Anoura Barré, accompagnateur en moyenne montagne, a sauvé la vie de deux camarades. Il revient pour Libévoyage sur ces quelques minutes qui font basculer une vie.
Les avalanches constituent l’un des phénomènes les plus dangereux et imprévisibles en altitude. Depuis le début de l’année, on a recensé plus d'une vingtaine de décès en Europe dont sept en France ainsi qu’une quarantaine de personnes blessées ou épargnées. DErnier en date, lundi dernier: un skieur danois a perdu la vie sur le domaine hors-piste de Val d'Isère, en Savoie.
Ces accidents concernent autant de skieurs amateurs que des alpinistes professionnels. Le port d’équipements spécialisés comme les appareils de recherche des victimes en avalanche (ARVA), - système émetteur-récepteur-, ou encore les sacs ABS, -airbag limitant l'ensevelissement- est d’une importance cruciale. Mais attention, le risque zéro n'existe pas.
Anoura Barré, accompagnateur en moyenne montagne en a fait l’amère expérience il y a quelques années, avec deux de ses amis qui partagent la même passion.Il raconte.
Nous sommes au mois d’avril, après un hiver peu neigeux sur le massif du Montcalm dans les Pyrénées, à cheval entre l’Ariège et la Catalogne. Les trois compagnons partent faire du ski de randonnée après avoir soigneusement choisi et préparé leur itinéraire; la durée prévue de l’aventure est de deux jours. L’objectif: traverser un cirque, une dépression glaciaire généralement de forme circulaire dominée par des pentes raides empêchant la transformation de la neige, pour atteindre le col. Malgré son expérience professionnelle, Anoura Barré avoue aujourd’hui n’avoir pas objectivement cerné les risques encourus sur le moment. Tout de même prudents, ils choisissent de rester espacés de manière à assurer une possibilité d’action à chacun. L’ascension se passe sans encombre, tant et si bien que le petit groupe décide, une fois le col atteint, non pas de bivouaquer comme prévu mais de redescendre tout de suite. C’est le premier changement intempestif, et déjà leur état d’esprit est altéré par la précipitation, déconcentrés qu’ils sont par l’envie de rentrer au bercail. Le chemin emprunté reste quasiment identique: il faut d’abord descendre à pied un petit couloir de glace, avant de skier sur un manteau neigeux dont l’homogénéité est rompue par une falaise surplombée d’une plaque de glace suspendue.
Le degré de danger est mal évalué, mais les trois alpinistes prennent tout de même certaines mesures de sécurité. Dans ces circonstances, cela consiste à progresser un par un: le premier entame sa descente et se met à l’abri derrière un rocher, puis il prévient le second qui peut, à son tour, s’y engager, et ainsi de suite. Seulement cette fois, la première personne ne s’est pas accrochée au dit rocher. La pente est raide, constituée de trois virages principaux. En prenant un de ces tournants, le deuxième homme provoque le décrochage d’une plaque de glace d’environ 60 centimètres d’épaisseur qui dévale la pente à plus de 40 km/h. Tandis que le skieur sous le rocher est emporté et englouti par la coulée de neige, Anoura voit son autre compagnon disparaître sous un nuage de poudreuse de plusieurs mètres d’épaisseur. La neige dégringole le versant de la montagne à un rythme effréné sur 500 mètres avant de s’immobiliser, net. Le bruit sourd résonne encore contre les parois escarpées tandis qu’Anoura, épargné par le séisme, se met à crier à la recherche de ses amis.
Aucune réponse ne fait écho à son appel, mais il ne se laisse pas submerger par la peur et garde espoir. Il faut savoir qu’après 15 minutes, le taux d’espérance de survie d’un homme pris au piège devient vite quasi nulle. La descente qu’il entame est délicate sur la neige gelée, il doit contourner la gigantesque plaque de glace et toujours aucun signe de vie.
Tous sont équipés d’ARVA. En position émetteur durant la randonnée, il doit être alterné en récepteur par celui qui est épargné afin de capter les ondes de ceux dont les vies sont en danger. Au début, aucun signal. Le témoin parcourt l’avalanche suivant une technique précise de balayage : «C’est un peu comme si on cherchait un trésor, et quel trésor, mes amis !». Enfin, il reçoit les deux signaux, mais il est difficile de les isoler alors il crie pour les rassurer, qu’ils s’accrochent à la vie quelques minutes de plus. Il empoigne sa pelle et bute au bout de 50 cm sur le crâne d’un premier camarade, conscient mais en état de choc. Il lui dégage la tête et le torse pour qu’il puisse respirer et part rapidement chercher l’autre. Le deuxième signal est faible, alors Anoura s’arme d’une sonde à neige, à enfoncer dans le sol pour ne pas creuser en vain à côté. 70 cm de neige plus tard, il retrouve enfin le disparu, inconscient, respirant lentement et en hypothermie : «Il est passé à quelques secondes de l’asphyxie.» Il le tire entièrement de son carcan de neige et tandis qu’il reprend conscience, le sauveteur fait d’innombrables allers-retours pour assurer la survie de ses deux compagnons.
Il les fait asseoir dans un endroit sec et abrité, leur fournit des couvertures pour les faire patienter; son téléphone ne reçoit aucun signal et il est obligé de descendre jusqu'à la vallée pour contacter les secours. Le peloton de gendarmerie de haute montagne (P.G.H.M.) intervient enfin, au bout d’une heure et demie d’attente glaciale.
À l’hôpital, le bilan tient du miracle. Le premier skieur s’en sort avec deux vertèbres et le sternum cassés, ainsi que la tête du péroné. Le second n’a que deux vertèbres tassées. S’ensuivit une longue remise en question de la façon de mesurer le danger en montagne, «Nous avons réalisé à quel point il était essentiel d’avoir sur nous les outils de survie que sont l’ARVA, la pelle et la sonde à neige… et considérablement gagné en modestie !» déclare Anoura avec humour. Les trois survivants ne gardent aucune rancœur envers la montagne et continuent à en arpenter les méandres, avec toutefois beaucoup plus de prudence, de méfiance,cherchant à minimiser au possible les risques encourus.
La leçon est toute simple: ces 3 alpinistes amateurs (dont un ex-accompagnateur en montagne) auraient certainement été plus en sécurité s'il avaient bénéficié de l'expérience et des compétences d'un guide de haute montagne, en clair un professionel de ce type d'activité (ski de randonnée sur ce type de terrain). Un guide est formé à éviter les décisions hatives et les écarts dans les gestes de sécurité. Ce n'est pas une question de hiérarchie mais de compétences et d'aptitudes physiques validées par un diplôme.
Pour précision, je ne suis ni accompagnateur ni guide.
Visiteur
21H29
24 JANVIER 2010
dommage que cet article ne rzveille que le coté professionel huide-accompagnateur"... dommage que ces messieurs qui n'ont que leurs titres à pmontrer et à defendre ne donne pas plutot un commentaire sur cet "accident"... quelle analyse en tirer? quelle leçon ?....
voila un effort qui serait interessant à la suite de ce recis...
àvous les professionnels !!!
salut et bonne montagne à toutes et TOUS
anoura
18H59
24 JANVIER 2010
Dommage, j'aurai aimé que personne ne se prenne la tête pour de tels détails, pour essayer de clarifier les choses je précise que je suis effectivement "accompagnateur en montagne" (profession que je n'exerce plus depuis longtemps) ainsi que mes deux compères Sylvain et Stéphane, mais je n'est signalé ça uniquement que dans le but de préciser que nous n'étions pas complètement des novices en ce qui concerne le milieu montagnard. Pour être bien claire nous n'étions pas du tout en sortie encadrée (ce serait effectivement hors prérogatives) mais bien en sortie loisirs entre nous. Autre précision, la "plaque de glace" de 60 cm, était bien une couche de neige "plaquée" par formation sous le vent, bien sur, les avertis l'auront compris comme ça, merci Candelero pour avoir ponctué ces commentaires d'un peu d'humour. Cet article a, me semble t-il, juste vocation à partager une expérience qui peut tous nous servir que nous soyons accompagnateurs, randonneurs, guides, ou bien patineurs artistiques.
Visiteur Cham;
12H02
24 JANVIER 2010
guide ou accompagnateur on s'en fout. Ils étaient apparemment partis se faire une bonne rando entre copains.L' actualité nous apprend que maintenant ce n'est pas avec des professionnels que l'on est le plus en securité.
Je veux saluer ici la maitrise du rescapé dans la recherche arva.
Quarante années de ski de rando et une période "pisteur" permettent de connaitre
le stress engendré par ce genre de situation et la difficulté de localiser les victimes
lorsque l'on est seul ,dans un terrain difficile, raide, et qu'il faut aller vite ,très vite,
sachant que vous tenez entre vos mains la vie des personnes ensevelies: a ce moment on est vraiment seul au monde.
Dans le récit on a un peu du mal a comprendre la cause du déclenchement de la coulée,
mais une chose est certaine la grande majorité des "plaques a vent" sont indétectables.
On a vu ici des plaques déclencher sous 80 cm. de poudreuse de rêve.Plaque en place
depuis le début d'hiver en versant nord, insoupçonnable.
la régle devrait être d'abord beaucoup d'humilité face a ce phénomène et surtout,surtout
toujours avoir le doute face a une pente .
Michel Puissant
17H04
23 JANVIER 2010
Juste une petite remarque: seuls les guides de haute montagne sont habilités à encadrer une randonnée à skis (payante ou pas) les moniteurs de skis diplomés d'état peuvent le faire sur leur domaine d'enseignement, les AMM: accompagnateurs ne sont pas habilités à l'encadrement sur neige sauf en raquettes (qui peut aussi poser problèmes mais c'est un autre débat)sinon il reste les encadrants du Caf qui le peuvent.
Mais tous sont à la même enseigne: les aléas du manteau neigeux.
Bonne saison de ski.
un skieur de rando
21H47
22 JANVIER 2010
Article intéressant. C'est dommage toutefois qu'Anoura n'ait pu relire ces quelques lignes, cela aurait évité bien des inexactitudes (une couche de glace de 60 cm par exemple...)
So What...
20H24
22 JANVIER 2010
Libévoyage merci pour cet article et pour les autres qui un à un crée une véritable toile de découverte du monde du voyage et qui tous ensemble dessine un large horizon au dela des immeubles parisiens et de nos idées étriquées.
Il serait certainement plus agréable pour tous que les acharnés des spécificitées disciplinaires ne se targuent pas de tant vous morigéner sur des points de détail qui n'ont pas d'interet majeur.D'autant plus que le fond de l'article est excellent et que le titre exact de Mr Barré ne change rien à son vécu.
Malgrès tout, preuve de plus de la pertinence de vos articles, il est plaisant de constater qu'ici les lecteurs ne se contentent pas de gober l'information telle qu'on la leur délivre et qu'ils devellopent sur les sujets une véritable opinion personelle réflechie...
Merci LibéVoyage!
Lilian
17H29
22 JANVIER 2010
LibéVoyage, pourquoi commettez-vous régulièrement ce genre d'erreur/inexactitude dans vos articles (cf. article l'année dernière sur le ski de rando avec l'omission arva-pelle-sonde, qui fut corrigée par la suite).
Ces articles sont en effet intéressant et il est important d'avoir de tel compte rendu, mais ne pouvez-vous pas faire preuve de "professionalisme" avant de générer autant de réactions à chaque fois ?
Cordialement
Visiteur
20H55
21 JANVIER 2010
Hello Ouzpak,
"guide de moyenne montagne, ça n'existe pas sauf chez quelques usurpateurs qui essaient de se trouver une étiquette plus glorifiante."
... ha bon alors si je te comprend bien un guide c'est supérieur (hiérarchiquement? intellectuellement?...) à un AMM? Tu dois être très cool comme guidos...
Allez, bonne montagne quand même.
Al
19H42
21 JANVIER 2010
Bonsoir,
Evaluer les risques à 100%, j'ai des doutes surtout que même des professionnels guides ou accompagnateurs tous les ans se font avoir et ont aussi des accidents.
Cet article est destiné à tous les lecteurs et moi qui ne suis pas un spécialiste de la montagne je suis satisfait de ce reportage qui reste parfaitement compréhensible.
Merci.
Candeloro
12H20
21 JANVIER 2010
"une plaque de glace d’environ 60 centimètres"
Ils avaient des skis ou des patins ?
MDR
Libevoyage
11H32
21 JANVIER 2010
Une avalanche de réactions, preuve que ce témoignage vous a interpellé... A nous de rajouter quelques commentaires.
Mille excuses pour le terme de "guide-accompagnateur" qui en effet n'existe pas. On a rectifié. Mais que les professionnels de la montagne acceptent quand même de reconnaître que "guide" est un mot générique en français, et que pour le profane il désigne toute personne capable d'encadrer un groupe.
A propos d'inexactitudes ou de maladresses dans le texte. Là aussi après avoir lu vos commentaires, nous avons lissé une phrase ou deux. Maintenant que les censeurs admettent qu'il s'agit d'un témoignage et que Anoura Barré, fidèlement repris par notre journaliste, a le droit d'employer les termes qu'il veut.
Dernier point. Les commentaires ponctués de propos et adjectifs franchement désobligeants ont été dégagés.
En espérant que le prochain article Montagne fera l'unaninimité cette fois, bonne lecture sur Libévoyage
laziz
10H07
21 JANVIER 2010
Très cher CR,
Etant moi-même accompagnateur en montagne, je sais qu'il existe une différence, et la première est de ne pas oublier quelles sont les prérogatives de chacun de ces niveaux ( accompagnateur ou guide)au sein du Diplôme d'Etat d'Alpinisme.
Tout accompagnateur la connait, il n'y a donc pas lieu de crier à la supercherie, cela a juste quelque chose à voir avec le fait qu'à l'extérieur de la profession, journaliste y compris on peut ne pas toujours en connaitre les subtilités.
Bien à vous grand spécialiste et si vous avez quelques autres sujets d'actualités sur lequels vous pouvez nous éclairer de votre grande clairvoyance, je vous en prie, faites-le !
Aqagu(Très modestement accompagnateur en montagne)
ouzpak
08H35
21 JANVIER 2010
C'est vrai : on est soit accompagnateur en moyenne montagne (AMM), soit guide de haute-montagne (GHM) mais guide de moyenne montagne, ça n'existe pas sauf chez quelques usurpateurs qui essaient de se trouver une étiquette plus glorifiante.
En outre l'accident s'est passé pendant une sortie en ski de randonnée qui est une pratique qui ne relève pas des compétences d'un AMM, ce type n'avait donc aucunement le droit d'encadrer (contre rémunération) une telle course.
Visiteur
04H52
21 JANVIER 2010
Bonjour le commentaire sur les termes employés...ça sent le guidos à plein nez! Un AMM (accompagnateur en moyenne montagne) est bel et un un guide de montagne dont ses prérogatives (et ses compétences) lui interdisent toute pratique professionnelle des activités réservées à la haute montagne (alpinisme, escalade...). Pour autant même si le lobbying des guides (de haute montagne) interdisent les AMM d'associer les termes "guide" et " montagne" pour se nommer, il ne fait aucun doute que ces derniers AMM possèdent les compétences et les connaissances suffisantes de la moyenne montagne que l'on pourrait attribuer à un guide de moyenne montagne!
Mais bon, ce sont des querelles de clocher n'est-ce pas, et le touriste amoureux de la montagne qui fait plus souvent appel à un AMM plutôt qu'un guide de haute montagne (les activités de haute montagnes étant très exigeantes limitent le nombre de pratiquants), ne fait guère de distinction ... pour lui un "guide" est un professionnel qui aime et connait le milieu montagnard dans lequel il exerce pour faire partager sa passion en toute sécurité.
Visiteur
22H42
20 JANVIER 2010
Supercherie réponse crétine par contre il a fait les très bons gestes même s'ils se sont plantés dans leur manière d'attaquer la descente.
Un professionnel de la montagne(ANENA ETC..)pour éviter la superche.
Visiteur
21H26
20 JANVIER 2010
je suis étonné CR ne sait peut etre pas bien lire...mais le personnage est bien présenté me semble t'il comme accompagnateur de moyenne montagne...une qualification qui existe bel et bien
Visiteur
19H32
20 JANVIER 2010
Désolé CR, mais le terme d'accompagnateur en montagne est bien reconnu par un diplôme d'état.
Le terme d'accompagnateur moyenne montagne a, justement, été abandonné pour que les clients intègrent que les aem peuvent aussi faire découvrir la haute montagne, sous certaines conditions (pas d'encordage, piolet, etc...).
Bonjour,
Sachez que la profession de "guide accompagnateur en montagne" n'existe pas.
Il faut distinguer les accompagnateurs en moyenne montagne et les guides de haute montagne. Il s'agit de deux professions qui ont des compétences à la fois complémentaires et différentes.
Si la personne interviewée vous a dit qu'elle était "guide accompagnateur", il s'agit d'une supercherie !
cordialement,
CR
Commentaires
Visiteur
21H55 16 JUILLET 2010
La leçon est toute simple: ces 3 alpinistes amateurs (dont un ex-accompagnateur en montagne) auraient certainement été plus en sécurité s'il avaient bénéficié de l'expérience et des compétences d'un guide de haute montagne, en clair un professionel de ce type d'activité (ski de randonnée sur ce type de terrain). Un guide est formé à éviter les décisions hatives et les écarts dans les gestes de sécurité. Ce n'est pas une question de hiérarchie mais de compétences et d'aptitudes physiques validées par un diplôme.
Pour précision, je ne suis ni accompagnateur ni guide.
Visiteur
21H29 24 JANVIER 2010
dommage que cet article ne rzveille que le coté professionel huide-accompagnateur"... dommage que ces messieurs qui n'ont que leurs titres à pmontrer et à defendre ne donne pas plutot un commentaire sur cet "accident"... quelle analyse en tirer? quelle leçon ?....
voila un effort qui serait interessant à la suite de ce recis...
àvous les professionnels !!!
salut et bonne montagne à toutes et TOUS
anoura
18H59 24 JANVIER 2010
Dommage, j'aurai aimé que personne ne se prenne la tête pour de tels détails, pour essayer de clarifier les choses je précise que je suis effectivement "accompagnateur en montagne" (profession que je n'exerce plus depuis longtemps) ainsi que mes deux compères Sylvain et Stéphane, mais je n'est signalé ça uniquement que dans le but de préciser que nous n'étions pas complètement des novices en ce qui concerne le milieu montagnard. Pour être bien claire nous n'étions pas du tout en sortie encadrée (ce serait effectivement hors prérogatives) mais bien en sortie loisirs entre nous. Autre précision, la "plaque de glace" de 60 cm, était bien une couche de neige "plaquée" par formation sous le vent, bien sur, les avertis l'auront compris comme ça, merci Candelero pour avoir ponctué ces commentaires d'un peu d'humour. Cet article a, me semble t-il, juste vocation à partager une expérience qui peut tous nous servir que nous soyons accompagnateurs, randonneurs, guides, ou bien patineurs artistiques.
Visiteur Cham;
12H02 24 JANVIER 2010
guide ou accompagnateur on s'en fout. Ils étaient apparemment partis se faire une bonne rando entre copains.L' actualité nous apprend que maintenant ce n'est pas avec des professionnels que l'on est le plus en securité.
Je veux saluer ici la maitrise du rescapé dans la recherche arva.
Quarante années de ski de rando et une période "pisteur" permettent de connaitre
le stress engendré par ce genre de situation et la difficulté de localiser les victimes
lorsque l'on est seul ,dans un terrain difficile, raide, et qu'il faut aller vite ,très vite,
sachant que vous tenez entre vos mains la vie des personnes ensevelies: a ce moment on est vraiment seul au monde.
Dans le récit on a un peu du mal a comprendre la cause du déclenchement de la coulée,
mais une chose est certaine la grande majorité des "plaques a vent" sont indétectables.
On a vu ici des plaques déclencher sous 80 cm. de poudreuse de rêve.Plaque en place
depuis le début d'hiver en versant nord, insoupçonnable.
la régle devrait être d'abord beaucoup d'humilité face a ce phénomène et surtout,surtout
toujours avoir le doute face a une pente .
Michel Puissant
17H04 23 JANVIER 2010
Juste une petite remarque: seuls les guides de haute montagne sont habilités à encadrer une randonnée à skis (payante ou pas) les moniteurs de skis diplomés d'état peuvent le faire sur leur domaine d'enseignement, les AMM: accompagnateurs ne sont pas habilités à l'encadrement sur neige sauf en raquettes (qui peut aussi poser problèmes mais c'est un autre débat)sinon il reste les encadrants du Caf qui le peuvent.
Mais tous sont à la même enseigne: les aléas du manteau neigeux.
Bonne saison de ski.
un skieur de rando
21H47 22 JANVIER 2010
Article intéressant. C'est dommage toutefois qu'Anoura n'ait pu relire ces quelques lignes, cela aurait évité bien des inexactitudes (une couche de glace de 60 cm par exemple...)
So What...
20H24 22 JANVIER 2010
Libévoyage merci pour cet article et pour les autres qui un à un crée une véritable toile de découverte du monde du voyage et qui tous ensemble dessine un large horizon au dela des immeubles parisiens et de nos idées étriquées.
Il serait certainement plus agréable pour tous que les acharnés des spécificitées disciplinaires ne se targuent pas de tant vous morigéner sur des points de détail qui n'ont pas d'interet majeur.D'autant plus que le fond de l'article est excellent et que le titre exact de Mr Barré ne change rien à son vécu.
Malgrès tout, preuve de plus de la pertinence de vos articles, il est plaisant de constater qu'ici les lecteurs ne se contentent pas de gober l'information telle qu'on la leur délivre et qu'ils devellopent sur les sujets une véritable opinion personelle réflechie...
Merci LibéVoyage!
Lilian
17H29 22 JANVIER 2010
LibéVoyage, pourquoi commettez-vous régulièrement ce genre d'erreur/inexactitude dans vos articles (cf. article l'année dernière sur le ski de rando avec l'omission arva-pelle-sonde, qui fut corrigée par la suite).
Ces articles sont en effet intéressant et il est important d'avoir de tel compte rendu, mais ne pouvez-vous pas faire preuve de "professionalisme" avant de générer autant de réactions à chaque fois ?
Cordialement
Visiteur
20H55 21 JANVIER 2010
Hello Ouzpak,
"guide de moyenne montagne, ça n'existe pas sauf chez quelques usurpateurs qui essaient de se trouver une étiquette plus glorifiante."
... ha bon alors si je te comprend bien un guide c'est supérieur (hiérarchiquement? intellectuellement?...) à un AMM? Tu dois être très cool comme guidos...
Allez, bonne montagne quand même.
Al
19H42 21 JANVIER 2010
Bonsoir,
Evaluer les risques à 100%, j'ai des doutes surtout que même des professionnels guides ou accompagnateurs tous les ans se font avoir et ont aussi des accidents.
Cet article est destiné à tous les lecteurs et moi qui ne suis pas un spécialiste de la montagne je suis satisfait de ce reportage qui reste parfaitement compréhensible.
Merci.
Candeloro
12H20 21 JANVIER 2010
"une plaque de glace d’environ 60 centimètres"
Ils avaient des skis ou des patins ?
MDR
Libevoyage
11H32 21 JANVIER 2010
Une avalanche de réactions, preuve que ce témoignage vous a interpellé... A nous de rajouter quelques commentaires.
Mille excuses pour le terme de "guide-accompagnateur" qui en effet n'existe pas. On a rectifié. Mais que les professionnels de la montagne acceptent quand même de reconnaître que "guide" est un mot générique en français, et que pour le profane il désigne toute personne capable d'encadrer un groupe.
A propos d'inexactitudes ou de maladresses dans le texte. Là aussi après avoir lu vos commentaires, nous avons lissé une phrase ou deux. Maintenant que les censeurs admettent qu'il s'agit d'un témoignage et que Anoura Barré, fidèlement repris par notre journaliste, a le droit d'employer les termes qu'il veut.
Dernier point. Les commentaires ponctués de propos et adjectifs franchement désobligeants ont été dégagés.
En espérant que le prochain article Montagne fera l'unaninimité cette fois, bonne lecture sur Libévoyage
laziz
10H07 21 JANVIER 2010
Très cher CR,
Etant moi-même accompagnateur en montagne, je sais qu'il existe une différence, et la première est de ne pas oublier quelles sont les prérogatives de chacun de ces niveaux ( accompagnateur ou guide)au sein du Diplôme d'Etat d'Alpinisme.
Tout accompagnateur la connait, il n'y a donc pas lieu de crier à la supercherie, cela a juste quelque chose à voir avec le fait qu'à l'extérieur de la profession, journaliste y compris on peut ne pas toujours en connaitre les subtilités.
Bien à vous grand spécialiste et si vous avez quelques autres sujets d'actualités sur lequels vous pouvez nous éclairer de votre grande clairvoyance, je vous en prie, faites-le !
Aqagu(Très modestement accompagnateur en montagne)
ouzpak
08H35 21 JANVIER 2010
C'est vrai : on est soit accompagnateur en moyenne montagne (AMM), soit guide de haute-montagne (GHM) mais guide de moyenne montagne, ça n'existe pas sauf chez quelques usurpateurs qui essaient de se trouver une étiquette plus glorifiante.
En outre l'accident s'est passé pendant une sortie en ski de randonnée qui est une pratique qui ne relève pas des compétences d'un AMM, ce type n'avait donc aucunement le droit d'encadrer (contre rémunération) une telle course.
Visiteur
04H52 21 JANVIER 2010
Bonjour le commentaire sur les termes employés...ça sent le guidos à plein nez! Un AMM (accompagnateur en moyenne montagne) est bel et un un guide de montagne dont ses prérogatives (et ses compétences) lui interdisent toute pratique professionnelle des activités réservées à la haute montagne (alpinisme, escalade...). Pour autant même si le lobbying des guides (de haute montagne) interdisent les AMM d'associer les termes "guide" et " montagne" pour se nommer, il ne fait aucun doute que ces derniers AMM possèdent les compétences et les connaissances suffisantes de la moyenne montagne que l'on pourrait attribuer à un guide de moyenne montagne!
Mais bon, ce sont des querelles de clocher n'est-ce pas, et le touriste amoureux de la montagne qui fait plus souvent appel à un AMM plutôt qu'un guide de haute montagne (les activités de haute montagnes étant très exigeantes limitent le nombre de pratiquants), ne fait guère de distinction ... pour lui un "guide" est un professionnel qui aime et connait le milieu montagnard dans lequel il exerce pour faire partager sa passion en toute sécurité.
Visiteur
22H42 20 JANVIER 2010
Supercherie réponse crétine par contre il a fait les très bons gestes même s'ils se sont plantés dans leur manière d'attaquer la descente.
Un professionnel de la montagne(ANENA ETC..)pour éviter la superche.
Visiteur
21H26 20 JANVIER 2010
je suis étonné CR ne sait peut etre pas bien lire...mais le personnage est bien présenté me semble t'il comme accompagnateur de moyenne montagne...une qualification qui existe bel et bien
Visiteur
19H32 20 JANVIER 2010
Désolé CR, mais le terme d'accompagnateur en montagne est bien reconnu par un diplôme d'état.
Le terme d'accompagnateur moyenne montagne a, justement, été abandonné pour que les clients intègrent que les aem peuvent aussi faire découvrir la haute montagne, sous certaines conditions (pas d'encordage, piolet, etc...).
Plus d'infos sur http://www.lesaem.org
JV
Visiteur
16H02 20 JANVIER 2010
Bonjour,
Sachez que la profession de "guide accompagnateur en montagne" n'existe pas.
Il faut distinguer les accompagnateurs en moyenne montagne et les guides de haute montagne. Il s'agit de deux professions qui ont des compétences à la fois complémentaires et différentes.
Si la personne interviewée vous a dit qu'elle était "guide accompagnateur", il s'agit d'une supercherie !
cordialement,
CR