L'Inde et sa saturation d'odeurs, de bruits, de klaxons. De foule qui peut à certains moments devenir suffocante...
Même pour moi qui la pratique depuis plus d'un an.
Alors je ferme les yeux sur ce monde grouillant m'asphyxiant et je les ouvre sur mes gitanes : «Lalla, Lalla», «on y va», et l'on prend la route du camp;
Le bruit s'apaise, les odeurs s'estompent, les filles ne courent plus après les touristes pour quelques dessins au henné, elles aussi se détendent
Une demie-heure de marche dans le désert pour arriver à un monde sans motos, sans électricité, sans sono, sans télé.
Pour arriver au calme et faire le tour des tentes où l'on m'offre le chaï, les chapatis et les curry les plus pimentés que je n'ai jamais mangés.
Pour faire les photos de ceux qui me demandent leur portrait.
Pour me poser et sentir ces mains invisibles qui me retiennent.
(Pushkar, Rajasthan, Inde. 06 Février 2009)