Connue pour ses ghâts et ses crémations, Bénarès ou Vârânasî est aussi réputée pour être la ville de la soie. Sa production est un des rouages majeurs de l’économie locale, avec le tourisme. Reportage dans la cité de Shiva.
Il suffit de se perdre dans les rues étroites de Bhelupura pour s'en faire une idée. Dans une des rares parties de Vârânasî où on a peu de chances de croiser un touriste, les tisserands abondent. Jetez un coup d'œil par les fenêtres en passant devant les maisons, l'autre œil sur les bouses de vache et autres déchets qui jonchent le chemin, et vous les apercevrez.
Pas plus de cinq par pièce, ils travaillent le fil de soie méticuleusement, patiemment, le plus près possible de la lumière du soleil. Les coupures d'électricité sont nombreuses ici. Ces travailleurs créent des milliers de mètres de tissu par jour, qui finiront en saris sur les mariées indiennes, en écharpes ou même housses de couette.
Outre l'hindouisme, Vârânasî est aussi la capitale de la soie. Dans certains quartiers, comme Bhelupura, le secteur fait vivre la plupart des foyers. Les métiers se transmettent de père en fils. On trouve quasiment toujours les tisserands dans les familles musulmanes, les Hindous étant chargés d'élaborer des motifs et de vendre le produit fini. Il est ensuite distribué à travers l'Inde et même à l'étranger, où son prix est parfois multiplié par dix avant d'arriver dans les mains de son destinataire.
Se rendre ici, c'est l'occasion pour certains de faire une bonne affaire. Les importateurs de soie viennent négocier directement prix et quantités. Le touriste de passage en profite souvent aussi, ressortant des magasins locaux avec des étoffes de qualité pour une poignée de roupies. Trois euros pour une écharpe en soie pure, ça fait rêver.
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Commentaires
Lalit Rao
13H50 04 NOVEMBRE 2009
La ville de Bénarès est connue pour ses Saris en soie (Le sari est une large bande de tissu d'environ 1 m 20 de large sur 5 à 6 m de long)