Le luth dans tous ses éclats
Parti de l'Orient arabe, le luth a suivi divers itinéraires pour parvenir en Italie et en Andalousie musulmane, devenant l'un des instruments essentiels de la musique arabo-andalouse.
Les Cantigas de Santa Maria (milieu du XIIIe siècle) présentent l'une des premières manifestations du luth dans la culture européenne. Avec l'essor du jeu polyphonique, il devint ensuite un instrument majeur, grâce à l'adjonction des frettes sur le manche.
Bien qu'il soit l'instrument du soliste, le luth a toujours accompagné les orchestres. Il fallut attendre la seconde moitié du XXe siècle pour voir le musicien irakien Mounir Bashir le libérer de l'hégémonie de la sonorité vocale et l'imposer sur scène comme seul instrument de concert.
Pour ce 11e Festival de Musique, l'IMA convie seize luthistes, du Machrek et du Maghreb, maîtres confirmés ou jeunes talents prometteurs, accompagnés ou non d'autres instruments telles les percussions, la guitare ou la kwitra, pour interpréter des compositions originales, des improvisations ou des fusions riches et ouvertes sur l'universel.
Concert du vendredi 18 juin 2010
Il était une fois dans l'oud avec Kahled Al-Jaramani
On se souvient d'un magnifique dialogue entre deux musiciens pratiquant deux genres de musique antinomiques sur le papier. En ces temps où les hommes de la séparation comme les idolâtres du même et de l'unique semblent triompher, il avait été réconfortant de constater qu'un guitariste de rock (Serge Teyssot-Gay de Noir Désir), n'aseptisant pas son jeu et un joueur de oud (Khaled), puisant le sien aux sources de la musique orientale, pouvaient produire tant de beauté.
Portés par une même exigence d'honneteté, les deux musiciens avaient réussi avec l'album Inter Zone un dialogue unique en son genre.
Cette fois, nous retrouverons Al-Jaramani en solo et la magie opère toujours...
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