Pistes cyclables, couloirs de bus, marquages au sol: les différents aménagements ont, à des degrés divers, "tous un effet bénéfique en éloignant le cycliste du flot de véhicules", souligne l'organisme de surveillance de la qualité de l'air. En empruntant une piste cyclable sur un trajet le long des quais sur la rive droite de la Seine, l'exposition d'un cycliste est par exemple réduite de 30% à 45% par rapport à un cycliste resté dans le flux de circulation.
"On se doutait que l'éloignement au trafic allait apporter un bénéfice pour le cycliste, mais que ce soit aussi marqué n'était pas évident", a expliqué Karine Léger, adjointe au directeur d'Airparif. "Le piéton est deux à cinq fois moins exposé que l'automobiliste à la pollution. Le vélo va se situer entre les deux, et plus il prendra des voies avec aménagements, plus il se rapprochera de l'exposition du piéton", a-t-elle précisé.
Contrairement à une idée reçue, être dans sa voiture ne signifie pas être coupé de la pollution. L'habitacle n'est pas étanche et l'air a besoin d'être renouvelé. "Dans l'habitacle, la pollution va monter plus progressivement, mais elle va aussi mettre plus de temps à se résorber", explique Karine Léger.
Les pistes cyclables représentent la meilleure protection en terme de pollution, que ce soit pour le dioxyde d'azote ou les particules, souligne l'étude réalisée avec le soutien de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset). Le bilan des couloirs de bus est plus contrasté: très larges, ils permettent un éloignement de la circulation, mais lorsque le cycliste se trouve derrière un bus ou taxi, des "pics importants, même s'ils sont très brefs et peu fréquents", ont été observés.
Pour effectuer des tests, Airparif a mis au point un vélo de livraison spécialement équipé avec une prise d'air à hauteur du nez du cycliste et des appareils de mesure automatique pour les oxydes d'azote et les particules.
(AFP)
Commentaires
Visiteur
08H46 19 FEVRIER 2009
Certes!
Mais qu'un piéton "magazine" pendant 2 heures, par exemple du coté de Passy, et il verra dans quel état il sera au bout de 2 heures de "faible pollution"! J'ai pratiqué, et je suis tout à fait "moyen"(1,78 m)! Au demeurant, que l'enquête s'intéresse un peu aux "pervenches", qu'elle prenne en compte leur ressenti et leurs conditions de travail, et sans doute les conclsions seront-elles atténuées!
Que les cyclistes soient mieux protégés contre les accidents, c'est indéniable, mais contre la pollution, j'aimerai une enquête plus "scientifique".
bastien
09H41 18 FEVRIER 2009
je voudrais mettre un commentaire positif car tout article, ou toute etude visant a encourager le developpement de vraies pistes cyclables devrait etre encourage soutenu et diffuse a grande echelle, la securite et l'environnement ne s'en porteront que mieux, avec de vraies pistes cyclables les trajets sont plus rapides aux heures de pointes qu'en voiture
Gil73
07H09 18 FEVRIER 2009
Cette étude confirme ce que d'autres ont fait avant elle. Oui, elle tient compte du fait qu'un piéton peut être exposé plus longtemps ou qu'un cycliste est un peu plus essoufflé.
Il faudrait aussi ajouter que ces derniers, piétons et cyclistes, n'ajoutent pas de pollution ! Donc penser "je suis à l'abri de la pollution dans la voiture" est une double ineptie. Non, on n'est pas à l'abri et, en plus, on contribue à augmenter cette pollution...
Jean-marc
01H29 18 FEVRIER 2009
@ Anthony
il faut distinguer le velo de la bicyclette alors :)
en velo, tenue aérodynamique fluo, tu roules vite, sur un vélo de vitesse. effort sportif sur une longue distance : pas vraiment en ville (même si certains le font).
en bicyclette, tu roules tranquille sur un vélo de ville (pneu plus large, pour les pavés/trottoirs), et donc, sans respirer plus vite que dans une voiture, au contraire
(je vais parfois en bicyclette au boulot : je l ai fait jusqu au 15 décembre, et je pense le reprendre dans 2 mois)
en effet, les accélérations/freinages/fort changements de vitesse (65km/h et 0km/h) entrainent plus de stress (donc des accélérations du rythme cardiaque) que de rouler de façon anticipée en bicyclette, ou la vitesse varie bcp moins, et plus progressivement
(ralentissement avant le feu, pour essayer de ne pas poser le pied à terre (vu que j ai des pédales bloquantes, j évite au maximum de poser le pied : tjrs chiant et "zigzaguant" de reclipser la fixation)
Par contre, la remarque de l autre commentaire, sur la durée d exposition, parait malheureusement bcp plus pertinente :'(
Nimportequoi
22H58 17 FEVRIER 2009
N'importe quoi ! Le test le con jamais réalisé ?
Faudrait quand même préciser que circuler à Paris en vélo est une horreur absolue et qu'on soit à 2 mètres ou à 10 mètres des bagnoles on se prend tous les pots d'échappement dans les naseaux.
Pas besoin de mesurer quoi que soit, il suffit de faire du vélo ou même de simplement marcher dans la rue et de respirer !
C'est quoi cet article ? Y'en a qui cherche à se donner bonne conscience parce qu'il y a 3 pistes de vélo dans Paris qui se battent en duel ?
Faudrait voir à arrêter de nous prendre pour de mongoliens.
On le sait bien la seule solution viable c'est 0 véhicule thermique.
Va falloir se farcir ce genre de test nul et d'article faussement bien pensant encore longtemps avant d'agir vraiment ?
Stef
21H37 17 FEVRIER 2009
Ne dites pas : je ferai du vélo quand il y aura moins de voitures.
Dites plutôt : je fais du vélo, donc il y a moins de voitures.
pirate48
19H15 17 FEVRIER 2009
Je suis cycliste et cette étude me paraît surprenante. Sur une piste réservée aux autobus et aux cyclistes (sans doute la majorité des "pistes cyclables" à Paris, vous êtes - vous déjà trouvé derrière un bus? Alors, là, bonjour la pollution...
Visiteur
15H42 17 FEVRIER 2009
vertueux...mais douteux,
un piéton qui remonte une rue sur un trottoir fait non seulement l'effort de marcher mais il progresse lentement, de quoi compenser le fait qu'il soit moins exposé...car plus longemps.
anthony
14H47 17 FEVRIER 2009
Tout cela parait bien incomplet...
Une seule question, est il tenu compte de l'augmentation de la fréquence respiratoire du cycliste ?
Une pollution ambiante donnée, n'a vraiment pas le même effet selon que l'on inspire à fond en exposant les bronchioles ou que l'on est assis au repos....
Faites donc l'expérience avec une cigarette: assis au repos, et après avoir monté 3 volées d'escaliers...