A peine passée la frontière avec le Cambodge à vélo, les différences culturelles sont flagrantes.
Les rizières vertes en plein été s’étendent sur des hectares et les champs grouillent de Vietnamiens à la tache. Ici le système d’irrigation permet la culture du riz quelle que soit la saison (deux récoltes par an) et le travail acharné des paysans contraste avec ce que l’on a pu voir dans les pays précédents (Laos et Cambodge).
Le tourisme est lui aussi bien exploite à tel point qu’il est souvent plus compliqué et plus cher d’essayer de voyager par soi-même que par les tour-opérateurs. D’ailleurs notre voyage a pris une tournure bien différente avec la fin de notre «trip» à vélo à Ho Chi Minh City. Nous voilâmes de nouveau en sac à dos de point touristiques en points touristiques à tenter tant bien que mal à sortir des sentiers battus. Pas évident, d’autant plus que mémé dans les endroits moins touristiques, le gouvernement construit des infrastructures gargantuesques (routes 4 voies, centre d’accueil…) en prévision d’un tourisme grandissant, mais inexploité aujourd’hui et dénaturant le paysage.
L’allongement du pays, son ouverture maritime et les reliefs intérieurs procurent au Vietnam une diversité de paysages exceptionnelle. Des plages et îles tropicales, nous passons aux stations climatiques construites par les Français, a la baie d’Halong, les paysages de rizières en montagne et les grattes ciel d’Ho Chi Minh !
Notre projet sur l’eau est ici plus qu’ailleurs difficile à mener. Malgré notre insistance, nous n’obtenons que très peu de rendez-vous et lorsque nous en obtenons un, les informations sont difficiles à extorquer ! Contrairement au Cambodge si ouvert aux étrangers, le Vietnam nous apparaît plus réserve, moins curieux et difficile d’approche (très peu de personnes parlent anglais). Cela est certainement lie à l’histoire du pays?
Pour la première fois depuis le début de notre enquête, nous entendons parler de projets d’assainissement bien menés et en cours dans les villes importantes du Vietnam.