21 juin 2019
Le magazine en ligne de la Gestion Privée Caisse d’Epargne pour vous guider dans vos projets patrimoniaux.
Certaines questions sont à évoquer pour que la donation réponde à vos objectifs.
Une donation en avancement de part successorale permet de respecter l’égalité entre vos enfants. Celui qui a bénéficié d’une telle donation recevra moins au décès. C’est une avance sur sa part.
À l’inverse, si vous souhaitez avantager l’un de vos enfants, vous pouvez spécifier la donation « hors part ». Il recevra la même chose que les autres dans la succession mais conservera en plus le bien donné.
Attention, vos enfants sont réservataires : ils ont droit à une part incompressible de votre succession. Si vous avantagez trop l’un de vos enfants, les autres pourront demander leur dû.
Si votre fils décède avant vous en étant marié sans enfant, les biens que vous lui avez donnés peuvent être remis à votre belle-fille… En prévoyant un droit de retour dans l’acte de donation, ils vous seront rendus sans aucune imposition. Cette clause évite que les biens donnés ne soient transmis à des « étrangers » et vous permet d’éventuellement les redonner ensuite à une autre personne…
Vous êtes marié(e) et propriétaire d’un appartement locatif par exemple. Si vous en donnez la nue-propriété à votre enfant, au décès du premier d’entre vous, ce dernier deviendra propriétaire de la moitié et le conjoint survivant restera usufruitier de l’autre moitié. Chacun percevra donc la moitié des loyers !
La « réversion d’usufruit » permettra à votre conjoint d’être usufruitier de tout le logement et donc de percevoir tous les loyers. Votre enfant ne deviendra propriétaire de l’appartement qu’au décès du conjoint survivant.
La donation peut être conditionnée au respect de certaines obligations par votre donataire et notamment :
Rédaction achevée au 03/10/2017, sous réserve d’évolutions de l’actualité économique et financière, ainsi que des dispositions fiscales, juridiques et réglementaires.