Jeudi 25 juin, à l'occasion de la première Journée européenne de sensibilisation aux passages à niveau, Dominique Bussereau, Secrétaire d'Etat en charge des Transports, a rappelé les engagements du plan visant à sécuriser ces voies.
Dominique Bussereau, Secrétaire d'Etat en charge des Transports, a rappelé jeudi 25 juin, à l'occasion de la première Journée européenne de sensibilisation aux passages à niveau, les engagements du plan visant à sécuriser ces voies, un an après sa mise en place. Installation de nouveaux radars, sensibilisation du grand public, et suppression ou aménagement des passages dangereux font partie des grandes lignes de ce chantier. Le plan de renforcement de la sécurité aux passages à niveau avait été lancé à l'été 2008, suite à une série d'accidents dramatiques, dont une collision entre un car scolaire et un TER à Allinges (Haute-Savoie), entraînant la mort de sept personnes.
Dans un bilan dressé aujourd'hui, Dominique Bussereau souligne que la plupart des mesures de ce programme a été engagée. Premier point, le déploiement des radars automatiques permettant de contrôler la vitesse à l'approche des passages à niveau les plus sensibles. Les premiers ont été installés pendant l'hiver. 20 radars supplémentaires ont été installés en juin 2009, et 17 autres verront le jour d'ici la fin de l'année. D'autre part, des radars spécifiquement centrés sur la vitesse de franchissement des voies font actuellement l'objet d'une expérimentation sur deux sites.
Concernant les passages à niveau les plus préoccupants, 120 d'entre eux seront supprimés ou aménagés d'ici 2012. A l'horizon 2017, ce sont quelque 320 passages qui seront supprimés ou aménagés sur le territoire national. Ce plan est complété par le renforcement de la pré-signalisation et la mise en place de nouveaux équipements (feux et barrières sur les lignes où les trains roulent à plus de 90 km/h) afin d'améliorer la visibilité des passages à niveau. Sensibilisation du public ensuite, d'ici la fin juin, les riverains d'environ 300 passages à niveau parmi les plus fréquentés recevront dans leur boîte aux lettres de la documentation rappelant les règles de sécurité à observer à l'approche de ces voies.
Enfin, les sanctions pour les conducteurs franchissant un passage à niveau au feu rouge seront aggravées : la contravention passera de la quatrième à la cinquième classe assortie d'un retrait de six points du permis de conduire au lieu de quatre actuellement. L'examen de conduite des particuliers sera également renforcé par des questions spécifiques dans le Code de la route, et la formation des chauffeurs routiers et des conducteurs de cars également renforcée devra comporter un volet "franchissement de passage à niveau". L'objectif de ce plan est de diviser par deux le nombre d'accidents aux passages à niveau en 10 ans. En 2008, les passages à niveau français ont été le théâtre de 115 collisions, impliquant 94 voitures et poids lourds, 12 deux-roues motorisés. 38 personnes ont été tuées et 8 blessées gravement. Ces chiffres sont toutefois en nette diminution depuis 1980.
Commentaires
Visiteur
10H00 27 JUIN 2009
Je signal un problème et j'en ai parlé autour de moi pour vérifier mon expérience: Le feu rouge clignotant. On n'y comprend rien. Est-ce qu'on s'arrête, est-ce qu'on franchit ? D'autant plus que celui auquel je pense est orange !
Ne serait-il pas plus simple d'unifier notre signalisation donc de mettre un feu tricolore que tout le monde connaît bien donc pas d'interrogation. D'ailleurs certains passages à niveau sont équipés de feu tricolores et là pas d'ambiguïté.
Franek
17H32 25 JUIN 2009
Ce ne sont pas les passages à niveau qui sont dangereux par essence, c'est le comportement de certains automobilistes. Jamais à ma connaissance une défaillance du passage à niveau ou une faute du conducteur de train n'a provoqué un accident. C'est exactement comme les platanes au bord des routes: aucun n'a jamais fait la démarche de percuter une voiture.
Mais nous sommes dans une société où chacun s'évertue à chercher les responsabilités chez les autres, et à nier les siennes.