Littoral normand, falaises de Corse, criques des Alpes du Sud… A pied, à vélo ou à palmes, suggestions de promenades automnales entre mer et terre.
Envie d'air marin pour la Toussaint? Des dizaines de côtes s'offrent aux randonneurs plus ou moins sportifs. Sélection.
La Normandie marine Des grandes destinations classiques, comme Etretat ou Nez de Jobourg, aux chemins solitaires des gorges de Villiers, la Normandie qui s’étend du Mont Saint-Michel à la Côte d’Albâtre est une région qui séduira tous les marcheurs. Que l’on choisisse les forêts d’Andaine ou d’Ecouves, la Suisse Normande, avec ses gorges et ses lacs, ou les falaises de craie et les plages de la côte, chacun pourra trouver son chemin et son tempo en fonction de sa forme.
Si les randos d’altitude brillent par leur absence - le point culminant n’est qu’à 413 mètres -, on ne sous-estimera pas la difficulté de certains itinéraires, souvent caillouteux, raides dans les descentes et les montées, et très glissants après les pluies. Dans le département du Calvados, certains tronçons sont même barrés à cause du risque d’érosion.
Pour en savoir plus: le guide «Normandie du Mont Saint-Michel à la Côte d’Albâtre», Thomas Rettstatt, éditions Rother, 14 €.
Balades chargées d’Histoire Côte d’Azur et Alpes du Sud, entre Nice et Fréjus regorgent de sites magnifiques; du bord de mer aux sommets du Mercantour, entre lacs, rivières et trouées sur le grand large. Mais parce que la simple randonnée peut parfois lasser, surtout les plus jeunes, on couplera volontiers la marche à une visite de site historique ou archéologique.
Dolmens, oppidums, voies romaines ou ruines médiévales, on peut aisément recenser plus d’une trentaine de promenades à thèmes qui emmèneront les curieux des grottes de Grimaldi près de Menton, habitées depuis 230000 ans, au vieux village médiéval de Castellar, à cheval entre l’Italie et la France; en passant par la promenade de Nietzsche, près du village d’Eze, à quelques kilomètres de Nice, où le philosophe conçut une partie de son œuvre principale Ainsi parlait Zarathoustra.
Pour en savoir plus: «Rando malin, Côte d’Azur et Alpes du Sud», éditions Mémoires millénaires, 14 €.
La Corse en VTT Plus de 23000 mètres de dénivelé cumulé, 870 kilomètres à parcourir sur des routes et des chemins de terre, 28 parcours classiques ou inédits… Non vous n’êtes pas dans l’Himalaya à l’assaut d’une nouvelle voie du Kangchenjunga ou de l’Everest, mais en Corse, brinquebalant sur votre VTT. La crête alpine constitue l’arrière-plan de ces circuits où alternent les sentiers très techniques (généralement près des côtes) et les balades plus aisées.
Pour en savoir plus: «La Corse, à VTT», édition Chamina, 17,50 €
Le grand bleu Oublions l’Atlantique. D’octobre à mars, c’est la Méditerranée qui s’impose pour la plongée avec une très bonne visibilité, 20 mètres en moyenne, et la possibilité de visiter de nombreuses épaves. Après des années de dorades maigres, la vie marine et la flore ont repris des forces le long des côtes. Dans le Golfe du Lion, on appréciera la diversité géologique des fonds sous-marins, avec d’anciennes formations volcaniques du côté du Cap d’Agde ou les à-pics de la montagne des Abères qui fait frontière avec l’Espagne voisine. Le Golfe du Lion abrite aussi des criques propices à un premier baptême. Collioure est ainsi le cadre idéal pour mettre la tête sous l’eau. A ne pas rater non plus, la réserve de Banyuls, petit paradis des plongeurs avec ses sentiers marins au détour desquels on croise des coraux rouges, des aigles de mer, des mérous ou des corbs. Pour les passionnés ayant un budget plus conséquent, Corse, Tunisie et surtout la Mer Rouge en Egypte proposent des spots inoubliables.
Pour en savoir plus: «Guide de la plongée», Le Petit futé, 16 €.
Les deux visages d’Athènes La capitale grecque multiplie les contrastes. Elle est tout autant balkanique et orientale que méditerranéenne. Les coupoles de la mosquée ottomane y voisinent avec les murs corinthiens des ruines romaines, à quelques pas de statues et colonnes classiques, jouxtant un fast-food clinquant ou l’entrée art déco d’une station centenaire de métro… Quant au temps, il est lui aussi double: fait de pulsations, de bazars et de visites culturelles le jour; quand la nuit transforme la ville en une immense fête illuminée où touristes et noctambules peuvent errer dans les quartiers branchés ou visiter, gratuitement, l’acropole.
Pour en savoir plus: la revue «Ulysse», numéro d’octobre-novembre, 4,90 €.
Pierres de Bretagne Une église en pente douce, un jardin exotique au milieu des flots, une chapelle traversée par la route, un des derniers ponts habités d’Europe... Entre Armoret Argoat, les surprises cachées de la Bretagne n’ont d’égales que les variations de son climat. Mais c’est avant tout au contact des sites naturels que l’amateur de promenades insolites trouvera son bonheur, en parcourant terrasses, promontoires et landes salées, où résonnent encore les pas des chevaliers et seigneurs du temps jadis. Partout présente, la double empreinte du temps et des hommes s’impose aux randonneurs qui iront se perdre entre mégalithes, forteresses et légendes.
Pour en savoir plus: «Bretagne secrète et insolite», édition les beaux jours, 19 €.
Le long des golfes clairs
Commentaires
Visiteur
13H23 21 OCTOBRE 2009
bonjour aux auteurs de l'article : puisque vous n'avez pas sélectionné Calelongue dans votre article (et vous avez bien le droit, là n'est pas la question), pourquoi n'avez-vous pas utilisé une photo illustrant un des autres jolis lieux côtiers cités dans le texte plutôt que cette photo des petites îles prise depuis Calelongue ??
c'est toujours aussi étonnant les illustrations de certains articles.... vont être contents les agdois et autres corses de voir que vous semblez ne pas trouver de jolie photo de leur coin pour illustrer cet article................