Protégée du temps, Libreville est la capitale confortable du Gabon, petit pays traversé par la ligne imaginaire de l’Equateur. On y trouve beaucoup de ressources précieuses, minerais, plantes médicinales, bois rares, sans oublier le pétrole qui paraît inépuisable. «Ces richesses expliquent l’indolence, la quiétude, et la relative prospérité de Libreville», note Vincent Godeau, historien de l’art et photographe, qui s’est y enraciné trois ans.
Comme il souhaitait «restituer le plaisir africain du maquis, un bar à ciel ouvert, comme il en existe des millions sur le continent africain», Godeau s’est endimanché. Et s’est retrouvé chaque semaine dans le même bar, sur une plage au bord de l’Atlantique. Il y a photographié la jeunesse, ses élans, ses emportements, et ses étreintes dans un climat de liberté.
Ses photographies sans fard, assez proches du reportage, débordent d’une joie transparente et électrique. Comme si, d’une certaine façon, s’enregistrait naturellement l’impétuosité de ces dimanches entre drague et musique. «Je cherchais le moment présent que ces jeunes portaient à incandescence», remarque Vincent Godeau, qui aime à comprendre, en voyage, la surprise-partie de la vie des autres.
Galerie Agathe Gaillard,
3 rue du Pont-Louis-Philippe, 75004 Paris (01 42 77 38 24), jusqu’au 9 juin.

http://www.best-regards.fr
http://www.agathegaillard.com
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