Un imposant roi des Mascarades a ouvert vendredi soir la 125e édition du carnaval de Nice consacré au travestissement et à la dissimulation qui renforce, cette année, son identité niçoise.
Escorté de 1.000 enfants des écoles niçoises, le roi masqué s'est présenté à une foule compacte dans un déluge de lumières, suivi de sa reine en rouge et blanc.
Jusqu'au 1er mars, le couple royal de plus de quinze mètres de haut trônera sur la place Masséna, lieu emblématique de Nice où la manifestation fait son grand retour après avoir dû modifier son parcours, le temps des travaux du tramway.
Samedi ont débuté les défilés des vingt chars carnavalesques débordant de 220 grosses têtes colorés qui s'enchaîneront quasi-quotidiennement pendant quinze jours en alternance avec les batailles de fleurs.
Comme chaque année, les chars ont été dessinés par des illustrateurs de presse français, italien, américain, indien, anglais, puis réalisés par les carnavaliers niçois.
Certains d'entre eux adresseront un clin d'oeil aux carnavals de Venise et de Rio. Le carnaval de Nice, l'un des plus vieux d'Europe, né en 1873, aura également son char cette année à Rio. 2009 est en effet, l'année de la France au Brésil et Nice, jumelée avec 28 villes brésiliennes dont Rio de Janeiro, sera représentée sur le sambodrome avec le concours de 500 danseurs et danseuses vêtus de fleurs pour symboliser la cité azuréenne.
L'édition 2008 du carnaval avait attiré environ 600.000 personnes sur le parcours du cortège, 1,2 million en ville. Ses retombées économiques sont évaluées à 35 millions d'euros en recettes induites (hôtellerie, restaurants, achats divers, etc.), pour un budget de plus de cinq millions.