps cela garanti la liberté. quel est votre rêve pour ce monde? à quoi rêvez vous pour vous?
Visiteur
22H08 12 AOUT 2008
ah les bobos !!!
autant l'article m'afflige ,autant les commentaires des lecteurs me rassure
ben oui pour qu'une vache fasse du lait il faut d'abord qu'elle est un veau
c'est c..la nature !
et le veau on en fait quoi on le tue a la naissance pour qu'il ne souffre pas
au fait pour faire un oeuf il faut une poule !
il y a qq mois une petite fille est décédée suite à un regime vegetalien ;ayons une pensée émue et respectueuse à sa mémoire
ps ;je suis un petit paysan au fond de ma campagne
urbanstock
22H07 12 AOUT 2008
Viande et poisson, peu importe, le tout est de ne pas en faire une religion, là sinon ça devient pathologique (à défaut d'être pathétique...). De mon côté, zéro viande et poisson et pas loin de 3500km de jogging par an et le double en vélo, preuve que la viande c'est par la panacée pour le sport. En même temps, si certains aiment ça, pourquoi les en empêcher ? Mangez, mangez et faites-vous plaisir ainsi qu'aux autres, mais ne vous transformez pas en machine ou en sectes !
ManuC
21H21 12 AOUT 2008
Le rapport que nous entretenons avec le monde animal mérite d'être repensé, il ne s'agit pas de tous devenir végétarien, mais de retrouver des modes de production et une façon de s'alimenter plus raisonnable et surtout durable.
Documentaire intéressant sur notre rapport à l'animal :
http://video.google.fr/videoplay?docid=4093730216074063220
Attention, ce film est assez dur, mais, ç mon avis, apporte beaucoup à la réflexion.
Barbara
20H31 12 AOUT 2008
a LEGUMAM, ta connerie l'emporte sur tout, ça coupe l'appêtit de lire des inepties pareils, c'est d'un niveau inférieur, en dessous de la ceinture, qui n'apporte aucune idée, aucun intérêt.Une étude sérieuse, contradictoire, dynamique sur la santé humaine et celle de la planète, ne semble pas te révèler un progrés sur le traitement des maladies graves que développent, le mode de vie, l'alimentation de tes congénères (quoi que je doute que tu sois de ma race, physiquement sûrement, mais intellectuellement tu dois être proche d'un lémurien miraculé, qui possède la parole mais pas le raisonnement). Bref, tes prouts et ceux des autres sont très pipi-caca, 3 à 6 ans.
Leguman
17H58 12 AOUT 2008
La culture de plantes exige trop d'eau, de machines, de pesticides. Les végétariens, végétaliens, végé..etc... provoquent une pression effroyable sur l'écosystème. En plus l'alimentation de ce type provoque des gazs à effets de serre très nocifs (cf..haricots, choux de Bruxelles)! Que faire ? Devenez minéraliens ! Un bon jus de silicum (présent en abondance), sucette au galet, tourte au magma, etc... aucune culture n'est nécessaire, il suffit de se baisser pour trouver ! Mais qu'attend l'humanité pour devenir minéralienne !
bushixiao
15H00 12 AOUT 2008
L'espèce humaine a survécu parce que de braves singes pour survivre se sont mis à manger des cadavres arrachés aux charognards ; puis ont appris au hasard des incendies de forêts que la viande cuite faisait moins mal au ventre que la viande crue. Si nous sommes là aujourd'hui en vie, forts, solides, grands et combatifs pour notre survie c'est grâce à eux. Alors par respect pour ces lointains ancêtres et leur descendance future, arrêtez d'intellectualiser un acte tout à fait naturel : manger un animal mort fait partie du processus de transformation cher à la nature et depuis longtemps démontré par la science : matière= énergie. Toute matière. Et quand ils seront plusieurs dizaines de milliards sur la planète (100-150 ans ?), l'on ne parlera plus de la consommation de la viande animale mais bel et bien du recyclage des cadavres, TOUTES espèces confondues. Plus de cimetières.La force de la nature...
Visiteur
13H32 12 AOUT 2008
C'est intéressant de vouloir pousser les gens à ne manger que des légumes mais c'est une vision assez étroite et élitiste car ce n'est pas non plus permis à tout le monde. Faire pousser des tomates au fin fond des steppes désertique du désert de Gobi c'est pas gagné!!! Et pourtant il y a des personnes qui vivent là bas et dont le régime alimentaire est principalement constitué d'aliments carnés puisqu'il y est quasiment impossible de faire pousser des légumes.
En revanche pour ceux qui en ont le choix un apport de viande ou de poisson une ou deux fois par semaine semble raisonnable.
Thom
13H32 12 AOUT 2008
n'empêche que ces poules qui font les eux, et ces vaches qui produisent du lait, il y a bien un moment où vieillissantes, il faut les abattre, donc les manger (à moins de les transfomer en farines ou je ne sais quoi)...
Et puis pour faire du lait, une vache doit faire un petit, qui une fois sur deux est un mâle, qui ne pourra pas donner de lait, donc qui sera rapidement mangé comme veau ou boeuf... Bref, c'est pas simple, l'omnivorisme a des bases culturelles et économiques qui ne devraient pas faire qu'on le jette ansi aux orties. Quant à l'expansion des cultures, si on abandonnait l'élevage, elle s'accompagnerait d'une expansion des cervidés sauvages (qui pètent aussi...) et des sangliers, qu'on finirait bien par manger, puisqu'ils seraient chassés (toute l'année? on pourrait plus se promener pénards).
Très compliqué...
Visiteur
11H05 12 AOUT 2008
J'ai beaucoup aimé cet article (bien que carnivore compulsif). Je voudrais cependant nuancer le propos sur le fait que les végétariens soient moins exposés à de nombreuses maladies. En effet, s'il y a un "effet végétarien" sur la santé, il n'est pas que physiologique, il est aussi social. Les végétariens sont généralement des personnes plus éduquées que la moyenne et qui prennent soin de leur corps. Par ailleurs ils sont une minorité. Cela fausse les statistiques en ce sens que si une étude était menée sur la santé d'une minorité comparable de carnivores (ceux qui prennent soin de leur corps et qui sont plus éduqués que la moyenne ce qui leur évitera de manger n'importe quoi), il est probable que l'écart serait significativement moindre.
romu
09H44 12 AOUT 2008
Bon article, ajoutons y quelques chiffres "qui parlent".
Si les céréales qui servent à nourrir un boeuf étaient directement mangées par des humains, alors on nourrirait 7 fois plus de gens qu'en mangeant ce boeuf.
1 Kg de boeuf =
1 Kg de pétrole
15000 litres d'eau
Sans compter, comme ça vient d'être précisé dans l'article les rejets de GES dus à la lente digestion.
Si on veut à tout prix manger de la viande, il vaut bien mieux manger des volailles, l'idéal étant, bien sur, de ne plus manger de viande.
chassezac
09H21 12 AOUT 2008
Outre le fait qu'un régime végétarien est plus sain, il faut souligner que nos sociétés sont malades de la viande. On en produit trop, on en mange trop, on en gaspille trop. Sans y réfléchir. N'oublions pas qu'en Europe, nous avons récemment éliminé des millions de bêtes (fièvre aphteuse, vache folle...) dans des conditions épouvantables, sans que les consciences changent pour autant. Produire de la viande est une source de pollution et de déséquilibre environnementaux, mais rien (ou si peu) dans les médias pour en parler. L'homme est omnivore, ce qui veut dire qu'il peut manger de tout -c'est d'ailleurs ce qui lui a permis de coloniser toute la planète, ou presque-, mais ça n'implique pas qu'il DOIT manger de la viande.
simon
08H37 12 AOUT 2008
un petit mot pour la redac, rien avoir avec l'article!!
vos articles ils sont dur dur a lire, la police de caractere, le fond blanc, aucun espace entre les paragraphes, enfin voila c'etait un petit mot sur la forme, mais c'est important pour pouvoir bien apprecier le contenu.
merci
Visiteur
08H34 12 AOUT 2008
Article abordant le végétarisme assez bien conçut, mais il manque un point important qui n'est pas abordé c'est la souffrance animale... C'est bien dommage car il y a beaucoup à dire à propos de ce sujet et bon nombre de végétariens ont choisi ce régime pour une question d'éthique.
Il y aurait beaucoup de choses à dire à propos de ce sujet. Si vous n'êtes pas allergique à l'anglais, je vous invite lire le livre "Animal Liberation" de Peter Singer qui traite le sujet remarquablement.
Christophe L.
Stalingrad
07H23 12 AOUT 2008
Vite je cours me réfugier sur une île déserte, ou en Inde tiens où on est vraiment plus libre qu'en Europe (malgré les dizaines de millions de végétariens dans ce pays, qui ne cherchent pas à imposer leur mode de vie aux autres - le croirez-vous, on peut même manger du boeuf !!!).
Donc après l'alcool, la cigarette, etc. on en arrive fatalement à vouloir contrôler ce que les gens mangent !
J'y vois là un effet pervers et sur la bonne voie vers Big Brother de deux idéologies qui, sous couvert d'humanisme peuvent rapidement devenir totalitaires : l'hygiénisme qui veut absolument protéger les gens contre eux-même et la nouvelle religion de l'écologie. Je pressens que l'écologie va être un prétexte incroyablement puissant et pervers pour que nos gouvernements nous imposent des choses inacceptables (les taxes pleuvent en ce moment, notamment pour la voiture, en créant évidemment de nouvelle inégalités).
Donc vivent le foie gras, les escargots, la truite, la dinde farcie, le pavé de boeuf du Mimousn, et l'agneau du Quercy. Carnivorement votre !
Phane
06H43 12 AOUT 2008
marrant cet article qui titre sur un besoin écologique de devenir végétarien
il ne parle pas de problème écologique engendré par une nourriture omnivore, tout au plus un danger sanitaire. il y est même dit qu'un élevage herbagé est bon pour l'environnement...
il ne parle pas non plus, et c'est là le comble, sur les réels danger écologiques et sanitaires de l'extension des monocultures que ne manquerait pas de produire un monde 100% végétarien...
et tout ça sans parler des OGM...
encore un de ces titre accrocheur, volontairement provocant mais complètement a l'opposé du contenu...
je précise que je suis en Inde pour quelques temps et que de manger végétarien ne me pose aucun soucis.