Une cabane observatoire perché dans la forêt landaise permet de s’immerger totalement dans un lieu de nature exceptionnel avec un minimum d’impact environnemental et des conditions de point de vue et de sommeil confortables. Rapport d’observations.
Depuis la terrasse un "passionné" y a recensé 25 espèces d’oiseaux différentes. Un couple «a fait des bébés dans la chambre à l’étage». A la lecture des commentaires laissés sur le cahier de bord posé dans l’entrée, toutes celles et ceux qui ont passé une nuit dans cette cabane perchée tout en haut d’un acacia en ont gardé un souvenir ému.
Dormir dans une cabane construite dans un arbre n’est pas exceptionnel. Sauf si cela s’accompagne d’une immersion dans un espace naturel à tomber par terre sur la commune d’Onesse (Landes).
L’approche. Comme dans la plupart des sites protégés l’accès nécessite une "marche d’approche". Elle passe par une halte chez Thomas Jeanson, l’initiateur du Projet des Cabanes Observatoires.
Cet amoureux de "la liberté landaise" s’est installé sur une ancienne métairie datant de 1830. 50 hectares bordés par la rivière Onesse sur lesquels se mêlent activités agricoles et projets associatifs : brebis, vergers, prairies et une convention passée avec le Conservatoire Régional d’Espace Naturel (CREN), une structure dont le but est d’aider les privés et les collectivités à préserver la biodiversité de leur région. «Les cabanes sont le moyen d’accéder dans de bonnes conditions à un lieu de nature mais elles ne doivent pas devenir un prétexte pour dénaturer l’espace où elles sont disposées, explique Thomas. D’ou l’importance de pas faire d’erreur de casting en prenant le temps de rencontrer les gens avant».
Bon voisinage. Extinction des téléphones portables. Ni lumières excessives ni bruit risquant de déranger la faune sauvage. Pas de cueillette. Pas de pipis hors des toilettes sèches prévues à cet effet. A conditions de respecter ces quelques règles de bon voisinage avec l’environnement, le citadin en manque de nature se verra alors indiquer le chemin menant à la cabane.
Ambiance Tolkien. Le sentier longe d’abord la prairie, se faufile ensuite sur des passerelles de bois à travers des marais à tortues d’eau, traverse la forêt, pour déboucher enfin sur la clairière où se cache le nid dans lequel l’on passera la nuit.
Souffle coupé. Ambiance Tolkien et aménagement "Bilbo le Hobbit". L’escalier en bois monte à la première terrasse surplombant le ruisseau où avec un peu de chance on verra batifoler les loutres. Le matériel du parfait naturaliste est disposée sur la grande table de la pièce principale : jumelles à vision nocturne, guides d’identification de la faune et la flore, lampes à bougies, broc d’eau à l’ancienne pour la toilette, corbeille de fruits du verger et carnet de bord.
L’échelle de meunier mène sous le toit pointu à une alcôve douillette où le grand lit se cache sous son gros édredon. Du haut de ces cinq mètres la terrasse adjacente à la chambre domine la forêt landaise. Vue d’ici le coucher de soleil tutoie la cime des arbres.
Peu à peu, l’intensité du silence grouille de bruits inhabituels. Ouvrir les yeux. Tendre l’oreille. L’immersion dans la nature a commencé.
Adresse
cabane observatoire : Chemin de Jupon 40110 Onesse et Laharie

Téléphone: 05 58 07 34 77 Portable: 06 47 11 55 67
Rens : www. www.les-pieds-sur-terre.info