Les compagnies aériennes répercutent très inégalement la chute du prix de l’essence.
La compagnie aérienne britannique British Airways a annoncé aujourd’hui qu'elle abaissait la surcharge carburant sur l'ensemble de ses vols, dont « près d'un tiers » sur les long-courriers, afin de tenir compte de la réduction du prix du pétrole. Une décision prise il y a une semaine par d’autres compagnies, dont Lufthansa. La dernière baisse d’Air France remonte, elle, au 7 novembre.
Conjugué à la crise mondiale, les prix des billets d'avions devraient donc entamer une légère descente sans pour autant plonger. «Nous pensons que les tarifs moyens du second semestre baisseront de 15 à 20%», estimait récemment le directeur général de la compagnie irlandaise à bas coûts, Ryanair, Michael O'Leary.
Délaissés par les hommes d'affaires, que les entreprises rechignent à faire voyager, et par les touristes, inquiets du resserrement de leur budget, les transporteurs sont contraints de stimuler la demande, sans vendre à perte. Le nombre de billets d'avion émis pas les agences de voyages en France a baissé de 11,4% en novembre et de 7,6% en octobre. En volume d'affaires, ces baisses ont atteint 19,3% en novembre.
En attendant, ces «surcharges carburant» restent dans le collimateur des voyageurs. «C'est la plus grande escroquerie de la décennie», s'est emporté Jean-Pierre Mas, président du réseau d'agences d'Afat Voyages, estimant que les compagnies aériennes devraient arrêter «d'embrouiller le consommateur ».
Pour un billet aller-retour long-courrier d'Air France, «il y a un écart de surcharge de 100 euros entre novembre 2008 et novembre 2005, alors que le carburant était exactement au même prix». Un mécontentement partagé par l'association de consommateurs UFC-Que Choisir qui dénonce «un mécanisme opaque ».
D’autant que les compagnies multiplient les astuces pour faire grimper les prix. Dernier en date des augmentations déguisées, l'instauration avouée en novembre par le numéro un du transport aérien européen, Air France-KLM, d'un supplément de 50 euros en classe économique pour les sièges situés près des issues de secours des avions, les plus confortables, sur les vols long-courriers.
(Avec AFP)
Commentaires
Visiteur
00H04 18 DECEMBRE 2008
Ces 50€ pour les "bonnes" places en éco sont théoriques : en me pointant à l'enregistrement d'un vol pour Miami récemment, j'ai râlé (je suis fraçais ! :-P) pour une raison x et , sans qe ce soit le but de ma critique, je me suis vu proposer gratuitement une place devant une issue de secours... Ceci dit toutes ces places ne sont pas bonnes à prendre puisque celles au plus près des portes d'accès sur B747 sont très encombrées par le mécanisme du toboggan d'évacuation.