Le photographe Jean-Luc Manaud dévoile le plus long fleuve d'Afrique de l'Ouest.
Parmi les premiers voyageurs, un Ecossais, Mungo Park, nota ainsi sa stupéfaction, face au Niger, «large comme la Tamise l’est à Westminster», et faillit y laisser sa peau. C’était au XVIIIe siècle, et depuis, l’eau a coulé sous les ponts du Niger -qui n’en compte pas beaucoup, seulement un à Bamako, deux à Niamey, au Niger, et aucun entre les deux capitales distantes de mille cinq cents kilomètres.
Longtemps énigmatique et considéré comme «un fleuve sans retour», le plus long fleuve d’Afrique de l’Ouest est révélé par Jean-Luc Manaud, né en 1948 dans le sud tunisien, qui l’immortalise dans toute sa majesté, lent, et en apparence tranquille. Il multiplie les angles d’approche, paysages et humains parfois confondus, comme soudés par la même histoire. Le Fleuve des sables, beau petit livre à la maquette intelligente, raconte le voyage entre les rives, d’un pays à l’autre, entre tempête de sable et dégustation de poulet-bicyclette, troupeaux de zébus et boubous multicolores. Défilent les riverains comme les pêcheurs bozos, «maîtres de l’eau et gardiens des traditions», capables de dénicher le capitaine, poisson du plat quotidien. Et ces ethnies, Bambaras, Dogons, Peuls, qui se rejoignent tout à coup sur le Tombouctou, d’où l’on aperçoit «de nombreux villages de terre rouge». (...) Ces oasis de verdure auxquelles seul le fleuve donne accès, prennent des airs d’Egypte pharaonique. Elles ont pour noms Diafarabé, Kwa, Koulenzé, Kwakuru...»
Pas d’aveuglement dans le Fleuve des sables, qui signale aussi l’avancée inéluctable du désert, la sécheresse et, la famine qui mine un continent autrefois hanté par les marchands d’esclaves.
Le Fleuve des sables, de Jean-Luc Manaud, éditions de la Martinière,
176 pp., 19 euros. Texte de Martine Ravache.
Photo n°1 : Tempête de sable à Gao
Photo n°2 : Ruelle à Kwakuru
Photo n°3 : chapitre "les villes de sable"
Photo n°4 : Saison des pluies vers Koulenzé
www.best-regards.fr
Commentaires
Visiteur
10H38 30 MARS 2010
Et à Markala, dans les environs de Ségou, il y en a un aussi.
Visiteur
06H51 30 MARS 2010
je relie et que vois je?! en plus du reste , vous oubliez le pont de GAO! au MALI!!
non mais le gars qui a ecrit l'article, il a vraiment été sur place ou pas? c'est honteux une telle serie d'erreur....
Visiteur
06H07 30 MARS 2010
à Bamako, le 3eme pont , pont des "chinois" est en construction ...et vous avez un drole de façon de transcrire les nom de ville du Mali...KWAKURU?? on ecrit pas KW, on est pas en Afrique anglophone...et le pire..vous parlez des peuples du Nord, sans citer le peuple du Nord, les Sonrhais...bref encore un article sur l Afrique remplit de bourdes, et de stéréotypes....
Visiteur 3
23H27 29 MARS 2010
Le fleuve Niger a aussi été révélé par Jean Rouch, qui est le premier avec deux de ses amis à réussir l'exploit de descendre entièrement ce fleuve, en 1946/1947.
On pourra lire son récit dans "Alors le Noir et le Blanc seront amis - carnets de mission 1946-1951" - édition "Mille et Une Nuit" - octobre 2008.
injuste Milieu
20H01 29 MARS 2010
et le troisième pont de Bamako est même déja en construction, par les chinois bien sûr.
Visiteur numéro 2
17H59 29 MARS 2010
Et à Bamako, il y a 2 ponts, plus une chaussée submersible...
Visiteur
11H07 29 MARS 2010
Il y a peu de ponts sur le Niger certes, mais tout de même un peu plus que ce que vous citez. Avant d'entrer au Mali, le Niger traverse la Guinée où il prend sa source. Et en Guinée, il y a plusieurs ponts, heureusement, en particulier le dernier construit en 1999-2000 sauf erreur, qui permet d'accéder plus facilement à Kankan, capitale de la Haute-Guinée.