Société 13/03/2010 à 15h13

Un crash évité de justesse au-dessus d'Antibes

Un jet privé suisse a décollé peu après un Airbus et «est monté assez rapidement tout droit», sans respecter la procédure.

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Le crash a été évité de peu. (AFP Mauricio Lima/Archives)

Un appareil d’Air France et un avion privé ont dû effectuer une manoeuvre d’évitement en urgence peu après leur décollage mercredi de l’aéroport de Nice.

L’avion d’Air France, un Airbus, avait décollé de Nice et suivi la procédure standard de contournement du Cap d’Antibes. Puis un jet privé suisse a décollé peu après et «est monté assez rapidement tout droit, et n’a pas suivi la procédure standard, en coupant le virage au-dessus du Cap d’Antibes», a expliqué à l'AFP Maurice George, directeur des services de la navigation aérienne à la DGAC.

L’avion suisse a alors commencé à se rapprocher de l’appareil d’Air France, ce qui «a été détecté par le contrôle aérien qui l’a vu sur le radar, par le système au sol anti-collision radar et par les systèmes en vol TCAS» (trafic collision avoidance system).

Les pilotes ont été informés et ont «suivi leurs instruments de bord» leur indiquant «la procédure d’évitement»: «pour le pilote d’Air France de descendre et pour le pilote suisse de monter», a poursuivi le responsable de la DGAC.

Les systèmes anti-collision à bord sont faits pour se répondre par interrogation radar pour «que les deux instructions données aux pilotes soient cohérentes», a-t-il souligné.

Le Bureau d'enquêtes chargé d'une «analyse complète»

De son côté, la DGAC a fait un enregistrement et a informé le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) qui «va faire une analyse complète».

Interrogée par l’AFP, une porte-parole du Bureau confirmé que «le BEA a été informé et suit cet événement». «Le direction locale réunit toutes les données et tient informé le BEA», a-t-elle dit.

Selon le Journal du Dimanche, l’épisode s’est produit entre un Airbus d’Air France assurant la liaison Nice-Paris et un Falcon privé immatriculé en Suisse qui ralliait Milan.

Le pilote de l’Airbus a constaté sur ses instruments de bord le risque de «convergence» entre sa route et celle de l’avion privé. Il a alors effectué «une descente forcée» qui lui a permis de «se retrouver à 300 pieds - 90 mètres - en dessous du Falcon».

Selon la DGAC, la distance mesurée par les enregistrements radars était de 400 pieds (120 m), mais les deux avions n’étaient pas l’un en-dessous de l’autre, mais décalés latéralement de 1,4 mille nautique (2,5 km). La distance en diagonale était ainsi entre 2 et 3 km, précise la DGAC.

«Ces systèmes d’urgence font partie de la gestion de la sécurité», notamment pour les cas d’erreur humaine. «Les procédures standards de prévention des collisions ont marché comme elles devaient marcher», a relevé Maurice George.

(Source AFP)

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