Hussein m'avait prévenu que le lac serait sec. Le fameux lac sacré de Pushkar, que les larmes de Shiva ont rempli, drainant des centaines de pèlerins de toute l'Inde chaque jour.
Aujourd'hui, il ne reste que quelques flaques éparses et deux bassins pour leurs ablutions.
Cette plaine aride au centre des temples et des ghats, c'était le lac.
Comme par mimétisme avec le désert qui l'encercle.
Comment est-ce possibe ?
Faible mousson semble-t-il...
Dérèglement climatique ?
Je préfère croire à une vengeance des dieux !
En attendant, il règne une atmosphère poussièreuse sur la ville.
Les peaux se déssèchent ainsi que le lac, on recherche le moindre coin d'ombre dans la journée en attendant une fraicheur humide qui ne viendra pas.
Les chars à dromadaire semblent aussi avoir du mal à se déplacer.
Même eux souffrent de ce désert.
Les vaches restent stoïquement perdues dans leurs pensées sacrées et les cochons ne se lèvent même plus pour effectuer leur travail de triage de déchet
Les arbres tendent leurs bras desséchés au ciel dans l'espoir d'un impossible nuage qui fera reverdir leurs extrémités.
Certains donnent même l'impression de vouloir fuir à toutes jambes cette fournaise.
Et les dieux des petits riens font grise mine, peu fiers de ne pas arriver à faire tomber la moindre goutte d'eau.
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