Le lieu sacré du sikhisme est situé à Amritsar à près de 500 km au nord-ouest de Delhi. Visite.
«Nous ne coupons jamais nos cheveux. Il ne faut pas altérer ce que dieu a créé». Hunny, jeune sikh d’une vingtaine d’année, coiffé d’un turban noué en boule au dessus de son front et arborant une barbe juvénile, nous explique les implications quotidiennes de sa religion. Nous sommes au temple d’Or, le sanctuaire du sikhisme situé à Amritsar à près de 500km au nord ouest de Delhi. Flottant au centre d’un bassin carré encadré par un grand bâtiment blanc sur deux niveaux, le temple précieux a des allures de joyau : 750 kg d’or recouvrent son dôme en forme de fleur de lotus renversée ainsi que la partie supérieure de ses murs sculptés de motifs floraux et ouvragés de petites fenêtres. Plus bas, du marbre incrusté de pierres semi-précieuses dessinant des végétaux et des animaux reprend le style moghol du Taj Mahal.
Rien n’est trop beau pour abriter le texte sacré des sikhs, écrit à la main, que l’on amène cérémonieusement vers son écrin chaque matin avant l’aube avant de le retirer la nuit venue. Autour du livre saint exposé aux pèlerins, plusieurs prêtres veillent et psalmodient en permanence son contenu, accompagnés de quatre musiciens. Au rythme de la cithare, de l’harmonium et de légères percussions, c’est l’ensemble du temple, son bassin et ses coursives arpentées de fidèles qui vibrent dans la prière. Parfois une phrase prononcée fait subitement s’abattre les pèlerins à terre, dans une position de dévotion. Le sanctuaire fondé par le cinquième gourou sikh au début du XVe s distille alors son atmosphère spirituelle la plus intense.
Commentaires
PAVITRA
20H35 21 OCTOBRE 2008
«Nous ne coupons jamais nos cheveux. Il ne faut pas altérer ce que dieu a créé»
Et les ongles et la barbe, ils ne coupent pas non plus ... ??
Nico
13H55 21 OCTOBRE 2008
Merci pour ce court article ... Enfin un témoignage sur l'un des lieux indiens les plus sympathiques. J'ai eu la chance de passer une soirée et une nuit dans l'enceinte du Golden Temple en juillet 2001. Si le mode de vie est quelque peu ascétique (pas de tabac ni d'alcool ausi bien dans le temps qu'à l'extérieur), le peuple et la culture Sikh n'en restent pas moins très intéressant à découvrir. Seul touriste 'blanc', attraction distrayante d'un soir, j'ai beaucoup appris de multiples discussions avec de jeunes et moins jeunes dont le niveau d'anglais est largement suffisant à l'échange. J'ai découvert un peuple assez ouvert à l'étranger, cultivé, rigoureux, travailleur, assez grégaire et solidaire. La découverte du temple et des fidèles en pélérinage est assez impressionnant tout autant que l'aspect physique des Sikhs, généralement plus grands que leurs congénères indous ou musulmans. A voir donc ...