Libération et l'Apaj se sont associés pour lancer un concours de reportages sur le thème du Voyage, réservé aux jeunes de moins de 26 ans. Voici le récit du deuxième prix, Marine Courtemanche, 21 ans, également publié dans le quotidien ce week-end.
Itinéraire sensible d’un vazaha à Madagascar.
Les cinq sens, quotidien du sensationnel. Le sixième est la culture. Un bien grand mot, disons l’éducation. A Mada comme ailleurs, les impressions succèdent aux sensations : un vazaha sur l’Ile Rouge.
Un vazaha, c'est-à-dire un étranger. Une vazette, par extension vous comprendrez. Terme ni affectueux, ni agressif, juste stigmatisant.
Voyageurs, donc sommés de livrer un sentiment général aux avides d’évasion sur canapé. « Alors ? C’était comment ? » Une impression générale : « Tip top ! » « Dur » « Inoubliable ! ». Un mensonge gros comme la planète. Des battements de cils, du décousu. Une soupe. Oui, c’est ça, une soupe de sensations. Le truc dans une soupe, c’est que les ingrédients sont broyés.
Alors évitons.
Bienvenue à Mada, tous vos sens sont sollicités, les décollages et atterrissages sont perpétuellement imminents.
Odorat : immondices et délices
Le nez occidental connaît toutes ces odeurs : gaz de pots d’échappement, poubelles, eaux insalubres, poussière…Par contre il est agressé quand elles se manifestent toutes dans un même espace temps.
De la pollution aux senteurs poussiéreuses, des bennes à ordures gigantesques mêlées aux égouts vomissants : le nez blanc se sent mal car il les sent trop bien. Manque d’habitude.
Pensée polluée et question naïve : pourquoi Antananarivo (Tana) la capitale obtient la deuxième place du palmarès planétaire des villes où la pollution de l’air est reine ? Voyons voir. Deux simples constats : les 4x4 démesurés, ou 4L et mini-bus déglingués (« taxi be ») constituent l’essentiel du parc automobile à Mada, et tout ce petit monde est en constante augmentation. Implacable.
Une odeur totalement oubliée : la viande des bouchers à l’air libre. Elle sèche ou pourrit, brûle ou suinte selon la météo. Le nez est particulièrement écœuré par celle-ci, de bon matin (oh, même à 17h, vous conviendrez). Alors dès qu’il le peut, le nez guide les muscles, qui guident les pieds, qui guident le corps vers le trottoir opposé, histoire de ne pas trop paraître dégoûté. Etre dégoûté c’est faire mauvais genre car oui, tout le monde voit que toi, tu possèdes un frigo, voire un congélateur. Trop facile.
Parfois, l’odorat vazaha est déçu. On lui avait parlé d’orchidées et d’ylang-ylang mais en ville ces deux délices odorants se font rares. Alors d’autres réconforts olfactifs sautent au nez : la pluie tropicale sur sol chaud, les brochettes de zébu du vendredi magnifique, les mofagasy («pains malgaches») et les beignets à la banane des gargotes. Ceux là entre autres empestent plus souvent et joliment les rues de Tana.
Ouïe : du bruit au message
Contexte : instant d’un après-midi de jour chômé. Si on aiguise l’attention, retenons un paysage auditif :
Fond sourd de moteurs (voitures et motos redoublent d’efforts dans la montée).
Klaxons saupoudrant les ronronnements pétrolés.
Pas courant dans l’escalier.
Un bébé chouine.
Un homme siffle (interpelle un voisin ou un collègue).
Et surtout, comme toujours, et à n’importe quelle heure du jour et de la nuit, les chiens. Ils aboient, chantent, hurlent, gémissent, gueulent, geignent. L’immense majorité des chiens à Tana sont des chiens sans race, sans tatouage, sans toilettage, parfois sans maison, souvent sans maître. Rarement, ils mordent, exceptionnellement les touristes, mais le Routard s’alarme quand même et remplit les poches de l’Institut Pasteur.
Un autre qui n’hésite pas à sonner l’alarme, c’est le Président de la République malgache : tous ses déplacements sont ornés de sirènes, cinq ou six 4x4 imposants à vitres teintées, motos policières et sbires au volant. Vitesse oblige, les policiers placés sur tout le long de l’itinéraire et armés de trop longues mitraillettes écartent les lambdas de la route. Alors si on doit parler de message auditif, celui là dirait « Poussez-vous, je suis puissant, menacé et menaçant ».
Je perçois un autre message, qui crie « feignasses ! » aux dormeurs des matins : 6h45 ils n’émergent que douloureusement alors que les enfants discutent déjà sur le chemin de l’école et les travaux des adultes sont engagés.
N’oublions pas les quiproquos auditifs : un « tsstss » dans la rue n’a ici rien d’insultant mais correspond simplement à notre « hé ! », pour quelqu’un qu’on interpelle.
Souci : il sert également aux jeunes hommes en équivalent de notre fameux « hé madmoiselle ! ». Les « tsstss » s’accompagnent donc régulièrement de «Bonzour ça va?», «Bonsoir zolie beauté », «Salut série », ou « ze t’aime, tu vas où?»…
Au moins, pas d’insultes.
La langue malgache. Trop peu d’expatriés l’apprennent ; paressent. Excessivement facile de parler français. Penser qu’il en est de même pour les Malgaches, détrompons nous.
Même quelques 3V (« vieux vazaha vicieux ») se font avoir : ils arrivent sur le territoire pensant trouver leur dulcinée d’Internet qui maniait si bien les « je t’aime », et tombent sur une entremetteuse leur présentant une jeune paumée parlant difficilement le Molière. « Oh. Bon tant pis, elle est bonne quand même ». Honte et désespoir recto-verso.
Goût : le luxe du vazaha et sa turista
Avant de partir dans un pays classé dans la catégorie « non industrialisés », le vazaha profite bien de ses derniers plaisirs de la bouche et se dit « didjiou que ça va me manquer ! Allez, en rentrant ça sera l’orgie. ».
Or, ce qu’il ne sait pas c’est que les restaurants à Mada : foison ! Et surtout largement à portée d’un blanc portefeuille…
Alors les papilles sont en fête : vanille, poivre vert, gingembre, langoustes, foie gras, légumes aux goûts insoupçonnés, fruits sucrés. Trois, quatre, cinq ou six fois par semaine, c’est le surprenant luxe. Profitons et mangeons même malgache : romazava, ravitoto, sakafo, tilapia, rhum arrangé au gingembre, repas dans les gargotes et…oups.
Le vazaha devient soudainement le meilleur ami des cabinets : la turista. Le grand mal du blanc à l’estomac aseptisé. Aucun germe, même nanoscopique, n’est supporté. Le vazaha en post « crise des intestins liquides » devient parano. Il sent l’odeur du smecta à chaque nouvelle bouchée.
Il se met ensuite à l’eau javellisée. Puis repart pour un marathon des restaurants.
Et la question-scrupule du jour est : combien d’années va encore vivre la dame qui habite dans la benne à ordures de l’autre côté de la rue, mangeant et dormant dans ce que seuls les vers et les mouches trouvent encore appétissant ? Il paraît même qu’une autre équipe la relaye pour un second triage à la déchetterie. C’est ainsi que fonctionne le traitement des déchets à Tana.
Bon courage à ceux qui arrivent avec leurs poubelles bleues, bons sentiments à ras bord.
Toucher : chaleur et écart de richesses
Sortie d’avion et l’étouffante bouffée tropicale saisit.
Les pores des visages pâles sont premièrement ravis et se resserrent, deuxièmement desserrés par l’étau de la pollution.
L’essentiel si on veut que ça glisse à Tana (et sans huile) côté santé, c’est le rituel lavement des mains.
Des mains qui touchent, effleurent, s’agrippent, manquent d’éviter, transpirent, échangent. A Tana, verbes dangereux. Exemple seul, et à lui exemplaire : les billets. Ceux là doivent rassembler un total inimaginable d’horreurs microbiennes. A juger : couleur, texture, odeur.
L’argent a donc une odeur : pas une bonne nouvelle.
Alors on frotte, rince, astique ; ceux qui peuvent avec du savon, les autres dans les flaques brunâtres.
Moment de conscience honteuse :
«Oh mince il s’approche, et il me parle. Non, non résiste, prends ton air détaché…Pourtant il est si petit, pourtant il est si pieds nus. Son grappin de petite sœur sur le dos, il connaît son refrain par cœur. "Madame, madame, s’il vous plait pour manger ". Qu’est-ce qu’il est sale…Contente toi de refuser, garde ton principe, pas de mendicité…Zut il me suit. Accélère le pas, ça ira, de toute façon tu ne l’aideras pas si tu craques….Et puis n’oublie pas les bouts de pain restés sur la table du restau la prochaine fois. Oula son nez coule il reste de la morve sèche sur sa lèvre supérieure. Je ne voudrais vraiment pas qu’il me touche…D’ailleurs ils tendent toujours la main mais ne touche jamais. Pas même un effleurement. La distance économique ?…Il laisse tomber. Ouf.»
Jusqu’au prochain.
Vue : l’envie du flou, parfois
La tragédie du contraste. Les pairs restés en France imaginent constamment doigts éventaillés sur sable fin et ombragé de cocotiers. Le vazaha lui-même avait certaines images en carton pâte en tête. A l’atterrissage, la réalité est clichée et surprise.
La première impression apparaît cinématographique : couleurs et décors qui sonnent encore faux. Puis les détails sautent aux yeux.
On a peine à croire ce qu’on voit et l’appareil photo, canne à pêche aux preuves d’exotisme, jaillit entre les mains. Mais le cadre est ridicule, la pose anti-naturelle et les couleurs sèches. Nombreux sont les touristes qui cherchent sans repos un sourire sucré sur peau dorée, pour montrer à quel point le dénuement force le sourire qu’ont perdu nos contrées superficielles.
Ils oublient (s’étant concentrés sur la misère) la classe moyenne malgache presque occidentalisée, moins voyante mais peut être plus bruyante dans les karaokés, dégustant, les jours de fêtes, les plats traditionnels désertés par les restaurants.
Ils oublient aussi trop souvent les contrastes de Tana.
Et c’est ainsi qu’intervient l’envie du flou, le besoin de ne pas voir les paradoxes écœurants de la capitale. Culpabilité de riche ? Certainement. Douleur d’humain ? Aussi.
Tana est l’exemple parfait d’une capitale qui concentre tous les pouvoirs et richesses locales et étrangères en attirant de trop nombreux démunis qui espèrent.
Les couples mixtes aux écarts d’âge, de couleur et de pouvoir d’achat en sont une conséquence perverse. L’amour est insulté et plus personne ne croit à leur sincérité. Ou alors à la sincérité de leur désespoir, affectif pour l’un et financier pour l’autre.
Pendant ce temps, l'Ambassadeur de France à Madagascar touche quinze mille euros mensuels et mange des petits fours ; le mec qui dort sur le trottoir d’en face gagne des regards de pitié et mange ce qu'il reste des ordures. Méritocratie ?
Ne pas voir, ou moins distinctement le petit tas d'enfants qui ne connaissent ni propreté ni confort le matin, émergeant d'une nuit dehors. Ou les bienheureuses mouches sur les présentoirs. Ou les plongeurs des bennes à ordures, pieds et mains nus. Ou le répugnant amas d'immondices s'accumulant dans des rigoles dans lesquelles des jeunes filles se lavent les cheveux, près de brinquebalantes habitations. Ou les malformations des corps mal soignés, dont certains sont abandonnés au milieu de la route, mendiants.
Caverne aux horreurs, île aux merveilles.
Le flou parfois serait criminel. Madagascar, la superbe : mirettes écarquillées, remplies d’escaliers fluos de plants de riz, se mêlant à la terre rouge sang. La touristiquement classique route du sud offre aux yeux mille trésors détaillés de couleurs : le golden des rizières, le cristal des roches, l’or des plaines à saveur savane, le jaspe des habitations en terre cuite, l’aigue-marine du canal du Mozambique… Nationale 7, on est heureux.
Des piscines naturelles aux lémuriens amusants, symboles de l’île, Mada concentre plus de beauté que l’œil ne peut en voir.
Tana a du beau aussi. Admiration, mouvements de ville: des porteurs de paniers, bassines, cartons remplis jusqu'à l'impossible, posés sur leurs petits chapeaux de raphia, comme sur une surface stable. Ils avancent sans ciller. Les enfants noués à l'aide d'un tissu sur le dos courbé de leur mère ou de leur grande sœur. Les receveurs de taxi be, sautant à l'arrière de leur gagne pain en marche, essayant d'oublier que l'un des leurs n'a pu éviter, l’autre jour, le deuxième taxi be qui suivait, et en est mort écrasé. Les pompistes des stations essence, oisifs dans leurs combinaisons oranges.
Les yeux ne font pas le tri. Ils voient tout et s'enrichissent, du beau comme de l'insupportable.
Je vous vois peut être perturbés car vous vous sentez engloutis par une avalanche de faits éparpillés. Et j’en ai dit tellement peu…
Ce reportage touchera possiblement votre marmite émotive et a pour ambition seule de donner un panel de sensations personnelles.
Je vous entends déjà : il vous prend l’envie de goûter aux voyages…
Courti.
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Commentaires
Visiteur keryanne
21H25 20 NOVEMBRE 2008
Revenue de Mada ,je cherche depuis à comprendre le pourquoi
de mon retour la tete à l'envers,les baobabs peut -etre ....
Ton récit ,Marine ,me parle cette attirance répulsion.
Je commence à me souvenir de belles images ,sur le fleuve ,
cette pirogue chargée de gens allant vendre au marché en pleine nuit sans lumiére et glissant sans bruit pres de nous ,
qui effacent Tana et l'impression d'etre assaillie de toute
part par les vendeurs ,mendiants ,chauffeurs de taxis,
beaucoup de questions qui donnent envie de trouver des réponses dans les livres sur cette ile mystérieuse qui le
restera et c'est tant mieux .
Visiteur
09H00 11 NOVEMBRE 2008
Joliment résumé, presque à la Süskind. OK pour le clivage Vazaha/Gasy mais faudrait quand même pas ignorer le clivage Gasy feno vola (plein de fric)/ Gasy povra be, car si notre Ambassadeur gagne trés bien sa vie d'expat, il en est d'autres, bien locaux qui se gavent largement plus sur le dos des leurs. A en juger par les Porches cayenne, Hummer, et autre Toy que possèdent les nationnaux et que moi, petit investisseur à 60h/semaine ne pourrai jamais m'offrir.Et qui, pour courroner le tout , ne sont pâs gênés de payer leurs employés (Mpiasa) à 20€ par mois, ne leur laissant aucune perspective d'avenir pour eux ou leurs enfants.
Alexandre Majirus
11H30 29 SEPTEMBRE 2008
A mon goût, tu as su admirablement jongler avec les contrastes. Oui, tu es parvenue à retranscrire ce malaise, ces désaccords qui traversent le plus commun des occidentaux venu fouiller un tel pays. Et cela sans concession.
Mais plus que ça, tu as réussi à accorder des choses inverses; à concilier les deux côtés du miroir pourtant si antonymes.
Tu as éviter les simulacres et les écueils qui dupent la vue d'un occidental quelconque. Madagascar n'est pas seulement faite de paysages esthétiques. Elle ne peut non plus se résumer à une pauvreté palpable doublée d'artifices déplorables. Ton récit sacre "Mada" la mosaïque où se juxtaposent mille paradoxes.
Quant à ceux qui critiquent Marine, elle n'a jamais eu la prétention de tout savoir sur cette île, d'y avoir tout vu. Elle n'a jamais eu l'ambition de vous livrer une étude sociologique, historique ou économique de Madagascar (ce n'est d'ailleurs pas ce qui lui était demandé).
Dans ce récit, le ton est personnel, la subjectivité prime. C'est en cela que le tableau est beau.
Tapayo
10H57 26 SEPTEMBRE 2008
Vazaha français installé à Tana, j'ai bien aimé ce texte plein de sensibilité, qui ne décrit certes qu'une infime partie de Madagascar, mais de belle manière.
Egalement surpris par les commentaires acides sur ce reportage. C'est juste un rendu ponctuel, une photographie et non un jugement.
Bravo Marine
Lino
H.D.
22H05 22 SEPTEMBRE 2008
Donneur de leçons ? Fa-bu-leux : les gens qui sont intervenus sont à majorité malgaches au vu de la consonnance des pseudos. Ils connaissent certainement mieux Madagascar que cette jeune demoiselle et oui ils ont le droit de dire qu'elle est passée à côté du sujet et qu'elle ferait mieux de rester dans son cher pays...
Par exemple, est ce que cette personne sait qu'il y a 19 ethnies à Madagascar ? Que chacune de ces ethnies a un rituel différent pour les morts alors que tout le monde ne parle que du famahadina propre au pays Imerina? si elle avait fait attention sur la route du sud, elle aurait remarqué les différences entre les Betsileo et les Imerina ne fut ce que dans les habits. En poussant plus loin au sud et en prenant le temps d'y aller, elle aurait assisté au petit matin au départ des pirogues des pêcheurs Vezo.
Quelles images et texte auraient elles pu rapporter selon vous ???
Claire
13H51 22 SEPTEMBRE 2008
Merci pour tous ces commentaires critiques, je vois qu'il y a un certain nombre de donneurs de leçons, j'ai hâte de lire leurs propres récits du voyage....moi je suis touchée par la sensibilité de ce texte qui n'a rien de méprisant et qui ne prétend pas vous décrire Madagascar dans son ensemble...bref moi j'ai envie de dire Merci à Marine et merde aux autres !
Visiteuse
11H19 22 SEPTEMBRE 2008
Un très beau reportage. Ecrit avec un style qui décoiffe et de la sensibilité. Je suis très étonnée du ton des autres commentaires. On peut aimer un pays et aimer voyager et se sentir interpellée par la pauvreté, les odeurs, la misère...
C'est toute l'Afrique et l'Asie qui sont résumées ici. Ceux qui voit du mépris dans ces lignes n'ont visiblement rien compris.
H. Deslandes
07H05 22 SEPTEMBRE 2008
Reportage difficile à apprécier qui résume Madagascar à un cloaque géant et se limite à Tananarive et à la route du Sud. Madagascar est grande comme la France et le bénélux réunis : peut-on réduire la France à Paris et à l'autoroute A7?
Effectivement, on peut reprocher aux malgaches de faire la différence entre blancs/étrangers et locaux, mais n'est ce pas ce que font les français de souche vis à vis des étrangers en France ? Peut on demander à un peuple d'être meilleur que nous ?
(...)
Pour ma part, je vais y aller en mars/avril prochain et je sais que j'y verrai/sentirai/apprécierai certaines choses évidentes qui ont manifestement échappé à cette jeune auteur.
sikara
22H54 21 SEPTEMBRE 2008
Le dieu des malgache est Andriamanitra, le "Dieu aux parfums".
L'île rouge est l'autre nom de Madagascar. Et les malgaches sont eux-mêmes enfants de l'Afrique et de l'Asie. Alors bienvenue chez nous, dans l'inaseptisé et le grouillant chaotique de l'incipit de la civilisation. "le but est dans le chemin". Si ton but c'est pour la gloire de faire buzzer sur la toile, tu peux garder tes lunettes d'occidentale. Et rester à distance de nos amibes tropicaux.
Thufir
21H57 21 SEPTEMBRE 2008
Ouai, ouai, ouai...
Bon, j'étais à Madagascar cet été. Est ce que j'y ai vu ce qui est écrit dans l'article ? Ben oui. Bien sûr. D'ailleurs j'avais vu à peu près la même chose dans d'autre pays, au Sri Lanka ou au Cambodge, par exemple.
Dans votre récit, vous n'entrez pas au coeur du pays. Vous vous contentez, finalement, d'enchaîner des clichés qu'on pourrait appliquer à n'importe quel PVD. Ca a peut être un intérêt relatif, disons que ça dépend à qui vous vous adressez. Mais moi je me suis ennuyé en vous lisant : j'avais envie, très envie, voyez vous, qu'on me parle de Madagascar.
Divaraina
16H27 21 SEPTEMBRE 2008
Eh ben dis-donc ... Je m'excuse si j'ai pas trop bien compris l'art lyrique de ton reportage, mais à force de lire que des expressions assez méprisantes, j'ose quand même un peu critiquer le fait que tu ais en plus eu un prix pour ces lignes. Avec cette mentalité, il ne faut surtout pas sortir de la France ou ne visiter que les pays ... Comment tu dis? Ah, industriels peut-être? Oui, voilà .. les pays bien propres, sans ces bouchers si écoeurants et ces gens qui t'approchent parce qu'ils ont faim ou tout simplement parce qu'ils sont interessés par ton apparence. Bref, la prochaine fois que tu voyages, donne-toi la peine de t'informer avant et d'éviter les pays aux odeurs bizarres au lieu de les massacrer verbalement au grand publique ...
Visiteur FRANCOIS
10H20 21 SEPTEMBRE 2008
je suis un zanatany c est a dire ....je fais partie de la 19eme tribu(non officielle) de Madagascar- c est a dire aussi que parmi nous, ils y en a qui peuvent revendiquer le fait d 'avoir eu un ancetre qui habitait l ile du temps de RADAMA( a vous d etablir la chronologie de l existence de ce roi a mada)- un seul conseil....allez a Madagascar....non pas en CONQUERANT.....ni avec de la COMPASSION....plein le portefeuille!!!! misaotra(merçi) à vous - FRANCOIS rené
Thierry
06H58 21 SEPTEMBRE 2008
Merci Marine,
tu as tellement bien su en quelques mots (faussement) pêle mêle retranscrire cette attirance/répulsion de Mada. Seul un texte ambigu peut refléter l'ambiguïté de ce pays...
Bravo et continue!
Thierry (Tana)
LVP
15H44 20 SEPTEMBRE 2008
A trop vouloir se démarquer de la forme classique d'un article, ce papier passe complètement à coté du fond.
Il démontre d'abord très bien à quel point le style télégraphique et concis n'est pas facile à maîtriser: la lecture est ardue et interrompue (J'ai personnellement fait un effort pour en venir à bout...)
Mais surtout à force de se concentrer sur la forme qui est censée refléter l'avalanche de sensations, nous passons à côté de Madagascar.
(...)
Au final, ce papier pourrait constituer un bon prologue de n'importe quel guide de voyage puisqu'il nous apprend seulement que le voyage plonge le voyageur et ses sens dans un univers étranger et surprenant...
Merci pour cette lapalissade...
Visiteur
08H18 20 SEPTEMBRE 2008
C'est Tana dont tu parles (si bien !), pas Mada, qui est bien autre chose. Le titre de l'article me gêne...