A partir du 31 mai prochain, tous les passagers voyageant avec une compagnie aérienne membre de l'IATA (Association du transport aérien international), voyageront avec un billet électronique, l'e-ticket.
Fini le billet papier. Pour l'industrie aérienne, cette bascule représente une économie de trois milliards de dollars par an et des bénéfices non négligeables pour l'environnement et le passager. Retour sur cette avancée et sur ce qu'elle va changer dans la façon de voyager.
Qu'est-ce-que l'e-ticket ?
L'e-ticket ou billet électronique est un titre de transport aérien dématérialisé. Il permet aux passagers des compagnies aériennes de voyager sans billet papier et de se présenter à l'aéroport uniquement avec des papiers d'identité. Les compagnies aériennes centralisent sur une base de données informatiques toutes les informations du voyage, une fois la réservation et le paiement effectué.
Quels sont les bénéfices pour les clients ?
Avec l'e-ticket, les voyageurs n'ont plus peur de perdre, d'égarer ou de se faire voler leur ticket. Ils n'ont également plus besoin de faire la queue pour se faire enregistrer. En effet, avec le billet électronique, les voyageurs peuvent s'enregistrer directement aux bornes en libre-service, s'ils n'ont aucun bagage à mettre en soute.
Autre avantage : en cas de modification, plus besoin de retourner le billet papier. Il suffit d'appeler la compagnie aérienne ou l'agence de voyage qui effectue automatiquement le changement et l'enregistre.
Que se passe-t-il à la réservation ?
Lors de la réservation, si celle-ci est effectuée via le Web, les passagers reçoivent par mail, un reçu comportant la confirmation de la réservation ou un numéro de réservation, à imprimer de préférence ou à recopier soigneusement. Ils pourront être demandés lors de l'enregistrement.
Si la réservation se fait chez un voyagiste, celui-ci donnera également au voyageur les mêmes références, à présenter éventuellement lors de l'enregistrement le jour du départ.
Globalement, le processus de réservation d'un billet électronique ne diffère en rien d'une réservation de billet papier.
Quelle preuve de l'achat ?
Les agents de voyage n'ont pas reçu de consignes précises de l'IATA sur les preuves d'achat. Elles peuvent donc prendre la forme d'un mail, d'un fax ou même d'une photocopie.
Comment se faire enregistrer à l'aéroport ?
Pour se faire enregistrer à l'aéroport, le passager n'a qu'à présenter un passeport valide, une carte d'identité ou tout autre papier d'identité et éventuellement numéro de réservation. Les compagnies aériennes disposent du numéro d'identification du passager, ce qui est suffisant pour l'identifier.
Les passagers n'ayant pas de bagages à faire enregistrer en soute peuvent utiliser une borne d'enregistrement automatique. Elle imprimera directement la carte d'embarquement.
Avec ce nouveau système, les voyageurs munis d'Internet peuvent même, selon les compagnies aériennes, imprimer, seuls, depuis chez eux leur carte d'embarquement. En effet, la traditionnelle carte d'embarquement à bande magnétique sera remplacée par une carte d'embarquement à code barre.
Dans certains cas, les compagnies aériennes peuvent demander au voyageur de présenter la carte bancaire ayant servi au paiement des billets. Si c'est le cas, elles devront le signaler systématiquement lors de la réservation.
Quelles économies pour l'industrie aérienne ?
Le billet électronique va permettre une économie de trois milliards de dollars par an, soit près de deux milliards d'euros. Le coût d'un billet électronique s'élève à 1 dollar contre plus de 10 dollars pour un billet papier.
Outre le bénéfice financier, l'e-ticket aura des impacts directs sur l'environnement. En effet, les compagnies membres de l'IATA émettent annuellement 300 millions de billets papier. C'est donc autant de papier économisé chaque année.
Site : www.iata.org
Commentaires
do
14H37 13 MAI 2008
Votre article ne vous paraît-il pas incomplet ?
N'est-ce pas un manque de professionnalisme que de négliger de parler des suppressions d'emploi ?
Votre travail me paraît très limite !
viageur IATA
11H52 09 MAI 2008
Il y a plusieurs erreurs dans les réactions :
- les voyageurs vont continuer à imprimer les billets : vrai, mais sur du papier A4 ordinaire (dont le recto peut avoir déjà été utilisé), alosr que le "vieux" billet d'avion est un sandwich de bristol et de feuilles autocarbonnées beaucoup plus cher. Et par ailleurs, on économise l'envoi par la poste de ce billet.
- "présentez vous à l'enregisrtement avec ce billet électronique, on vous réclamera une impression" : Faux ! je voyage régulièrement pour affaire, et je me contente de présenter une caret d'identité à l'enregistrement. Ou de m'enregistrer à une borne libre service, ou sur internet en sortant de réunion.
- au sujet de l'obligation de présenter un billet AR : la police sait déjà que vous avez un bilelt AR, de quelle classe, payé comment, etc..
- la carte d'embarquement suffit comme justificatif pour mes notes de frais. Si certaines entreprises veulent plus de paperasse, libres à elles.
KaM
16H29 08 MAI 2008
L'argument écologique est un peu facile.
- Nombreux sont les clients qui continueront à imprimer leur ticket, par précaution, habitude, ou pour les notes de frais. (Et le code barre requiert un support)
- Si cette mesure permet des économies, les vols seront moins chers, donc plus usités. Donc davantage de kérosène brûlé.
Villegp
12H21 08 MAI 2008
et donc le billet d'avion ne baissera pas de prix mais c'est bon pour l'environnement... et la surtaxe fuel, c'est aussi pour l'environnement?
Visiteur
11H26 08 MAI 2008
une manière de transférer les 3 milliards "d'économie" sur le voyageur...
c'est maintenant lui qui va s'imprimer ses références pour le voyage.
Bien joué.
Denijs- Montréal
00H11 08 MAI 2008
@Candide: ce qu'il faut comprendre de cette annonce est que le billet d'avion est simplement dématérialisé, aucune conséquence sur les emplois liés aux compagnies aériennes ou aux agences de voyage...
Visiteur
20H21 07 MAI 2008
Quelle ironie,
à lire l'article, le billet électronique est la solution à tous les problèmes. Pourtant, changer un billet voire le rembourser relève toujours autant de la gageure.
Quand à l'excuse des économie, quelle blague, les compagnie reporte le cout du billet papier sur le voyageur. Présentez vous à l'enregistrement avec ce billet "électronique", on vous réclamera une impression.
Renaud
19H57 07 MAI 2008
2 remarques:
- à Paris, dans certains aérogares de Roissy, le contrôle de Police, qui a lieu avant l'enregistrement, on vous demande votre billet. A part d'avoir fait une sortie papier ou d'avoir son ordi portable avec soi, je vous laisse imaginer la détresse.
- de nombreux pays demandent la preuve du billet de retour pour laisser entrer un étranger sur leur territoire. Avec le billet électronique, j'imagine déjà de nombreuses contrariétés.
Candide
15H11 07 MAI 2008
Et le ticket électronique aura surtout pour effet de permettre le licenciement de milliers d'agents au sol; notamment les personnels d'enregistrement. Evidemment, les compagnies aériennes restent discrètes sur cet objectif.