Reportage de Sylvain Savolainen dans la capitale intellectuelle de l’Inde, entre les charmeurs de serpents, les ascètes et les coolies...
«On raconte - mais je ne l’ai pas vérifié - que si, à Calcutta, un voyageur court pour sauter dans un car bondé, six mains se tendent vers lui pour l’aider. C’est une des raisons pour lesquelles on appelle Calcutta «la cité de la compassion». Jean-Claude Carrière donne une présence chaleureuse aux photographies en noir & blanc prises par Sylvain Savolainen dans Calcutta-Kolkata, la capitale du Bengale Occidental, riche de quinze millions d’habitants. De temps en temps, il intervient et raconte une histoire, tout en laissant le photographe rendre compte de la vie incessante de cette cité vertigineuse, baignée par le Gange.
Les charmeurs de serpents (ils sont 800 000), les enfants qui travaillent dans les briqueteries, les snobs, les eunuques, les militants du parti communiste, les comédiens ambulants, Savolainen a une façon simple, directe, de rendre compte de la vie effervescente du peuple de Calcutta. Son regard est bienveillant. Il ne cherche pas à surprendre, juste à enregistrer les multiples destins croisés dans Calcutta. «Elle est la capitale intellectuelle de l’Inde. (…) Elle est même la ville au monde qui compte le plus grand nombre de librairies : près de 10 000 ! Mais qui les a comptées? Je ne sais pas.», ajoute Carrière, conteur né.
Calcutta, Sylvain Savolainen, Infolio éditions, 208 pp., 45 euros.
Texte de Jean-Claude Carrière.
www.best-regards.fr
Commentaires
xavier caron
10H17 31 DECEMBRE 2009
Un reportage ? Ou ça ? j'ai du rater quelque chose ou la définition du mot reportage a bien changé ...