En vacances, la tendance n'est plus à la rapidité et les nouveaux touristes préfèrent la mobilette au jet.
"Il y a dix ans, les touristes voulaient voir un maximum de choses en un minimum de temps. Aujourd'hui, ils veulent s'imprégner de leur lieu de vacances. Le voyageur vit au rythme de la population locale, alors qu'il court dans sa vie quotidienne", explique Alain Capestan, directeur général de Voyageurs du monde. La crise, les préoccupations écologiques et le souci croissant de la préservation des spécificités locales ont indirectement ouvert le chemin à ce tourisme à échelle humaine. L'«authenticité» a pris le pas sur la quantité de lieux parcourus dans l'imaginaire du "slow tourist".
Le train est ainsi devenu le moyen de transport par excellence : traverser toute l'Europe en train ou encore monter dans le mythique Transsibérien sont des voyages de plus en plus prisés. Autre moyen de transport emblématique du "slow tourisme" le bateau. Au moment où "l'avion permet de traverser la planète en une dizaine d'heures", le bateau est synonyme de "retour à la tranquillité" et "rupture avec le stress quotidien".
"Le déplacement n'est plus tellement un moyen, mais un but en soi" commente Jeanne Divry, conseillère de Vision du Monde. D'autres disciples du "slow travel" explorent leur propre région, à vélo ou à pied ... ou se contentent de passer leurs vacances chez eux :outre-Manche, crise oblige, on assiste au phénomène des "staycations", dérivé de "stay" (rester) et "vacations"(vacances), pour s'occupper du jardin ou de la maison. Prochain emballement touristique, le dépaysement à domicile ?
Quelques liens annexes:
L'Europe en train:
francais.interrailnet. com/
www.espace- transsiberien.com
Agences de voyages à mobilité douce:
www.alpine-pearls.com
www.voyageons- autrement.com/slow-travel.html
www.slowtrav.com/ (en anglais)