Le contraste est frappant : la mobilisation des intellectuels en France, face à la répression de l’opposition iranienne par le président Ahmadinejad, est inversement proportionnelle à l’intérêt du milieu de l’art pour les artistes iraniens. Je ne cesse de m’en étonner depuis un an, depuis un voyage que j’ai fait en Iran à la veille de l’élection présidentielle, et depuis que certains de mes amis, avec qui je travaillais à préparer le numéro spécial d’Artpress2 (1) sur la scène artistique iranienne, ont passé une partie de l’été dernier dans les cellules de la prison d’Evin, simplement parce qu’ils avaient manifesté. Le moins que je puisse dire, c’est que j’étais quand même très remuée d’échanger des e-mails au sujet de l’art contemporain avec des gens dont j’apprenais (par la bande, parce qu’ils étaient trop pudiques pour m’en parler directement) qu’ils avaient été battus jusqu’à l’évanouissement, réveillés toutes les heures pendant la nuit, humiliés (contraints de nettoyer les toilettes, etc.). A quelques exceptions près (Pascal Bruckner, Marek Halter, Bernard-Henri Lévy), et jusqu’aux appels lancés, et qui furent entendus, au Festival de Cannes cette année pour la libération du cinéaste Jafar Panahi, peu de voix célèbres se sont unies en faveur d’un peuple trahi et martyrisé. Le 9 mai 2009, cinq personnes arrêtées pendant les manifestations sont pendues. Le fait a certes été rapporté par la presse et condamné par notre ministre des Affaires étrangères, mais sans susciter des vagues d’indignation. Le crime principal des condamnés, parmi lesquels une jeune femme, était d’appartenir à la minorité kurde.
Anciennes générations
Du temps du Shah, de telles exécutions soulevaient immédiatement l’émotion et des protestations scandalisées. Mais peut-être est-ce là, précisément, une des raisons de l’attention relativement faible portée aux événements actuels. Même si certains se sont moqués, à l’époque, de Michel Foucault soutenant, dans tous les sens du mot, un vieux barbu qui s’embarquait pour rentrer au pays natal, et qui prêchait une révolution politique et «spirituelle», la haine du régime du Shah et de sa police criminelle était telle qu’on peut penser qu’elle domine encore, ici, les esprits des plus anciennes générations. Le souvenir des horreurs d’hier opacifie la vision de celles d’aujourd’hui. Et puis, comme remarque mon ami Ata, Iranien qui vogue depuis longtemps sur le navire parisien, il est possible que l’antiaméricanisme et le tiers-mondisme de beaucoup d’intellectuels de gauche affaiblissent leur vigilance face au régime islamique qui a pris pour cible le diable américain…
Or, pendant ce temps-là, à Paris ou pas loin, on ne cesse de visiter des expositions d’artistes iraniens : Ali Banisadr, puis Bita Fayyazi et les frères Ramin et Rokni Haerizadeh à la galerie Thaddeus Ropac (Paris), Khosrow Hassanzadeh à la galerie Nathalie Obadia (Bruxelles), Mahmoud Bakhshi Moakhar à la Saatchi Gallery (Londres), un groupe réuni sous le titre «Sous le radar des ayatollahs» à la galerie J.T.M. (Paris) et, en septembre, un autre ensemble à la Haus der Kunst de Munich. L’art iranien est «à la mode». Cette actualité mêle artistes ayant depuis longtemps rejoint la diaspora, exilés d’après juin 2009, et Téhéranais. Shirin Neshat, découverte par les amateurs d’art à la biennale de Venise en 1999, est devenue une vedette internationale lorsque la Mostra, dans la même ville de Venise, lui a décerné, en septembre dernier, le Lion d’argent de la meilleure réalisation pour son premier long métrage, Women without Men. Simultanément, on pouvait voir sa dernière œuvre vidéo à la galerie Jérôme de Noirmont (Paris). Pour ceux que gêne trop d’officialité, citons un lieu alternatif, le 59, rue de Rivoli à Paris, où le collectif Ruban vert, constitué d’artistes et de journalistes, iraniens et non-iraniens, présentait, en mai, une exposition accompagnée de performances, où des installations vidéo donnaient à voir ou revoir des images tournées pendant les affrontements entre manifestants et bassidjis. Parmi ces images, il y en avait certaines que les télévisions avaient sans doute préféré ne pas diffuser en raison de leur nature et qu’on n’avait pas forcément eu le goût morbide d’aller chercher sur Internet…
Pour ceux qui l’ignoreraient encore, rappelons que les bassidjis sont cette milice sans uniforme qui flique les citoyens dans la rue. Fatemeh, qui arrive de Téhéran pendant que j’écris cet article, me raconte qu’ils sont de plus en plus pointilleux. Par exemple, une section spéciale a été créée, les gashte nespat, qui a le droit de l’arrêter dans la rue pour lui demander si l’homme à côté de qui elle marche est son frère ou son mari. Ça m’a rappelé que, quand mon hôte, l’éditeur Mahmoud Bahmanpour, m’a raccompagnée à l’aéroport, il a dû s’enfuir à toutes jambes après m’avoir fait la bise. Des bassidjis s’approchaient pour lui demander des comptes.
Ce sont les mêmes bassidjis qui ont tué Neda, la jeune fille qu’on a vue sur nos écrans mourir les yeux grand ouverts, et qui en ont assassiné sans doute des centaines d’autres, si l’on en croit le nombre de tombes anonymes apparues dans les cimetières. Le chanteur Shadjarian, qui a interdit à la radio de diffuser ses chansons écrites pendant la révolution de 1979, s’adresse aujourd’hui à eux : «Pose ton arme…/ Dans ta main l’arme est comme une langue de feu et de sang…/C’est la fureur du tyran…» Des livres paraissent à quelques jours de la reconduite au pouvoir d’un Président dont le sourire figé prouve que, pour lui aussi, sa victoire est une soupe à la grimace : Marche sur mes yeux, portrait de l’Iran d’aujourd’hui, de Serge Michel et Paolo Woods (Grasset), et Rubans et Turbans, Iran, la jeunesse contre les mollahs, d’Armin Arefi (Denoël Impacts). Serge Michel a été longtemps correspondant à Téhéran pour le Figaro, le Point, le Temps, dont il est désormais rédacteur en chef adjoint, et Paolo Woods, photographe, connaissant lui aussi très bien l’Iran, collabore à Newsweek, le Monde magazine, Geo. Leur ouvrage résulte d’un projet que les événements ont infléchi. Ils étaient partis pour réaliser une série de portraits d’Iraniens croisés au hasard de leurs voyages : une femme professeur d’histoire de l’art, divorcée, qui élève seule sa fille, une théologienne, un jeune bourgeois amateur de rap, un couple heureux dont le mariage a été «arrangé», deux frères, l’un bassidj, l’autre dans l’opposition, etc.
Présents en Iran en juin 2009, avant d’être priés, comme tous les journalistes étrangers, de quitter le pays, les auteurs présentent ces portraits sur fond d’une contestation qui a surpris tout le monde, y compris nos deux spécialistes. Michel y mêle une analyse politique. Pour saisir la très complexe répartition du pouvoir et le subtil équilibre entre toutes les instances religieuses, et pour comprendre en quoi le chiisme des Iraniens est paradoxalement une religion plus diversifiée, moins doctrinaire que le sunnisme, le style drôle et concis de Serge Michel est parfait. Le titre un peu terrifiant du livre est la traduction littérale de «bienvenue chez moi» en langage tarouf. Le tarouf, c’est la manière persane d’échanger des formules de politesse par lesquelles chacun s’abîme dans la plus totale humilité, tout en sachant très bien qu’il ne cédera rien sur l’essentiel du commerce. Peut-être que le tarouf permet d’expliquer comment une société ouverte et moderne (citadine à 70%) réussit à survivre dans un régime théocratique. Et peut-être que la dialectique chiite est ce qui permet de ne pas complètement désespérer. Comme me disait un intellectuel téhéranais de passage à Paris, «nous avons été les premiers à fonder une République islamique, nous serons peut-être les premiers à l’abandonner».
Toujours est-il que ceux qui invitent à ce qu’on leur marche sur les yeux ont refusé qu’on piétine leur bulletin de vote. Armin Arefi est un journaliste d’origine iranienne, élevé en France. Il a séjourné à Téhéran de 2005 à 2007 et tient un blog sur le site du Monde. A partir de témoignages, son livre est une immersion dans le mouvement vert dont on suit le développement quasiment au jour le jour. Arefi a 26 ans, l’âge de la plupart de ceux qui sont descendus dans les rues pour conspuer Ahmadinejad. Ce qu’il décrit résonne par rapport à la vie quotidienne de ces jeunes gens, leur musique et leurs techniques de drague. Un des chapitres les plus intéressants est toutefois celui qui retranscrit de larges passages du débat télévisé entre Ahmadinejad et son challenger réformateur, Hossein Moussavi.
C’était du jamais vu en Iran. Personne ne se faisait d’illusions sur Moussavi, pas vraiment un «mouton sacrificiel» - pour parler tarouf - du temps où il était Premier ministre dans les années 80. Mais le ton sur lequel il s’est adressé à son adversaire, ce 3 juin 2009, a été si libre qu’il a ébranlé beaucoup de désabusés qui s’apprêtaient, comme cinq ans auparavant, à s’abstenir. Arefi rappelle que la première grande manifestation, «marée verte de vingt kilomètres», s’est déroulée à Téhéran juste après ce débat. La liberté de parole de Moussavi a ouvert les vannes à la liberté revendicatrice de la foule. Et Moussavi a été porté par cette marée au-delà de ce qu’il envisageait. D’une façon générale, l’atmosphère en Iran n’est pas celle qui pesait en Union soviétique, et on s’y sent moins décalés que dans les pays arabes alentour. C’est l’impression qui se dégage de ces livres et que j’ai moi-même immédiatement ressentie.
Double éclat de rire
La première fois que je suis montée en taxi avec Mahmoud Bahmanpour, surnommé par moi Mahmoud-le-gentil, je l’ai vu s’énerver contre le chauffeur, perdre justement de ses manières gentilles, au point que j’ai craint d’être débarquée au premier carrefour. Mais la dispute s’est terminée dans un double éclat de rire. Mahmoud m’a expliqué qu’ils avaient parlé politique. Le chauffeur disait vouloir voter pour Mahmoud-le-méchant, Mahmoud-le-gentil l’a traité d’imbécile. La presse d’opposition est tellement bridée, me dit-il, qu’elle n’atteint pas forcément le chauffeur de taxi d’Ispahan. Malgré mes précautions, il s’est avéré que ma valise n’était pas celle d’une femme suffisamment décente. Direction le Mango de l’avenue Jordan où, tandis que je choisissais la robe la plus informe possible, à passer par-dessus mon pantalon, les jeunes femmes autour de moi essayaient des microtops qu’elles porteraient dans la rue sous le même miteux petit manteau noir ou marron. En public, les femmes ne doivent montrer ni leurs bras, ni le rebondi de leurs fesses, ni leurs chevilles, ni bien sûr leurs cheveux. Cela dit, les tops étaient exposés en vitrine. Sait-on que le père du dernier Shah avait fait voter une loi, en 1935, interdisant aux femmes le port du voile ? Peut-être que les législateurs français qui planchent actuellement sur le voile intégral pourraient s’en inspirer. Mais j’avais des raisons moins frivoles de me sentir en terrain de connaissance.
Dans les mois précédents, j’avais pu visiter, en Europe, des expositions où figuraient les œuvres de jeunes artistes iraniens. Et j’avais constaté à quel point ils rejoignaient de façon originale des préoccupations esthétiques qui me sont familières, qu’ils aient ou non quitté l’Iran. La preuve qu’on pouvait dialoguer est que la raison première de ma venue était la traduction en persan de mon livre l’Art contemporain en France. Mahmoud-le-Gentil, qui dirige les Editions Nazar, de passage à Paris quelques mois auparavant, furetait chez Gibert Jeune. Attiré par la couverture colorée, il arrache le film plastique qui la protège. Il ne comprend pas le français, mais il comprend les images et décide illico d’acheter les droits de ce livre. Celui-ci existe donc maintenant en version farsie. Il n’y manque que quatre ou cinq illustrations caviardées par la censure iranienne ; on n’allait pas faire des histoires pour ça. J’ai fait deux présentations en public, devant des salles combles. La police avait bien fait pression sur Mahmoud pour empêcher ces rencontres, mais celui-ci n’est pas du genre à se laisser intimider, et nous avons finalement bénéficié du «laxisme» de la période préélectorale. Mahmoud avait déjà vu la police débarquer dans son imprimerie pendant la campagne électorale de 2005, au motif qu’il imprimait, pour le candidat réformateur Mostafa Moin, des affiches où figuraient les mots «démocratie» et «liberté» ! (Cette fois, il a imprimé pour Moussavi.)
Ce qui distingue radicalement les artistes iraniens contemporains d’autres artistes issus des cultures non occidentales, c’est qu’ils préservent leur personnalité, sans chercher à exercer une séduction exotique, sans tomber non plus dans le piège de l’uniformisation de la «culture globale». Ils sont les héritiers d’une modernité qui n’en est plus à ses débuts.
Abstraction et pop art
Dès la seconde moitié du XIXe siècle, c’est le roi, Nassereddin Shah, qui s’est pris de passion pour le daguerréotype et a fait de l’Iran un pays pionnier en matière de photographie. On en a eu un petit aperçu à Paris lors de l’exposition qui s’est tenue à la rentrée au musée du Quai-Branly, «165 ans de photographie en Iran». De même pour le cinéma : tous ces réalisateurs que nous apprécions en Occident, Ebrahim Golestan, Abbas Kiarostami, Moshen Makhmalbaf et ses deux filles Samira et Hana, Bahman Ghobadi s’inscrivent à la suite d’une histoire qui commence dès 1900. Téhéran dispose d’un musée d’art contemporain qui fut très actif lorsque le réformateur Khatami était président (1997-2005), et dont la collection comprend quelques chefs-d’œuvre de l’abstraction et du pop art qui n’ont rien à envier à ceux du Centre Pompidou. Dirigé par le sémillant Alireza Samiazar, le musée organisait une biennale internationale. Entré aujourd’hui en léthargie, le musée a eu le temps de former le regard des artistes qui ont aujourd’hui 30 ans.
Autre point d’histoire, exemplaire des liens de l’art iranien avec le reste du monde : après la Révolution de 1979, les peintres engagés se sont inspiré des muralistes mexicains. Voilà pourquoi, comme l’explique Hamid Keshmirshekan, l’un des auteurs de notre numéro spécial d’Artpress, les artistes iraniens ont réglé depuis déjà au moins deux décennies ces problèmes qui obsèdent tellement d’artistes ailleurs dans le monde : comment résister à l’influence occidentale ? Comment être fidèle à son identité culturelle ?
Héros d’une légende persane
Ceux qui descendent en ligne directe d’une histoire qui est aussi la nôtre par alliance (ah l’histoire des Perses, en classe de sixième, qui me faisait rêver !) font ce qu’ils ont à faire, un point c’est tout, et lorsqu’apparaissent dans leurs œuvres des allusions à leur culture propre, c’est souvent sous une forme ironique ou critique : monumentales images de Siamak Filizadeh, champion de la palette graphique, qui mettent en scène Rostam, héros d’une légende persane, et le transforment en Batman empêtré dans ses accessoires de jeu vidéo ; liberté de Tala Madani qui, dans un style à la fois gestuel et minimaliste, peint des rangées d’hommes en prière qui se reniflent le derrière les uns les autres, ou des gros barbus dans des attitudes de bébés. Un regard qui agace toujours les Iraniens est celui qui, même avec les meilleures intentions, voit toujours en eux des «marchands de tapis». Une performance de Neda Razavi consiste à distribuer des ciseaux aux visiteurs de son exposition pour qu’ils découpent de vieux tapis. On peut faire confiance aux artistes pour qu’ils cassent les clichés ou les mettent en lambeaux.
Amours malheureuses
Il y a d’autres façons de détourner la tradition. Juste avant Copie conforme, récompensé à Cannes, un autre film d’Abbas Kiarostami, formellement plus expérimental, Shirin, a été distribué en France. Pendant toute la durée de ce long métrage, on ne voit que des visages de femmes portant le hijab, émues parce qu’elles sont censées regarder elles-mêmes un film basé sur la légende populaire et très ancienne des amours malheureuses de Shirin et Khosrow.
Mais il y a plus extraordinaire que la légende : dans le film de Kiarostami, derrière les visages des spectatrices, on aperçoit celui de spectateurs, ce qui est rigoureusement impossible dans la réalité. Aujourd’hui, dans une salle de cinéma en Iran, hommes et femmes sont séparés, de même que dans le train et le métro, les femmes ne montent pas dans les mêmes wagons que les hommes. Avec Shirin Aliabadi, Shirin Fakhim, Bita Fayyazi, Parastou Forouhar, Shadi Ghadirian, Shirin Neshat, Marjane Satrapi, Neda Razavipour, il est évident que le renouveau de l’art iranien passe beaucoup par les femmes (je ne vois pas qu’on puisse dire la même chose d’autres scènes, par exemple de la chinoise). Parmi les explications que l’on peut donner, il y en a une sociologique. Quand les ayatollahs fermèrent les universités et les écoles d’art, beaucoup de professeurs au chômage ouvrirent des écoles privées, que fréquentèrent surtout les jeunes femmes qui recouvraient là un peu de liberté. Lorsqu’à la dernière foire de l’art d’Abou Dabi, en décembre 2009, le collectionneur François Pinault a acquis des œuvres des frères Haerizadeh, le bruit a immédiatement couru dans le monde de l’art. Un an auparavant, une œuvre de Farhad Moshiri avait dépassé en vente publique le million de dollars. Il faut dire qu’il est le plus kitsch des artistes iraniens.
Forcément, il y a déjà des gens pour dénoncer cette récupération des artistes iraniens par le marché. Ils ont tort. D’abord, tous les bons artistes, et qui «marchent», ne sont pas achetés par Pinault ni cotés à un million de dollars. Surtout, le marché de l’art est la voie d’irrigation du monde de l’art. Et le monde de l’art est cet espace qui bénéficie d’une sorte d’extraterritorialité, où se rencontrent des artistes et des amateurs d’art du monde entier, à l’occasion de biennales, de foires, et où règne sans aucun doute la liberté d’expression la plus totale, parfois jusqu’à choquer les néophytes, mais peu importe, il vaut mieux que cette liberté existe pour le pire comme pour le meilleur. C’est par les réseaux de l’art, et du commerce qui va avec, que les idées et les personnes circulent le mieux. Au cours d’une soirée que nous avons organisée en collaboration avec le Centre Pompidou pour la sortie de notre numéro, écoutant artistes et critiques invités, j’ai profondément ressenti l’écart entre une génération qui a déjà fait une révolution et s’interroge sur la possibilité d’en faire une seconde, et une génération plus jeune qui pense que la contestation de ces derniers mois est déjà une révolution dans les têtes. L’art fourbit les armes de cette révolution-là.
(1) En vente jusqu’au 15 août. A lire également : «Le (Véritable) Petit Livre vert de l’Iran», édité par le Comité indépendant contre la répression des citoyens iraniens (whereismyvote.fr) ; «Letters to my Torturer», Houshang Asadi, (en anglais) Oneworld Publications, Oxford : le témoignage d’un journaliste et critique de cinéma iranien sur ses années de prison sous Khomeiny. Il avait été le compagnon de cellule de Khamenei, le guide actuel, sous le régime du Shah.
Commentaires
Visiteur
15H58 21 JUIN 2010
Evidemment, pour la grande partouze, il faudra attendre encore un peu en Iran !( là je plaisante...)
Le peuple iranien a soif de liberté, mais ce n'est pas une raison pour leur transmettre tous les travers de l'Occident
Si "chaque homme doit inventer son chemin", chaque peuple doit inventer son chemin pour être heureux et libre