VIDEO. La moto est un autre moyen de parcourir les routes du pays et de vivre une aventure riche en dépaysement et en sensations.
A quelques kilomètres de New Delhi, un groupe de Français s’apprête à parcourir plusieurs milliers de kilomètres vers les routes du Radjhastan. Près des motos alignées au bord d’une petite route poussiéreuse, les aventuriers ajustent leur équipement pendant que le mécanicien fait un dernier point technique sur les engins. Après un briefing sur la conduite indienne, les huit baroudeurs enfourchent leur moto et se retrouvent quelques minutes plus tard, sur des routes de campagne. L’aventure commence.
Si le train, le bus ou le rickshaw traditionnel permettent de se déplacer assez facilement, la moto reste une façon originale de voyager à travers le continent indien. Sensation du vent sur la peau, souplesse d’un véhicule qui peut se faufiler partout, liberté de s’arrêter quand on le souhaite, les touristes optent de plus en plus pour les deux roues pour sillonner les routes du pays.
Alexandre Zurcher, un jeune entrepreneur issu de l’école d’HEC l’a d’ailleurs bien compris en arrivant à New Delhi. Avec son associé Alexandre Le Beuan, ils ont fondé leur petite entreprise Vintage Rides et se sont lancés dans l’organisation de voyages en moto. Mais pas n’importe quelle moto : la Royal Enfield, une anglaise capricieuse, robuste et facile à réparer, importée au moment de l’indépendance de l’Inde en 1947. “Le côté vintage de cette moto fait rêver et rappelle un peu le film Carnet de voyage de Walter Salles”, explique le jeune expat. Agnès Cassière et son mari, deux motards confirmés ont immédiatement été séduits par ce type de voyage : "Nous roulons depuis de nombreuses années en Harley Davidson au Maroc, en Turquie, aux Etats-Unis, mais goûter au charme de ces motos mythiques que sont les Royal Enfield était un rêve", confie cette passionnée de photos et de voyages.
“Se faire une véritable opinion du pays”
Du Rajasthan à l’Himalaya, en passant par l’Inde du sud, les motards viennent parcourir plusieurs centaines de kilomètres pendant une quinzaine de jours. Au programme, franchissement de coulée de boue et de rivière, halte dans un petit village, petite balade sur les terres des maharadjas, hôtel de charme le soir. Pour les plus téméraires, il est possible de grimper sur les hauteurs de l’Himalaya. “Nous empruntons des routes qui n’existent même pas sur les cartes, précise l'organisateur de voyage. Ce sont des itinéraires hors des sentiers battus pour que les gens découvrent une Inde plus authentique, éloignée des circuits habituels et qu’ils puissent se faire une véritable opinion sur le pays”, ajoute-t-il.
Aux côtés d'Alexandre Zurcher, Agnès Cassière et son mari ont visité la région du Ladak en passant par Manali, la vallée de Kullu, le col du Rothang La à 3900 mètres d'altitude et le col de Baracha La à 4800 mètres. "Un voyage en moto, hors des sentiers battus, permet d’appréhender un pays autrement, estime cette pharmacienne. "Nous sommes au plus près de la vie rurale, sur de petites routes, pistes, au plus près de ses habitants, des modes de vie encore authentiques, en communion avec la nature, raconte Agnès Cassière. Depuis le matin, jusqu’au coucher du soleil, nous sommes à même de ressentir les variations de température, les odeurs, les couleurs. Chaque halte est l’occasion de rencontres, d’échanges avec les populations locales. Un masala chai ou un tali pris au bord de la route n’ont pas la même saveur !"
Piloter une moto en Inde reste toutefois un sacré défi. En ville, la circulation est chaotique et les signalisations inexistantes. Agnès Cassière se souvient de la traversée des premiers villages. "La circulation à gauche avec des routes encombrées de carrioles, de bus fous, d'enfants jouant sur la route, de dromadaires, d' éléphants, de troupeaux de vaches faisant la sieste en plein milieu des chaussées …cela demande un peu d’adaptation!" Dans des zones plus reculées, les pistes jonchées de pierres ou de crevasses peuvent mettre en difficulté les motards inexpérimentés. “Il faut impérativement avoir un permis moto et le goût de l’aventure”, prévient Alexandre Zurcher. En réalité, n’importe quel touriste peut louer une moto à 500 roupies la journée (environ sept euros) sans avoir le moindre permis, et même si la loi l’interdit. Une simple carte d’identité ou un passeport fera l’affaire auprès du loueur. Comme le disent les Indiens, “Everything is possible in India”.
Vous pouvez retrouver l'ensemble des photos de l'Inde prises par Agnès Cassière ici.
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