C’est la question que tous les écolos français se posent depuis des semaines: comment se rendre au Sommet de Copenhague de la façon la moins polluante qui soit? Presque 1200 kilomètres séparent Paris de la capitale danoise.

Pour les petits joueurs qui cèderaient à la tentation de l’avion, moyen de locomotion le plus rapide avec 1h50 de vol, la note est salée : 500 kg de CO2 émis pour l’aller-retour selon le site Ecopassager. Ce qui correspond à 7% des émissions d’un Français en une année - d’après l’Ademe, nous émettons 7 tonnes de CO2, soit 2 tonnes équivalent carbone par an. Selon Action carbone, qui calcule, lui, 600 kg émis pour le vol Paris-Copenhague, cette pollution correspond à une compensation de 12 euros environ. Une solution pas satisfaisante à mes yeux, étant donné que l’on n’est jamais certain que le projet financé par la compensation engendrera les réductions d’émissions attendues. Sans compter que le prix de la tonne de CO2 sur le marché carbone m’est toujours apparu étrangement bas. Mais bon, il s’agit d’un autre sujet, qui pourrait faire l’objet d’une note à part entière. Revenons donc à notre trajet Paris-Copenhague.
Autre solution, la pire du point de vue du rapport émissions/temps : la voiture, avec 12 heures de trajet environ et 300 kg de CO2 pour l’aller-retour - pour une moyenne de 1,5 personne par véhicule. Donc, sauf si vous optez pour un trajet avec quatre potes, le meilleur moyen de locomotion s’avère le rail. Là aussi, il faut compter 14h de trajet pour rejoindre la gare de Copenhague depuis la capitale française. Et l’itinéraire n’est pas des plus aisés : un Thalys jusqu’à Cologne, un Intercity jusqu’à Hambourg et enfin un Express jusqu’à Copenhague. Mais à l’arrivée, la satisfaction de la bonne action accomplie : “seulement” 90 kg de CO2 l’aller-retour.
Si se coltiner 14 heures de trajet demande déjà du courage, la palme de la bravoure revient sans conteste à ceux qui ont enfourché leur vélo pour traverser la France, le Benelux et l’Allemagne. C’est par exemple le cas d’un militant du réseau Sortir du nucléaire, Mathieu Monceaux, parti de Toulouse dès le 9 novembre, soit presque un mois avant le Sommet, pour affronter les 2500 km qui le séparent de Copenhague.
D’autres initiatives originales ont été mises en place pour rallier la capitale danoise le plus “proprement” possible. Comme ce “Climat Express”, qui a quitté Kyoto, au Japon, le 18 novembre, avant de traverser toute la Sibérie. A son bord, des scientifiques, des hommes politiques et des représentants du Programme des Nations-Unies pour l’environnement (PNUE). Au programme : séminaires et rencontres avec des militants écolos Avant de rejoindre Copenhague, le convoi s’arrêtera à Bruxelles le 5 décembre et embarquera 400 nouveaux voyageurs.
Un train de 400 places a également été affrété par les Amis de la Terre France, Ultimatum Climatique et Urgence Climatique Justice Sociale, en partenariat avec la SNCF. Il partira le vendredi 11 décembre à 9 heures de la Gare du Nord à Paris pour arriver à Copenhague vers minuit. Retour lundi 14 au matin dans la capitale française. Seul problème : le train est déjà complet…
Commentaires
Matthieu
21H22 10 DECEMBRE 2009
Oui je me demande d'ailleurs quelle fut la délégation la plus "propre", la plus "carbone zéro"? (enfin, mise à part la diplomatie danoise !)
Visiteur
13H11 08 DECEMBRE 2009
si,si! si tu prends le bateau entre l'allemagne et le danemark, tu t'évites pas mal de kilometres!!
Visiteur
10H48 08 DECEMBRE 2009
Faut y aller en pédalo ou en vélo
SURPRIS
09H55 08 DECEMBRE 2009
Il n'y a pas besoin de voyager avec quatre potes. Avec trois potes, déjà, les émissions de CO2 sont de 75 kg par personne et c'est plus rapide que le train!
Hyperion
23H52 07 DECEMBRE 2009
"bateau entre allemagne et danemark"...euh je ne crois pas non. a la limite entre danemark et suede et encore je crois qu'il y a un gigantesque pont desormais.
Visiteur
23H11 07 DECEMBRE 2009
Tout ce patakès pour un gaz, qui ne représente in fine, que 0.004 % de l'atmosphère terrestre (ou 350 PPM si vous voulez...).
Visiteur
17H03 07 DECEMBRE 2009
ça aurait été bien d'avoir le prix de chacun de ces trajets. J'imagine qu'ils sont inversement proportionnés à leur cout en Co2
Chauffeurchampion
15H54 07 DECEMBRE 2009
Il me semble que le train est assez cher pour monter là-haut... il y a la solution des lignes européennes, à 50 dans un bus, on prend en plus le bateau entre l'allemagne et le danemark et les champs marins d'éoliennes sont déjà un avant-gout de la rencontre environnementale...