Politiques 29/03/2010 à 12h26 (mise à jour à 17h34)

2012 dans les têtes de l'UMP, pas dans les discours

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Liberation.fr

La présidentielle ? «Ce n’est pas le sujet du jour», a assuré Frédéric Lefebvre, interrogé lors du point de presse hebdomadaire de son parti, ce lundi midi. La«préoccupation des Français aujourd’hui, c’est la crise, c’est que le gouvernement et la majorité soient au travail», a affirmé le porte-parole de l'UMP, dénonçant «le petit jeu des observateurs et du PS qui ne se préoccupent que de 2012».

Le député Patrick Balkany, proche de Nicolas Sarkozy, lui aussi tente de calmer le jeu. «S’il y a un endroit où il n’y a pas de division, c’est bien à droite» et en 2012, «tout le monde sera derrière le président de la République». Le maire de Levallois-Perret ajoute : «Si vous voulez voir des divisions pour la présidentielle, allez regarder du côté de nos adversaires.»

Et pourtant, la présidentielle, l'UMP en parle, et beaucoup, et pas seulement dans l'entourage de Dominique de villepin, qui vient de créer son parti avec 2012 et Sarkozy en ligne de mire. Il y a «une attitude isolée de Dominique de Villepin, mais chacun, Alain Juppé le premier et les autres, ont considéré à juste titre que cette initiative ne correspondait pas aux attentes des Français», se défend Lefebvre.

Sauf qu'il oublie sciemment que Juppé, justement, a affiché ses prétentions dimanche soir sur BFM TV: «S’il arrivait, pour des raisons qui lui appartiennent, que [Nicolas Sarkozy] ne soit pas à nouveau candidat, moi je pense qu’il faudra des primaires au sein de l’UMP», a ajouté l’ancien Premier ministre. «Je n’exclus pas à ce moment-là d’être candidat à la candidature», a-t-il dit. Et quitte à se déclarer, autant se positionner. Le bouclier fiscal? «Il faut s’interroger sur sa pérennité». La réforme territoriale? «Il faut se donner un peu de temps». La justice sociale? Juppé réclame des mesures en faveur des «chômeurs en fin de droit», des «logements pour les travailleurs pauvres». Tout un programme.

2012 n'est donc pas à «l'ordre du jour» dans les rangs de la majorité ?Difficile de croire pourtant que le sujet ne sera pas évoqué lors du séminaire de travail qui, cet après-midi, regroupe députés et sénateurs de la majorité. Ce conclave, à huis clos, promet d’être encore un moment difficile pour Nicolas Sarkozy. Il avait été annoncé mardi dernier par le chef de file des députés UMP Jean-François Copé, après une réunion de ses troupes vent debout contre le chef de l’Etat et tout acquises au Premier ministre François Fillon. Des «Fillon, président», lancés alors par des députés avaient irrité Sarkozy.

Pas de division à droite ? En réponse aux candidatures actuelles ou futures, Xavier Bertrand, secrétaire général de l’UMP, a affirmé lundi matin que tous les candidats, y compris Nicolas Sarkozy s’il se représente, devront se soumettre à des primaires. «Il a toujours été dit que pour 2012 le candidat à la présidentielle serait choisi par les militants et quel que soit le statut du candidat, qu’il soit ancien président ou pas, il passera par le vote des militants.»

2012, le chef de file des sénateurs UMP Gérard Longuet a aussi parlé de la présidentielle, ce lundi matin sur Canal +. Lui «n’imagine pas» que Nicolas Sarkozy ne se représente pas dans deux ans. «Sous la Ve et dès lors que l’âge ne joue plus ou la maladie comme le président Pompidou, les présidents en place se sont toujours représentés, donc je n’imagine pas à cet instant que Nicolas Sarkozy, qui est dans la force de l’âge, puisse ne pas se représenter.»

Avant d’ajouter: «Maintenant, il est bon de savoir qu’il y a des talents à droite mais on le savait déjà.»

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