Mais les témoignages des voyageurs, les paysages a priori superbes, le rapprochement de la source du Mekong et surtout l’obtention de nos visas nous ont portés sur ce chemin. Par le Vietnam, nous sommes entre dans la province du Yunnan. Les galères de communication des premières heures sont vite effacees par le sourire et la gentillesse de la plupart des chinois. Nos préjugés sur ce peuple qu’on pensait rude changent vite.
Deux choses nous frappent particulièrement en Chine : La très mauvaise hygiène des toilettes en général et le fait que les chinois n’y voient pas de gêne, Le recours à la force dès qu’il y a un malentendu sur de l’argent. Nous nous sommes déjà fait séquestrer deux fois, de mauvais souvenirs. Nous voyageons sans savoir a quoi nous attendre, toujours plus vers le Nord en passant dans les villes de Dali, Lijang et Shangri-La.
Toutes ces villes au centre ancien de caractère sont envahies par des touristes chinois qui s’agglutinent dans les artères principales. Conséquence : les maisons sont transformées en échoppes à babioles et guesthouses, les habitants sont délocalisés dans les quartiers nouveaux construits aux alentours. Mais il suffit de bifurquer dans une petite ruelle et on se retrouve instantanément dans un autre monde. Les maisons anciennes sont plus ou moins bien conservées, les petites vieilles en habits traditionnels transportent toute sorte de choses dans leur sac en osier et les petits vieux sont assis sur un banc à regarder les gens passer.
Plus au Nord, l’ambiance se fait plus tibétaine par le faciès des habitants, les maisons aux murs épais blancs, encadrures en bois colorées et les pics enneiges surplombant les pâturages de Yack. Nous randonnons trois jours au pied des glaciers pour retrouver celui que nous avions perdu depuis longtemps : Le Mekong, plus impétueux que jamais ! Un coup de cœur pour Shaxi, un petit village chinois dont le centre magnifique n’est pas encore envahi par les touristes. Mais avec les chantiers pharaoniques de route que nous avons croisés tout au long de notre périple, on doute que cela ne dure.