Arrivée le lundi 15 par 30 C°, sous une chaleur moite qui me rappelle celle des serres. Nous rejoignons La Boudeuse qui est au mouillage à Cayenne et faisons connaissance avec son équipage et l’équipe scientifique. Premier témoignage d'une des jeunes embarqués à bord de la goélette la Boudeuse.
Ma première nuit passée à bord est bercée par le roulis. Nous levons l’ancre mardi matin, cette première journée est consacrée à une prise de contact avec le bateau dont le second lieutenant nous explique tous les secrets (pas dit que je retienne tous les noms des voiles). Cette journée est aussi synonyme pour moi de lutte contre le mal de mer. Heureusement on me dit que ça passe en deux ou trois jours.
Mercredi matin, nous partons en expédition sur une des deux « îles de la Mamelle » située au large de Cayenne. Pour moi c’est une découverte de la végétation tropicale. Nous accompagnons Adeline Perkins, l’entomologiste du groupe (spécialiste des insectes) avec qui nous traversons l’île à la recherche de cigales. Malheureusement ces dernières sont spécialement sauvages et ne se laissent pas approcher facilement.
L’après-midi direction l’ile de la «Mère» située à quelques kilomètres. Nous y sommes accueillis par une colonie de singes écureuils très peu farouche. Nous ne pouvons résister à leur laisser quelques restes de notre repas du midi. Nous repartons l’après-midi en quêtes d’insectes, et montons à la tombée de la nuit un piège lumineux permettant d’attirer plus facilement ces petites bêtes. La récolte est plutôt bonne. Nous quittons l’ile la nuit tombée pour La Boudeuse, sur le chemin du zodiac, le plancton phosphorescent illumine notre trainée: magique.
Jeudi matin je fais partie de l’équipe qui part explorer la seconde « île de la Mamelle ». Cette fois-ci nous accompagnons Bruno Bordenave, botaniste. Nous tentons de faire le tour de l’île mais sommes arrêtés dans notre course par des falaises trop escarpées. Nous retentons notre chance en risquant une pénétration dans la végétation de l’ilot, mais là encore nous sommes arrêtés par une végétation trop dense. Décidément on dirait que cette île protège bien ses secrets. Nous rejoignons donc l’équipe sur « l’île de la Mère » et réalisons avec le botaniste un relevé de la biodiversité végétale sur quelques parcelles. J’apprends ainsi la méthode utilisée pour ce type d’exercice dont l’objectif est de quantifier la diversité des espèces présentes et leur densité. Retour en fin d’après midi sur La Boudeuse pour fêter le départ de certains scientifiques autour d’un pot. Déjà quatre jours passés, mais l’aventure ne fait que commencer !
NB: Les images ont été réalisées lors de l'expédition, mais les personnes photographiées ne sont pas forcément celles citées dans l'article.
Commentaires
Couac
00H33 10 MARS 2010
"rotsaka" est bien grincheux... Un peu jaloux, peut-être
A écouter ce genre "anti tout", rien ne sert à rien...
il est remarquble que les "anti" sachent toujours tout, et notamment mieux que tout le monde ils SAVENT ce qui est bon ou pas.
Mais c'est gavant, à force.
Moi je trouve que c'est bien ce qu'elle raconte, Zoé!
Ca change. Bravo Zoé, si! vraiment et encore plus si ça déplait au grincheux de service.
rotsaka
14H16 09 MARS 2010
Bonjour,
Avec les implantations de l'INRA, du CIRAD et de l'IRD en Guyane, avec la présence de l'institut Pasteur, de l'ONF et de multiples stations de recherche dont celle des Nouragues, quelle est le réel intéret et la plus value de cette enieme expedition de La Boudeuse ?
Les alibis scientifiques ont fait long feu et tout cela ressemble vraiment a du marketing. Rien ne parait nouveau, ni meme bien aventureux (...)
Tant de chercheurs bossent et triment vraiment, ce type de reportage (...) ne les sert pas vraiment. Et je prefere la reelle innovation du Radeau des Cimes de F. Hallé (...).
Enfin, si ca permet de decouvrir un peu la Guyane, tant mieux, on peut toujours rever...
Visiteur
12H22 09 MARS 2010
Il faut ecrire "entomologiste" et pas "entomologue"...