• Févr10

    c'a fé crem...

    Certainement pas nier le droit de grève. Non. Je ne me place pas en censeur dans ce débat, ni en dispensateur de conseils, de leçons et autres sermons. Être, quelque profession que l'on ait embrassée, est de plus en plus difficile. Être parent, être élève, être enseignant, être serviteur de l'État plus généralement, pour ne considérer que l'environnement éducatif, est de plus en plus difficile. Même dans les établissements de centre-ville...

    En réaction à Profs en Seine-Saint-Denis: «On est en colère»

    Voir le commentaire » répondre

  • Févr9

    Il est tard.

    En me relisant, je m'aperçois qu'il faudrait que je me fasse violence pour gommer toutes les coquilles (redoublement de mots et point d'interrogation inutile) qui encombrent mon texte. Il est temps je crois de tirer ma révérence.

    En réaction à Violence à l'école : comment répondre ?

    Voir le commentaire » répondre

  • Févr9

    Répondre?

    Des solutions, nombreuses, ont déjà été appliquées qui se sont vite usées, comme le reste.
    Comment agir sur la violence sans la stimuler, sans lui donner une nouvelle raison d'être et de se déclarer?
    L'école est un lieu d'éducation donc d'échange, de confrontation. L'enfant n'apprend plus pour apprendre mais pour se construire dans une relation aux autres et au savoir. Ces autres sont divers et sont de plus en plus sentis comme des menaces. Les connaissances sont de plus en plus suspectes de servir servir une chapelle, une idéologie, une stratégie politique, un intérêt économique... et doivent être interrogées, actualisées, mises en perspective. Elles sont devenues, par nature, contestables. Leur transmission n'est donc pas sans susciter des désaccords, des débats voire des conflits.
    Je me demande si l'éducation, telle qu'elle se transmet ou peut se transmettre aujourd'hui, n'est pas en elle-même génératrice de violence? Je serais tenté d'en juger par l'incroyable hostilité qu'inspirent à nombre d'intervenants le monde éducatif et les valeurs qu'on lui prête.

    En réaction à Violence à l'école : comment répondre ?

    Voir le commentaire » répondre

  • Févr9

    Ni grands ni petits...

    Revoyons un peu la distribution des rôles dans un établissement scolaire. Pendant les heures de cours, les enseignants prennent en charge les élèves dont ils sont pénalement responsables. Ce qui n'est pas sans poser quelques problèmes dans un certain nombre d'établissements. Pendant les inter-cours, les récréations, les heures d'étude, de repas, la vie scolaire prend le relais et encadre les élèves. Quand des professeurs demandent le renfort de surveillants dans leur lycée, ce n'est évidemment pas pour qu'ils prennent en charge leurs élèves, dont ils gèrent seuls la discipline entre les quatre murs de leur salle de classe. Les surveillants, qui dépendent de la vie scolaire, doivent pouvoir, par leur nombre, leur occupation de l'espace, leur vigilance, épargner aux élèves les tracasseries causées par des sujets remuants, mal disposés à respecter les règles et capables de toutes les transgressions. Pour pouvoir assumer leur mission dans de très grandes structures, ils doivent être suffisamment nombreux. (Je le concède, mon estimation manque de précision.)

    Le problème de l'éducation des enfants est, par ailleurs, un problème qui nous concerne et nous engage tous. Les professeurs n'élèvent pas seuls nos enfants, dont les comportements sont également le reflet de l'éducation qu'ils reçoivent dans leurs foyers, dans nos foyers. S'ils se comportent mal en société, c'est parce qu'un certain nombre de règles ne leur ont pas été inculquées par leurs familles. S'ils se comportent mal en classe, c'est peut-être également parce qu'ils n'ont guère à redouter de l'arsenal punitif dont disposent les enseignants et que des principes de droit limitent (à tort comme à raison).

    Enfin, il me semble que dans leur grande majorité, les enseignants sont dans leurs classe, que pendant les mouvements de grève, ils sont de moins en moins nombreux à s'éloigner de leurs classes. Ceux qui manifestent actuellement leur révolte sont ceux qui travaillent dans des conditions que nous ne pourrions que très difficilement endurer, et ce, alors même que bon nombre de leurs collègues sont encore, fort heureusement, épargnés par les phénomènes de violence qui sont hélas devenus leur lot quotidien.

    On ne se grandit certes pas en se dérobant à ses obligations. Mais peut-on vraiment considérer que les enseignants que vous placardez sont démissionnaires ou bien laxistes ou bien encore négligents?

    En réaction à Profs en Seine-Saint-Denis: «On est en colère»

    Voir les 2 réponses » répondre

  • Févr8

    Si le gouvernement cède...

    ... des adolescents et leurs parents, autrement dit, des citoyens comme les autres, se sentiront plus en sécurité. Il me semble que dans la bouche des esprits conservateurs, ce mot-là n'est pas un vain mot. Il est malhonnête de déplacer le problème. Si les enseignants sont en première ligne pour affronter les rigidités d'une logique comptable, ce n'est pas pour obtenir des avantages qui leur profiteront. Ils sont, comme nous tous, soucieux d'évoluer dans un cadre professionnel à l'abri des menaces, des brutalités, des drames. Pour mes enfants, je trouve préférable que l'on prenne des mesures susceptibles de leur assurer une certaine sérénité sur leur lieu de travail comme dans tous les lieux qu'ils sont amenés à fréquenter.

    En réaction à «Parfois quand je fais cours, je ferme la porte à double tour»

    Voir la réponse » répondre

  • Févr8

    Sourds et solidaires.

    Bonsoir à tous,
    Le dialogue de sourds s'est ouvert encore une fois entre des inconséquents qui développent encore une pensée magique et croient que l'on peut tout détruire et aussitôt tout reconstruire (allez on supprime l'EN et on lui substitue des établissements privés, tellement plus performants!), que l'amalgame vaut bien l'analyse (qui est au contraire un effort de dissociation), que tous les coups sont permis pour emporter l'adhésion... et les cibles de toutes les critiques qui prêtent d'autant mieux le flan aux attaques qu'elles cherchent à défendre toute une profession et un système éducatif qui ne sont pas dénués de tout reproche (il faut quand même l'admettre). Et vas-y qu'on ferraille, comme des chiffonniers. Pour rien, pour passer le temps, la mauvaise humeur. Ça au moins, ça ne mange pas de pain. Allez, bonne joute à tous.

    En réaction à «Parfois quand je fais cours, je ferme la porte à double tour»

    Voir le commentaire » répondre

  • Févr7

    Oh!

    La politique du gouvernement est ostensiblement sécuritaire, pas sécurisante...
    Il serait plus honnête, il me semble, d'éviter la confusion complète, et ce, même s'ils sont imbriqués, entre les problèmes des banlieues et ceux des établissements sensibles. Car c'est sans doute cette confusion que les politiques clientélistes, qui ratissent les voix des bien pensants (aussi grotesques d'un côté que de l'autre), exploitent pour justifier leur inertie...
    Un emplâtre sur une jambe de bois ne résout rien. Mettre des barrières autour des établissements, qui ne résisteront pas aux assauts des plus décidés, n'empêchera pas la diffusion de la violence. Redoubler les effectifs des surveillants risque de stimuler les instincts violents et le goût pour la surenchère de ceux qui opèrent en bande. Affecter des personnels de police aux entrées des établissements déplacera la violence ailleurs mais ne l'endiguera pas. Tout le monde le sait.
    Alors bien sûr, que faire? Ne rien faire au prétexte que c'est inutile. Ce serait lâche. Multiplier les annonces et les discours musclés pour manifester son volontarisme. On voit où cela mène, ou plutôt ne mène pas. Sanctuariser les établissements. Les moyens en personnel dont l'État dispose sont insuffisants. Impliquer davantage les parents dans l'effort de prévention des risques, leur rappeler qu'ils ont des devoirs envers la société, c'est leur faire endosser une responsabilité dont, nous le savons aussi, il est très difficile dans certains cas de s'acquitter, l'école de la rue concurrençant celle de la République et remettant en cause les principes d'une éducation honnête. Les moyens existent... peut-être, mais restent à imaginer et à mettre en oeuvre avec un souci de cohérence, de mesure et d'humanité. Des mots bien vides de sens dans la bouche de ceux, de tous ceux qui luttent pour l'accession au pouvoir.

    En réaction à Agression de Vitry : tir groupé de l'UMP sur le rival Huchon

    Voir le commentaire » répondre

  • Févr7

    C'est pitoyable.

    À gauche comme à droite, au PS comme à l'UMP, on se décharge de ses responsabilités, on recherche les coupables ailleurs, on brouille la lecture des événements qui mettraient les responsables politiques dos à dos. La question est-elle de savoir qui est responsable de la situation? Est-elle de savoir comment limiter les agressions en milieu scolaire et sur les chemins de l'école? Est-elle de savoir qui manipule le mieux l'opinion?...
    Pourrait-on agir ensemble, combiner nos efforts, coordonner nos actions? Non, bien sûr. Cela rendrait le choix des électeurs impossible entre des candidats de gauche et des candidats de droite, devenus indissociables. Le calcul, la stratégie politiques interdisent tout effort solidaire contre la violence qui envahit les établissements, déborde les adultes qui y travaillent, expose les élèves et inquiète profondément les parents, dont le sentiment d'impuissance et de révolte se tourne ensuite contre les enseignants, qui se sentent désarmés et pris en otage.
    Il nous faut des coupables, des responsables sur lesquels déverser notre bile. Nous préférons avoir des cibles plutôt que des solutions, qui nous priveraient de ces merveilleuses occasions de nous livrer à ce jeu stérile mais tellement grisant de la controverse. On aime se défouler, exercer librement et gratuitement notre droit de parole et de regard. Que d'énergie dépensée vainement.
    Une classe politique et un peuple, auquel bien sûr je m'associe pleinement (comme en témoigne ce billet d'humeur), qui cultivent l'art plus ou moins raffiné du bavardage, abrités sous l'arbre à palabres, c'est pitoyable. Et pourtant...

    En réaction à Agression de Vitry : tir groupé de l'UMP sur le rival Huchon

    Voir le commentaire » répondre

  • Févr7

    pro et contra

    e constate qu'à chaque fois que des problèmes surgissent au sein d'une école de la République, quelle qu'en soit la nature, elle donne à de certains esprits l'occasion d'exprimer leur hostilité au corps enseignant. Les professeurs sont des fainéants, des lâches, des bonimenteurs, des irresponsables, des bons à rien, des grévistes dans l'âme, des fumistes, des incapables... Mon Dieu, quelle profession! Ceux qui tiennent ce discours, et qui sont en revanche irréprochables, font de l'école le point d'origine de tous les maux d'une société. Comment voulez-vous que la société tourne rond quand l'école produit un tel gâchis?
    Les professeurs ne sont pas des victimes mais des coupables! Leur incompétence notoire, leurs revendications absurdes et contradictoires enferment l'éducation et les élèves dans la spirale de l'échec et de l'exclusion. Leur venir en aide serait incongru, admettre les difficultés qu'ils présentent comme endémiques reviendrait à considérer que le système éducatif peut être amélioré, moyennant peut-être quelques efforts de réflexion, un peu de courage politique et une véritable mobilisation collective.

    L'école, c'est quoi? C'est un lieu et c'est un moment déterminant de la vie d'un individu. À quoi sert-elle? À transmettre des connaissances, des savoir-faire et des valeurs à de futurs citoyens. Peut-elle assumer cette mission dans les conditions actuelles, héritées d'une dégradation du contexte économique et social, et d'une politique éducative soucieuse de faire des économies, y compris dans le domaine clé de la formation initiale des enseignants?

    Il n'y a pas lieu de dramatiser la situation. Il ne faut pas non plus banaliser certains phénomènes qui touchent de plus en plus précocement la population, notamment l'insécurité (et son pendant, la délinquance), l'instabilité (dans le travail, au sein même de la cellule familiale) et toutes les souffrances qui en résultent. La détresse que connaissent les adultes et les enfants se transporte à l'école et s'exprime de bien des façons. L'école n'est pas le lieu où l'on peut la traiter. Elle n'a pas vocation à prendre en charge les situations parfois extrêmes que vivent les populations qui la fréquentent. Et pourtant, elle s'emploie à le faire, parce qu'elle ne peut pas se dérober à un devoir d'assistance que chaque citoyen est tenu d'accomplir. Lorsque les cas de souffrance sont isolés, l'école peut assumer sa fonction première. Lorsque les cas de souffrance sont nombreux, multiples, difficilement compatibles, l'école devient un lieu improbable et explosif, où personne ne peut exercer son métier, adultes comme enfants, d'une manière sereine, où l'imprévisible devient la norme.
    En soi, le métier d'enseignant est un beau métier. Et lorsque les conditions d'apprentissage sont globalement réunies, c'est un métier passionnant et gratifiant, dans l'exercice duquel le professeur peut donner (même s'il ne le fait pas toujours) le meilleur de lui-même, pour le plus grand bénéfice des enfants. Bien des établissements en France fonctionnent dans des conditions favorables aux apprentissages. Cependant, et ils sont de plus en plus nombreux, notamment dans les régions où la population est dense et où la vie urbaine est rendue plus difficile par un contexte général de crise, certains établissements n'offrent pas un cadre de travail convenable aux élèves ni aux professeurs. Dans certains quartiers, dans lesquels les hommes politiques ne pensent guère à "investir", l'école est devenue le lieu de tous les dangers, de toutes les tensions.

    On pourrait faire le recensement objectif des établissements en crise, et adopter des mesures appropriées pour traiter certaines situations qui gangrènent la vie des élèves. Pourquoi ne le fait-on pas? Serait-on contraint d'avouer ainsi la négligence dont ont fait preuve les autorités compétentes? Bien sûr, il est politiquement plus judicieux, surtout quand on recherche le soutien de la population pour justifier une politique éducative, de laisser les enseignants dans la ligne de mire de tous ceux qui ont un compte à régler avec les institutions. D'autant plus que cette institution-là est inoffensive, faute de pouvoir se considérer légalement offensée. L'impunité dont peuvent bénéficier les détracteurs de l'école et du corps enseignant dans son ensemble, donne des ailes aux plus aigris, aux plus agressifs, aux plus complaisamment aveugles. Ils ont l'impression d'avoir raison parce qu'on leur permet de dire tout ce qui leur traverse l'esprit. Ils ont la puérile certitude d'avoir le droit de leur côté, comme des enfants à qui les limites ne sont pas clairement fixées. Face à eux, les professeurs dressent des barricades, se réfugient derrière des syndicats qui ne les défendent pas plus qu'ils ne les représentent, et s'enferment dans le déni de toute responsabilité et dans le refus de tout changement. D'un côté comme de l'autre, les positions se radicalisent.

    Où ira-t-on ainsi? Dans le mur, très probablement, chacun étant convaincu de la mauvaise foi de ses contradicteurs. Or, il est difficile de nier que, dans l'intérêt des enfants, de leurs parents, de leurs enseignants, et plus largement, de la nation, il serait préférable de cesser ce petit jeu mesquin et stérile de la critique et de la contre-critique. J'appelle de tous mes voeux l'émergence d'un dialogue débarbouillé de préjugés entre tous les acteurs de l'éducation, les parents (qui sont aussi des citoyens, des électeurs et des contribuables), les enseignants (qui sont aussi, souvent, des parents), l'État (administrateur et ordonnateur). Bien le bonjour à vous.

    En réaction à Agression dans un lycée: les profs exercent leur droit de retrait

    Voir le commentaire » répondre

Le Journal d'aujourd'hui 10 février 2010

Découvrez le journal numérique à feuilleter
Essayez-le !

Toutes les Unes de Libération !

Tous les avantages

réservés aux membres de libération.fr

  • Invitations à des événements culturels
  • Assistez à la conférence de rédaction de Libération
  • Invitations aux sessions musicales de Libération
  • Gagnez de nombreux cadeaux et bénéficiez d'offres promotionnelles

FORUMS

Faut-il interdire la burqa? (1007)
Le gouvernement pourrait envisager une loi «s'il s'avérait que le port de la burqa est subi». Votre avis.
Dernier commentaire burqa!
Vos souvenirs du bac (76)
Anecdotes, impressions, résultats... Et pour vous le bac, ça s'est passé comment?
Dernier commentaire Hiro
Qu'est-ce qui vous fait râler aujourd'hui ? (527)
Un coin spécial «coup de gueule» (parce qu'on a toujours un truc qui pèse sur l'estomac, pas vrai ?)
Dernier commentaire A ludiwin
Quel avenir pour le PS ? (2748)
Dans quelle direction se dirige le parti avec Martine Aubry à sa tête ? Comment faire cohabiter ses courants ? (suite de l'ancien forum : L'éternel casse-tête au PS ?)
Dernier commentaire à Tiphon / Lolo
Humus (133)
Ici, on cause écolo, on réfléchit aux solutions durables et les bâtons d'encens sentent la fougère.
Dernier commentaire A Copepe et à Lolo
La France doit-elle se retirer d'Afghanistan ? (241)
Doit-on rapatrier les troupes, éviter de nouveaux morts ? Ou bien doit-on rester sur place, «finir le travail», empêcher les talibans de revenir au pouvoir ?
Dernier commentaire Licite
La vie ric-rac (119)
Comment joindre les deux bouts ? Vos galères, vos combines
Dernier commentaire eh bien moi je dépense de plus en plus
La télévision publique sans pub, qu'en pensez-vous ? (235)
Les députés ont terminé, dans la nuit de mardi à mercredi, après 80 heures de débat, l’examen du projet de réforme de l’audiovisuel qui sera soumis au vote solennel des députés mercredi après-midi.
Dernier commentaire à copp
Education: Dolto a-t-elle tout faux ? (2030)
Dernier commentaire Un conscient collé j'te dis!
MDR :-) (147)
La rigolade du jour, la bonne blague qu'on vous a racontée, la scène de rue qui vous a fait rire, la réflexion qui vous a fait sourire...
Dernier commentaire J'ose ????