Elle est femme, ce qui est encore peu fréquent dans cet univers-là et ne se revendique pas, loin s’en faut, plongeuse professionnelle. Pourtant sous sa cascade de cheveux blonds, Hélène de Tayrac, est une véritable professionnelle de la plongée.

Fondatrice du Salon de la plongée sous-marine et à la tête de la douzième édition prévue en janvier 2010, elle a pour ambition, cette année encore, de faire bouger les lignes. Explications.
Jevoyagedurable.com: La problématique environnementale fait-elle son chemin dans l’univers de la plongée sous-marine ?
Hélène de Tayrac : Oui par la nature même de l’activité. Que l’on pratique la plongée bouteilles, le snorkelling où même la chasse sous-marine, on est sensibilisé à l’état de l’eau dont laquelle on évolue et même si l’on n’est pas forcément toujours choqué par un sac en plastique jeté au coin d’une rue, on ramassera celui qui traîne au fond de l’eau. Du côté des professionnels, les actions se mettent en place. Les fabricants de matériel ont mis l’accent sur la diminution des packagings, autour des détenteurs notamment. Certains voyagistes ont choisi d’œuvrer pour le ramassage des déchets sous-marins. Depuis août dernier, le tour-opérateur Blue Lagoon met à disposition des plongeurs des filets de ramassage dans ses centres de plongée et les incite à remonter les déchets à la surface. Des politiques de tri des déchets sur les bateaux en mer Rouge ont également été mis en place. Une évolution que nous souhaitons accompagner au niveau du salon.