Il y a la MG bleu nuit filant vers son cottage des Cotswolds, avec son nouvel amant dedans, Jamie Hince, des Kills ; il y a la fête pour son anniversaire, le 16 janvier, où l’on a vu le visage défait de ses 34 ans, à l’aube ; il y a ce pub dans l’est de Londres, qu’elle veut sauver de la destruction avec Amy Winehouse. Il y a, comme toujours avec Kate Moss, une infinie production d’images fortes, et ceux qui les commentent pour prédire sa chute, ou son éternel retour.
Depuis cet été, lâchée par Agent Provocateur, Burberry et Pete Doherty dans la même semaine, la «reine du cool» a vécu des moments difficiles. Les tabloïds anglais s’en sont donné à cœur joie, qui évoquaient la magnificence perdue, la grâce envolée. Dans ces journaux, on découvrait aussi les photos des guitares de Pete déménagées de sa maison londonienne à elle, à Saint John’s Wood, alors qu’elle était pistée sous le soleil de Marbella avec la fille Osbourne, derrière des lunettes mouches qui cachent si bien les larmes.
En juillet encore, on l’attendait à l’Orangerie de Versailles pour le show des 60 ans de Dior, une exception qu’elle faisait à sa règle de ne plus défiler par amitié pour John Galliano, le premier qui la lança sur un «catwalk» à Londres, puis à Paris fin 1992. On l’attendait et elle annula au dernier moment. Trop secouée, trop ravagée par la fin de l’histoire avec Doherty. Tremplin. Kate Moss s’est relevée. Elle se relève toujours, de tout. Des désintoxications, de l’affaire de la cocaïne, de la «vieillesse», elle qui fait ce métier qui n’en est pas un, mannequin, depuis vingt ans pile. Qui n’en est pas un car ses consœurs essaient toutes, et assez vite, de bifurquer. Vers le cinéma (Milla Jovovich, Claudia Schiffer), la chanson et les épousailles (Carla Bruni), les affaires (Inès de la Fressange). Comme si le podium n’était qu’une parenthèse, un tremplin avant la vraie vie de grande fille. Ou de femme.
L’inverse de Kate Moss, découverte à 14 ans dans un aéroport new-yorkais. Son curseur paraît s’être bloqué à l’adolescence. Elle a longtemps gardé la sauvagerie, la moue un peu butée, le manque d’assurance inhérent à cet âge-là. En 1993 – elle a 19 ans –, lorsqu’on lui demande de se décrire, sa réponse est : «Oh mon dieu, je ne sais pas. Je peux avoir un joker ? Je ne dirais pas que je suis sexy. Je ne crois pas non plus être si drôle, même si mes amis pensent le contraire ; ça m’arrive peut-être de temps en temps. » Au fil des années, elle a gagné en aplomb, en notoriété. Jusqu’à bénéficier, à chaque nouveau scandale d’un surcroît de crédibilité : oui, je mène une existence rock’n’roll, la preuve. Quelques mois après avoir été photographiée le nez dans une poudre blanche, elle vantait les mérites d’une quinzaine de marques, soit deux fois plus qu’avant. Pour les maisons de luxe, sa «trashattitude» vaut de l’or, elle les rend crédibles à l’aune de la valeur suprême des années 00 : la déglingue des jeunes stars, d’autant plus cool que défoncées – de Pete Doherty à Amy Winehouse, de Britney Spears à Lindsay Lohan.
Carbonisée. Malgré son statut de «grande sœur» de cette génération carbonisée, Kate Moss a toujours été hyperprofessionnelle. Le boulot, c’est le boulot, qui lui permet une existence luxueuse, des plages thaïlandaises aux palmiers jamaïcains, avec, au minimum, le resort cinq étoiles.
Elle en a souvent parlé, d’argent, notamment lors d’un entretien croisé avec David Bowie pour le magazine musical anglais Q, en 2003. Les défilés, demanda-t-il ? «Sans intérêt dans 99,9% des cas, (…) mais je veux encore gagner de l’argent.» Elle détaille son rapport à la «money» : «Je ne base pas tout là-dessus ; la preuve, je suis ici depuis trois semaines [dans un hôtel new-yorkais, ndlr] et je n’ai pas gagné un sou.» Bowie se moquant, elle ajouta : «C’est vrai, je dois payer ce putain d’hôtel et le room-service ! Alors quand on m’offre un grosse somme pour une photo, je dis d’accord.»
Lorsqu’elle pose pour ces photographies publicitaires, ou pour un editorial, ces pages de magazines comme ici, dans Next, où elle dit oui parce qu’elle en a envie et que cela entretient son prestige, elle le fait à la perfection. «What’s the story ?» demande-t-elle à peine arrivée en studio. Quelle est l’histoire que le photographe veut raconter, que la marque veut mettre en scène ? Et de se glisser dans chaque rôle, qu’on la veuille sexy, combattante, fragile, constamment malléable tout en restant «so Kate» ainsi que disent les gens de la mode, et par ce «tellement Kate» il faut comprendre : magnétique, sympathique, mais aussi dure, déterminée, connaissant son corps à la perfection. Deux décennies durant, elle fut la reine de son métier. Ce visage et cette silhouette exposés, ces images, ces défilés – même si elle a arrêté en 2001, hormis deux exceptions pour Burberry en 2004 et Vivienne Westwood le mois dernier – l’ont établie en superstar comme aucune autre auparavant. Même Twiggy, même Linda, même Claudia. Mannequin était sa raison d’être. La seule qu’elle avait. En même temps qu’une prison dorée. N’être «que» top model. Même si d’avoir posé pour Lucian Freud en 2002, et d’être la muse de bon nombre d’artistes anglais, ces Young British Artists qui ne sont plus aussi jeunes mais toujours fascinés par sa célébrité, sa figure changeante de caméléon, lui ont fait accéder à autre chose : un début d’immortalité.
En 2008, Kate Moss arrive enfin à s’inventer autrement. A réussir pour de vrai là où elle tâtonnait depuis des années : s’imposer pour elle-même, revendiquer haut et fort la «marque» Kate Moss – sûrement l’une des plus porteuses au monde dans le périmètre de la mode et des people – afin de vendre ses produits : des collections pour Topshop, l’équivalent anglais de H&M ; un parfum intitulé Kate, qui marche si bien en Grande-Bretagne, depuis son lancement à l’automne, qu’elle parle d’en créer un second ; une ligne de shampoings. «Collector». Et toujours cette fascination qu’on a pour elle, qui fait parler, en bien ou en mal. On apprit, fin 2007, qu’elle était la star numéro un d’eBay en Grande-Bretagne, devant les Spice Girls ou Britney Spears. Sur le site de vente aux enchères entre particuliers se sont négociés, pendant l’année, exactement 30 481 articles relatifs à elle : magazines «collector» des années 90 et vêtements, les siens version Topshop ou d’autres, anonymes, décrits comme du «style Kate Moss». En décembre encore, le mois où elle fit son entrée dans le Who’s Who, l’annuaire mondial des riches et célèbres, le classement du journal The Evening Standard la plaçait encore parmi les cinq personnes les plus influentes de la fashion londonienne. Mais il y a aussi cela : le Harper’s Bazaar, la maison qui la fit éclore, la faisant figurer sept mois de suite dans ses pages ou en couverture, entre 1992 et 1993, ne l’a guère ménagée pour sa traditionnelle liste des femmes les plus élégantes au monde : elle qui fut première en 2004, seconde en 2005 et troisième en 2006, la voilà dixième en 2007. La mannequin russe Natalia Vodianova arrive en tête et Kate Moss subit l’affront d’être distancée par Irina Lazareanu, l’ex de Doherty, par Anouck Lepere, la fiancée de Jefferson Hack – le père de sa fille Lila Grace –, et par Agyness Deyn, une blonde aux cheveux courts, déjà baptisée en Grande-Bretagne «la nouvelle Kate Moss». te Moss subit l’affront d’être distancée par Irina Lazareanu, l’ex de Doherty, par Anouck Lepere, la fiancée de Jefferson Hack – le père de sa fille Lila Grace –, et par Agyness Deyn, une blonde aux cheveux courts, déjà baptisée en Grande-Bretagne «la nouvelle Kate Moss».
Il y a également cela : en novembre, le «monsieur drogue» des Nations unies, Antonio Costa, s’en est pris à la jet-set et aux top-models qui ne se «risqueraient pas à porter un manteau de fourrure mais qui n’ont aucun scrupule à prendre de la cocaïne en public ; regardez Kate Moss, qui signe encore de gros contrats après avoir été photographiée en train de sniffer ; regardez Amy Winehouse, devenue populaire en chantant qu’elle ne voulait pas aller en désintoxication, même si elle en avait terriblement besoin et qu’elle a fini par s’y plier».
«Cool». Car Kate Moss continue d’en signer, des contrats, notamment l’automne dernier pour des campagnes qui s’affichent dans les magazines. Avec Yves Saint Laurent, avec la créatrice new-yorkaise Donna Karan, qui déclara : «Nous recherchions quelqu’un qui avait de l’énergie, de la passion, de la sophistication et du cool. Mis tout ensemble, ça donne Kate. Les vêtements ne la portent pas, c’est elle qui les porte.» Qu’en a pensé Antonio Costa ?
Probablement qu’à l’aune de la supercélébrité des années 00, il n’y a plus de règle, et aucune morale. Courant janvier 2008 étaient publiés les résultats 2006-2007 de la compagnie de Kate Moss, Skate, qui gère sa carrière en parallèle de son agence londonienne, Storm: 6,7 millions d’euros. Et son patrimoine total est estimé, aujourd’hui, à plus de 60 millions d’euros.
Pas mal pour quelqu’un qu’on a dit usée, surtout en Angleterre où elle trône en mini-reine, la «queen of cool» qu’on adore et déteste autant, chair à tabloïds et fantasme absolu. Kate Moss n’est pas usée. Loin de là. Elle sélectionne ses campagnes de publicité et choisit ses editorials avec soin. Que du plaisir, que du prestige. Le Vogue japonais en janvier, le Vogue anglais de mars, cette édition de Next où Hedi Slimane, le complice si souvent croisé, la photographie pour la première fois.
Et pour la première fois, l’ex-gamine de Croydon, banlieue sud de Londres, l’ex-«waif» («enfant abandonnée»), ressemble à ce qu’elle est devenue : une femme de 34 ans, dont le corps commence à porter trace du temps qui passe et des excès, marquant le visage, le regard, d’une certaine lourdeur. Quelque chose de terriblement sexy. Depuis quelques mois, Kate Moss fréquente Jamie Hince, le chanteur et guitariste du groupe The Kills, encore un rocker à blouson de cuir, mais plus sage que Doherty. Tellement sage qu’avant les rumeurs actuelles parlant mariage, on la disait lasse de ce gentil garçon. Ça semble changer. Jamie fut souvent vu dans la nouvelle maison de Kate à Saint John’s Wood – l’autre lui rappelait trop Pete, elle l’a vendue – et dans son cottage des Cotswolds, au cœur de la chic campagne anglaise.
Cela signifie quoi ? Que Kate Moss a peut-être envie de décélérer, pour une fois. De se poser. Que si sa carrière, telle qu’on la connaît, est finissante, l’animal est loin d’être fini. Que fera-t-elle ? Elle est devenue une femme d’affaires, une mère plus ou moins présente mais les nounous sont là pour ça, et un sex-symbol enfin, elle qui avait toujours tenu ce rôle en horreur. Choisira-t-elle de se retirer à la campagne, de collectionner les œuvres d’art comme Madonna, et, comme la reine de la pop, de s’essayer au cheval et à la respectablité anglaise ? On imagine que non.
Destin. Kate Moss est une star rock’n’roll de la trempe de Keith Richards, l’un de ses amis. C’est-à-dire : un même goût de la fête, des bouts de nuit qui s’étirent, de l’extravagance à la Francis Scott Fitzgerald, son auteur préféré – quelle surprise. Mais elle tient ce rythme sans la fin qui va parfois avec. Contrairement à Edie Sedgwick, la défunte égérie de Warhol qu’elle adore, la fille de Croydon – est-ce la banlieue, même plutôt aisée, qui lui donna cette force ? –, ne semble pas vouloir d’un tel destin. Sinon, ce serait déjà fait.
Ses rêves de jeunesse, Kate Moss les révélait dans une interview accordée à l’édition anglaise du magazine Glamour pour promouvoir sa ligne Topshop – une interview exceptionnelle, elle qui ne parle jamais sauf, désormais, quand il s’agit de vendre sa marque plutôt que celles des autres. «J’aurais aimé être une rock star, disait-elle, une chanteuse qui serait partie en tournée avec son groupe ; dans ma prochaine vie, ce sera le plan.»
On attend la prochaine vie de Kate Moss. Elle ne sera pas très loin des projecteurs. Elle continuera d’avoir ce regard de défi et d’abandon. Elle sera toujours, parie-t-on, la petite reine, même ridée, du cool et du rock’n’roll.
Commentaires
Kate Moss porte les traces du temps? A 34 ans on est marqué? Comparez Kate Moss et Amy Winehouse (mauvaise exemple) ou plutôt théodora Richards et ses copines.
Je trouve que Kate Moss fait plus jeune que son âge (tête de ses debut 12/13 ans) si elle affiché 34 ans sur son visage les marques de luxes lui auraient déjà toutes dit bye bye! (se serait mérité vu ses frasques)
Le plus genant c'est l'odeur de frustration qui sent à des km, la façon d'appuyer sur son "grand" âge: ridée,le visage défait de ses 34 ans... "son corps commence à porter trace du temps qui passe et des excès..."
Vous avez vu la tête d'Amy! ça c'est les traces du temps passé à sniffer.
Pourquoi l'âge devrait poser problème aux femmes?
Surtout quand une femme est prise comme modèle par les 12/40 ans.
Bref chacun son avis, mais j'ai l'impression d'avoir lu un article peu objectif. j'aurais préféré l'avis d'une femme qui veux rendre hommage à une icône qui avance en âge en se bonifiant, Comme les hommes!!!!!!!!!!!!!! (oui c'est surtout cette différence qui m'énerve)
Qu'importe le commentaire pourvu que le tableau soit beau ...
http://www.reproduction-tableau-art.com/Kate-Moss.htm
Kate sweetie, tu me fâches! Quand je t'ai montré les photos de cette raclure de Courtney avec Lagerfeld, tu m'as pourtant juré que jamais, toi, tu ne tenterais de m'imiter aussi grossièrement. C'est réussi, quelle..."Performance", indeed. Tu mérites de rester avec tes crétins de fiancés plus moches à chaque nouvelle saison. Peuh!
je suis une grande fan des photos d' Hedi Slimane.
je conseille son site où on peut voir son diary :
www.hedislimane.com/diary
Cette série de photos de kate Moss par Hedi Slimane sont toutes super belles.
Elle est sexy sans être vulgaire. C'est classique sans être ringard . Bravo
Yeah !!!
Kate moss incarne la misere occidentale à la perfection : superficiel à fond, insipide, pseudo-charisme. A l'heure ou on a besoin de rassembleurs charismatiques tel que ghandi, muhammad ali, john lennon. On se tape de la sous-m.... qui enfume la jeunesse. Regardez Combien de nanas se prennent pour kate moss et cherche leur poubelle doherty.. Cela fait pitié. J'espere qu'un vent nouveau balaiera ce monde minable du showbizz.
Kate Moss c'est nous. c'est notre défonce, nos nuits déjantées, nos yeux fatigués, notre lassitude a voir le monde s'agiter en vain autour de nous. Notre corps qui vieilli, assommé de tant d'excés. C'est nous Kate Moss.
hello,
i desparetaly looking for this issue with kate moss/hedi slimane pics.
does anybody of you have an idea how can i get this past issue?
merci
and au revoir from berlin
aleks
Je ne comprends pas pourquoi tout le monde critique cette série. Les photos sont belles, Kate Moss aussi, et l'article est super intéressant. La seule chose qui me gène moi c'est Hedie Slimane photographe. Des ados électrisés par le rock et la bière? Il y en a toujours eu, ce n'est pas révélateur de l'époque si? Pour moi Hedie Slimane refait seulement du Mapplethorpe. Mais en seulement moins authentique. Courtney Love ou Kate Moss remplacent Patti Smith, mais sans l'amitié, et là où Mapplethorpe photographiait ses amants, Hedie Slimane regarde les ados de loin sans partager leur mode de vie. Tout le monde n'est pas obligé de s'impliquer au point de Nan Golding ou de Larry Clark, mais du coup ça a un côté voyeur qui fait se questionner, effectivement, sur les motivations d'Hedie Slimane à se pencher sur cette catégorie de gens. La spontanéité de l'adolescence est attirante, indéniable, et elle l'est peut-être d'autant plus qu'il vit apparemment lui-même de manière inverse à ça, mais si ce n'est que ça, c'est un peu léger non ?
arriver a rater des photos avec kate moss il faut le faire ! c'est un concept ?
Je suis content d'apprendre que Kate Moss existe, quoi qu'elle fasse un peu l'effet d'un cadavre en photo. Cependant je trouve bien dommage qu'elle ait atteint l'age de 34 ans en pure perte. Merci beaucoup à le journal Libération pour l'instruction de ceux de ses lecteurs qui ne reniflent pas de coq à ine.
Nulles ces photos. Dommage parce qu'avec un modèle comme çà il y avait moyen de faire des chef-d'oeuvre.
bon les photos sont bien sans être exceptionnelles
le noir et blanc gomment toujours bien les défauts
le seul truc qui me chiffonne c'est : elle a 34 ans et elle est femme...
ah bon ? ça veut dire quoi ?
moi je la trouve surtout maigrichonne
enfin c'est notre société qui veut ça et c'est dommage
les vraies femmes de la vraie vie ne lui ressemblent pas
et sont bien plus belles.
Ce qui craint c'est qu'en attendant que slimane retrouve une maison de couture, on est obligé de se taper ses obsessions adolescentes. Il commence à photographier des femmes mais ce ne sont que des filles, des femmes enfants, ou alors des femmes hors normes comme courtney love, détruite par les excès puis reconstruite par la chirurgie esthétique. Il n'a apparemment pas de regard sur LA femme. En ca il est sans doute bien de son époque,à des années lumière d'un balenciaga ou d'un lagerfeld ou d'un saint-laurent qui mettaient en avant la femme, alors que slimane met en avant l'adolescence et ses limites. Sur ses photos de gamins dans des concerts ou des festivals, il n'y a jamais de visages de plus de vingt ans. Il n'y a surtout que des visages dont l'intensité des regards est soit absente, soit trop forte tant ils sont bourrés ou défoncés. Ca dit quelque chose de lui ça, et c'est un peu embarrassant.
Le soucis ce n'est pas tellement Kate Moss ou Libération qui aime Kate Moss.Kate Moss est très symbolique de plein de choses donc intéressante et les papiers mode de Libé sont toujours bien vus.Le soucis c'est les photos d'Hedi Slimane.Mais avoir la nostalgie de vrais photographes est certainement idiot de nos jours. En 2008 on doit accepter que n'importe qui avec un numérique et Photoshop ou les moyens de se payer un bon retoucheur et un bon tireur dans un labo peut devenir photographe. C'est comme ces millions de gens qui s'improvisent journalistes sur internet.Ces photos ne sont pas nulles,elles sont simplement quelconques.Si Slimane travaillait en argentique,qu'il savait de quoi est fait un appareil et s'il savait construire sa lumière,on pourrait discuter de savoir si le travail est réussi et intéressant,mais là c'est nous qui sommes stupides en commenter tout ça parce qu'il n'y a pas de quoi s'y arrêter.
Pour ceux qui se galvanisent du culte de l'indé devenu tellement ringard, pour ceux qui s'enmitoufflent dans un pseudo cynisme post moderne dans leur posts justement, j'ai juste envie de crier qu'il faut s'aérer un peu et que la naphtaline les guette.
Prenez chez Kate le modernisme d'aujourd'hui, une culture pop digérée, ré-injectée dans le silence lascif des photos d'Hedi Slimane. Celui-ci prouve ici encore son talent à suspendre l'image qui restera scotchée dans les têtes comme les silhouettes rocks de ses feu-défilés.
Bravo à Next, capables d'oser la blonde Kate en dépit des réactionnaires de gauche...
Je ne suis pas d'accord avec les commentaires qui dise que ces photos de Kate sont "nulles"... (commentaire un peu facile) Au contraire. Je trouve que cette fille est assez "tapee" ces derniers temps et probablement beaucoup retouchee. Hedi Slimane devoile Kate au naturelle et en noir et blanc. je trouve ces images beaucoup plus interressantes que des paquets d'autres insipides qui paraissent chaque jour sur elle. Kate il me semble est aujourd'hui un peu fatiguee (drogue, etc)...
Merci pour cet article sur Kate et ces magnifiques portraits.
On devrait lui foutre la paix. Tout le monde est jaloux
LEAVE KATE ALONE
Très poétique cette vision de Kate Moss. j'ai adoré. C'est vraiment une nouvelle Marilyn avec les mêmes fragilités, et la même grâce.
c'est quoi ce magazine Hell machin truc.
C'est certain qu'avec Sagat en cover on est bien placé pour faire des critiques.
Le Porno chic, c'est fini depuis un moment les petits.
Mais il faut de tout pour faire un monde. Alors pourquoi pas ça!
Je kiffe trop kate Moss
Réaction sur notre blog :
www.hellskitchen.fr
Ces photos sont absolument sublimes : classiques et modernes à la fois.
ELLE EST VRAIMENT TOUJOURS SUBLIME CETTE KATE.
ET CES PHOTOS LA MONTRE VRAIMENT SOUS UN NOUVEL ANGLE : AU TOP D ELLE MEME.
IL SAIT TOUT FAIRE HEDI SLIMANE.
VIVEMENT QU IL REVIENNE A LA MODE!!!!!
au fait...le titre me fait hurler de rire: séance privée..Parce que d'habitude c'est publique??
On nous fait croire à une intimité, des instants "pris sur le vif"...nase.
Qu'est ce qu'il y a encore avec tous ces cliches de mannequin qui sort avec un abruti de junky? Qu'est ce qu'elle a de si particulier? Oui elle est belle et apres? Elle est belle et probablement bien stupide aussi pour etre avec un nul comme Doherty? Encore un tabloid base sur le physique et rien d'autre! Est elle intelligente? J'en doute! Est elle un exemple? Certainement pas pour les jeunes en tous les cas! Artistes qui sortent avec les artistes et friment a tout va, sans apporter quoi que ce soit pour la societe, simplement du desir sexuel et meme pas de la bonne musique par son mec! Pourrait on se concentrer sur les bons un peu plus et pas sur les mauvais? Qu'est ce qu'il y a de si profond et interressanr a propos de Kate?
Sans pudibonderie ni nier les qualités de Kate,qu'en pense Laurent? On pourrait appeler ça le cynisme post moderne de Libé.Oui,de la démagogie:les photos vaguement sexy plutôt banales ont un interret moyen,on utilise une icone "underground" pour être affriolant;la fesse de Simone,le téton de Kate;décidément!Sous traitance?
Je trouve hallucinant de consacrer un article aussi flatteur à celle qui n'est ni plus ni moins qu'un porte manteau, et ce depuis une vingtaine d'années. Les autres mannequins de sa génération sont elles au moins passées à autre chose.
Quand je pense à toutes les femmes formidables qui font des choses formidables, il faut toujours que vous vous extasiez sur celles qui n'ont finalement qu'une qualité : celle de savoir prendre la lumière.
CONSTERNANT !
"I want my Kate Moss" - Hushpuppies (Bab taste & gold on the door) 2007
Bah moi je l'ai déjà vue en vrai, dans la vie réelle! Bah je vous le dis, elle est d'une banalité! La peau grise et violacée, je ne vous raconte pas ses mains et ses bras! les cheveux limite gras! Rien à voir avec Gisèle, Elle ou Claudia! Apparemment son seul avantage est que ses traits maquillés et bien éclairés accrochent la lumière et elle devient photogénique! A part ça, ces photos sont dignes d'un calendrier pour routier!!!ahah!
C'est amusant cette fixette sur Kate Moss dans Libération. Remarquez, probablement aucun rapport avec le fait que l'auteure de l'article publie en même temps un livre sur... Kate Moss ?
On n'est jamais mieux servi que par soi-même, j'imagine.
Complimenti al fotografo e alla modella, buon gusto e seduzione. Ma ... lei non è tossicodipendente o quanto meno cocainomane? Mi fa lo stesso effetto di Maradona, ancora nel cuore delle persone nonostante tutto quello che rappresenta, a partire da presumibili connubi con il narcotraffico. Non credo che la Moss 'voli' così in alto, ma resta il fatto che anche lei è vittima/artefice di un modello che non andrebbe, credo, riproposto. Non era il caso, non da parte del fotografo che non mi interessa, ma da parte di Liberation, a cui invece tengo personalmente, proporre un servizio con una modella che alla raffinata bellezza unisce uno stile di vita diverso? Lunga vita a Kate e Liberation, comunque. Ciao
Joli corps, visage totalement inexpressif (comme sur chacune des photos que je vois d'elle d'ailleurs) donc sans intérêt. Photos ok sans plus
Ne serait-ce pas ce qu'on appelle le "porno-chic" ?
Faut quand même pas déconner. Dire que ces photos sont d'une qualité super.... Lui ou Play Boy ont déjà fait beaucoup mieux !!!!!!!!!!!!!
Interesante bilder.
Virker uskyldige...
Elle est sublime, point barre. Il n'y a pas de photos nulles avec KM dessus. Bref, j'exagère sans doute un peu, mais je la trouve très désirable, faible et forte à la fois, une vraie femme sachant son pouvoir sur les hommes.
Ces poses faussement alanguies...oui faîtes seulement un tour sur myspace et des photos de cet acabit on en trouve des tonnes! le bras levé, le sein remonte...le regard caché sous la frange sauvage, la bouche pulpeuse, gourmande...cliché trop usité! quant au texte...je ne m'y attarde même pas!
Qu'on voit sa tête toutes les 2 pages dans les magazines féminins, passe encore, mais dans Libé...c'est simplement désolant.
Kate Moss : Séance privée de sens ?
Kate Moss pose pour Next, la publication tendance de Libération. Et Kate Moss pose pour qui ? Pour Hedi Slimane, l’ex styliste rock chez Dior homme pour une prise de vue très rock-glam attitude pas très originale. Kate montre ses seins sur un canapé avec un air faussement décoiffé et défoncé…tout un imaginaire passéiste et dépassé. Hedi Slimane a certainement révolutionner la silhouette masculine des années 2000 avec sa fascination pour le rock et les personnes qui le font mais sa reconversion en photographe arty ne va pas révolutionner grand chose. Il reste un nom tendance et c’est en cela qu’il peut encore shooter Kate Moss dans une perpétuelle recherche de crédibilité rock. La défonce et la trashattitude de Kate lui portent jusqu’à présent plutôt chance dans le bizness car c’est de bizness qu’il s’agit. Hedi Slimane convoque dans sa photographie Larry Clark période Tulsa...la suite sur Yioa.com sur téléphone mobile
belle, pas belle, à vous de voir effectivement.
par contre dire que les photos sont nulles ... c'est un peu osé quand meme. je serais curieux de savoir pour vous ce qu'est une photo réussie alors ...
quant à l'icone r'n'r, peut être ne voyez vous que trop de fariboles et de superficialités dans le r'n'r. Le rock n roll c'est la vie, c'est keith richards, pete doherty, kate moss ou amy winehouse, et pas seulement parce qu'ils se defoncent ...
tokyo hotel pourrait prendre autant de coke qu'ils veulent, ils ne seront jamais rock n roll par exemple ...
Elle se dope. Soit. Elle est mince. Soit. Elle n'a pas l'air anorexique en tout cas. C'est une grande fille. Elle n'a pas demandée à être menée à la pesée. D'où vient cette gêne des filles minces chez les hommes, hétérosexuels de surcroît ? Quelqu'un lui a demandé d'être Madame Tout-le-monde ? Pas que je sache.Et pas moi en tout cas.
En absolu, elle est plutot une belle femme. Mais ces photos-ci sont assez nulles, faut bien reconnaitre...
Les goûts et les couleurs... à chacun les siens. Moi j'ai toujours trouvé chez Kate Moss une grande sensualité. Si vous n'en voulez pas, tant mieux, moi je prends.
Perso, je la trouve magnifique comme femme, mais là, ces photos sont tout simplement nullissimes! (sauf 2) Tout à fait en accord avec le premier com' ce noir et blanc bas de gamme (et visible qu'en basse def) ne met pas du tout en valeur la elle, regard masqué, essais de cadrages ratés, dommage car avec un modele pareil ça aurais étais sympa de s'engager un peu plus sur ces clichés.
Completement d'accord avec les commentaires ci dessous. Kate Moss à toujours eu le regard vide d'un poulet anorexique.
Kate Moss est aussi belle qu'un ou deux milliards de filles , photographiées de la même manière , en noir et blanc , lumière et contre-lumière , plongée contre-plongée ,angle et contre-angle , par morceaux de corps bien éclairées , les bras levés de préférence quand les deux seins sont cadrés.
Possible que dans l'intimité elle ait tellement de charme qu'elle en devienne belle , mais là non . Je fais les mêmes avec PPDA et je titre "le sculptural présentateur du JT " ça passe très bien.
A 34 ans elle n'a jamais été aussi belle??
C'est une blague? j'ai surtout envie de lui filer deux trois trucs à manger et surtout un séjour en rehab...kate moss m'a fait rêver..elle me fait bailler! toujours les mêmes poses, rien de bien nouveau à l'horizon. Aucune fraicheur, aucune émotion...un sein flasque, les os saillants, l'air absent. Kate Moss fait du Kate Moss et c'est dommage...
Très belle? La beauté, visiblement, est dans l'oeil de celui qui regarde. Je ne trouve rien de particulièrement "beau" dans ce visage de bimbo aux traits insipides. Dans ce regard vide depuis toujours. Dans ce corps que l'on devine usé avant l'âge. Comme si les milliers de photos prises de ce mannequin que l'on a vu nue des... milliers de fois depuis ses débuts (comme son ex-camarade de classe, Carla Sarkozy), lui avaient volé le peu de substance qui était le sien. Maintenant en faire une égérie rock'n'roll et prétendre qu'elle est de la trempe de Keith Richard simplement parce qu'elle ne peut s'empêcher de se poudrer le nez, relève, comme toujours et une fois de plus dans Libé, de la démagogie pure. Bref, si c'est la seule "icône" rock'n'roll que peut s'offrir l'époque, alors, vraiment, pauvre époque. Et pauvre rock'n'roll.