Le profil public de sanzescale

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  • À propos de sanzescale : on n'est pas forcément obligé d'expliquer l'intégralité de l'univers en deux coups de cuillère à mot
  • Août29

    Merci danke schön Entredeux...


    dans quelle langue préféreriez-vous que je vous dise merci ?!
    Dites, et je vous le dis, merci, je veux dire...
    Merci donc.

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  • Août29

    Tut tut tut tut


    Distribution générale d’eau glacée… pour calmer les esprits en surchauffe.

    Espace, rescapez-moi ! Ils sont devenus fous. Y’a entre autres une étoile filante à mes trousses. Qui me met une pression quotidienne insoutenable.

    A tous : il n’y aura PAS de partouze… même si ce vote fait l’unanimité. Ôtez-vous cette salacité de la cervelle !!!!

    PS à l’attention d’Etoiledéneigeuh : je m’absente une huitaine de jours. NO wifi là où je vais m’enterrer. La suite à mon retour. Juré craché. Je sais, je gère mal mon agenda. Mais c’est génétique…


    La suite donc…

    Après la ribambelle de rinçades et de toasts portés à l'amitié entre Orientaux et Occidentaux, ils tentèrent de s'arracher tant bien que mal aux coussins moelleux du bar et partirent rebricoler le monde dans un restaurant, dont Waddah avait dit qu'il était niché dans l'emplacement d'un ancien palais, somptueusement retapé et aménagé autour d'un patio. Détendue mais lucide, elle souriait en observant leurs silhouettes longilignes raser avec peu d'aplomb les murs des ruelles sombres. Quoique. La perspective de les voir s'en envoyer quelques uns jusqu'à la possible biture l'amusait modérément. Sans compter qu'il faudrait traverser le souk pour regagner la pension où ils logeaient, et qu'elle ne pourrait aucunement se fier à son propre sens de l'orientation. Elle était du genre à perdre le nord autour d’un rond-point.

    Généreusement installés autour d'une grande table en bois, la soirée allait crescendo. Ils passèrent à la vitesse supérieure après le défilé de mezzés en décapsulant un deuxième flacon. Tout portait à croire que Waddah était tombé dans une bassine de raki quand il était petit. Il alternait un verre de vin et un godet d'eau-de-vie. La perfusion anisée aidant, il enchainait les drôleries et les bons mots. Dès qu'une assiette menaçait de se vider, il passait commande de nouvelles spécialités, brochettes chawarma, boulettes de viandes kefta et autres ragoûts parfumés, épinards aux notes amères, riz blanc etc.

    Elle aussi avait fini par tremper les lèvres dans un verre de raki, en prétextant que l'alcool l'aiderait peut-être à digérer la cascade de mets et à tonifier la suite de la soirée. Malgré quelques atermoiements, elle accepta de prendre un dessert, pensant que plus elle épongerait, moins elle aurait de chances de vaciller quand il s’agirait de verticaler.

    Quant à lui, une fois la panse remplie, il semblait avoir retrouvé sa belle humanité et laissé son cynisme sur les rayonnages poussiéreux de la boutique d'antiquités. Solidarité masculine oblige, il avait adopté le même rythme de boisson que Waddah. Avant qu'on ne leur apporte les crèmes de riz à l'amande et à la pistache, il en profita pour aller se refaire une beauté virile aux toilettes.

    Elle était restée assise silencieuse face à Waddah et jetait un coup d’œil au spectacle de la salle qui se vidait lentement. L'antiquaire profita de ce moment pour lui tendre un châle pashmina, souple et léger, aux nuances harmonieuses de parme et d'orange, qu'il avait choisi pour elle dans le bazar. Prise au dépourvu, mais décidée à n’en rien laisser paraître, elle l'observa fixement. Puis roula les yeux au ciel en signe d’exaspération et donc de refus. Refus qui ôtait à Waddah tout espoir de protestation.

    Au moment où les desserts étaient servis, il avait replié l’élégante soierie sans cesser de sourire. Ils étaient de nouveau attablés tous les trois, et la conversation avait repris de plus belle. Waddah leur proposa d'aller prendre le café dans la salle voûtée de la cave qui a priori faisait office de bar branché, quand elle sentit des genoux entrechoquer nonchalamment les siens.

    ...

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  • Août28

    Quelle chouette trouvaille, Espace !


    "Klaxonnez-moi", des fois que je sois sourde comme trois pots !

    Nan, pas à la savonnette d' Alep, l'embardée... disons plus le genre sol granitico-caillouteux qui se débine sous les sabots des canassons. Final mêmepareil : casse-gueule.

    Pour ce qui est de l'aparté et de vos dérangements plafoniques, pensez à prendre trois globuli de cabernet-sauvignon deux heures avant le coucher.

    Bien à vous et zau plaisir.

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  • Août28

    Etoile pressée


    Dites, y'a pas l'feu au souk !
    C'est gentil, je comptais en effet vous bafouiller la suite aujourd'hui. Or un sérieux contretemps m'en a empêchée. Je vous la promets pour un de ces quatre. Vraiment.

    Bien à vous.

    PS. Ne fantasmez quand même pas trop sur une partouze, hein...

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  • Août28

    Merci Fabuliste


    justement, puisque vous en parlez... journée on ne peut plus savonneuse en ce qui me concerne.

    Promis, je reviens dès que possible évoquer avec vous "Alep la rousse".

    Au plaisir !

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  • Août27

    Merci Unfortunately...


    Je suis un peu aux abois ce soir, mais je vous envoie déjà un bout d'un passage de la suite qui tergiverse et hésite à aboutir...


    Ils étaient restés quelques jours à Alep. Entre temps les Alépins avaient célébré la fin du ramadan. Waddah les avaient bien entendu invités à passer les voir et prendre un thé dans sa boutique qui dominait une petite place du quartier arménien. Elle aurait préféré s'abstenir, flairant le piège à mille lieues, mais lui était à la recherche de statuettes ou autres figurines à rapporter, et avait insisté pour qu'elle accepte. Ils étaient donc allés le voir et avaient passé une après-midi à siroter du thé ultra sucré à l'arrière de l'échoppe. Elle s'était donné un mal pas possible pour dissimuler sa curiosité et accorder un regard désintéressé aux trésors que lui commentait l'antiquaire.

    Sa stratégie pour jouer les garces hautaines était sans doute à revoir puisqu'elle était ressortie du magasin avec un service à thé en argent et une amulette en bronze patiné sur laquelle son regard s'était attardé une demi-seconde. Waddah avait insisté pour les lui offrir. Sans compter l'invitation à se retrouver le soir pour fêter la fin du ramadan autour d'un verre. Invitation qu'ils avaient acceptée, enfin surtout lui. Il le trouvait "sympa" disait-il. D'ailleurs, elle commençait à l'énerver avec son animosité méfiante vis à vis de ce type, bon sang ! Elle passait des heures à s'esclaffer comme une hystérique aux blagues bien grasses des chauffeurs de taxi. Mais pour une fois qu'on croisait un mec avenant, fin, drôle et détaché, elle jouait les starlettes.

    De toute façon, ils n'auraient jamais dû être à Alep ensemble ce soir-là, ni l'avant-veille, ni le surlendemain à Lattaquié où ils avaient l'intention d'aller quand ils auraient quitté la ville. Du grand n'importe quoi. Ou comment transposer les essoufflements d'une vie de couple d'un point A à un point B. Comme si la sensualité épicée des marchés orientaux, la douceur fruitée des bouffées de narguilé, ou la superbe des tamaris et des cyprès avaient pu avoir des vertus tonifiantes sur les suffocations d'une histoire.

    Toujours est-il que le soir même, ils s'étaient retrouvés dans un bar assez chic de la vieille ville où se croisaient bobos alépins et touristes. Ils avaient tous les deux commandé un verre de vin alors que Waddah taquinait un flacon de raki en les attendant. Elle sirotait tranquillement son Merlot, alors que lui ne s'y serait pas pris autrement s'il avait voulu picoler pour engourdir certaines sensations douloureuses... en un mot oublier les emmerdes. D'ailleurs elle aussi commençait à desserrer les mâchoires. Ils plaisantaient ensemble sur la signification de leurs prénoms respectifs, et plus l'heure avançait, plus l'estomac descendait au niveau de ses godillots d'une part et d'autre part, plus elle trouvait de la chaleur dans sa voix, de la vie dans son regard, de la rugosité dans sa façon d'être.

    ...

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  • Août27

    Souk et salamecs


    Elle l'avait vu qui les observait de l'autre côté de la rue alors qu'elle jurait contre ce bon-à-rien de plan. Le souk, la Grande Mosquée, la Citadelle, le hammam et les caravansérails ... tout y était certes, mais une fois lâchés dans la jungle citadine, ça n'avait pas manqué : la rue Al-truc était parallèle à la rue Al-machin. Or sur le plan, les deux axes se croisaient jusqu'à former un angle quasi perpendiculaire. Bref, les habituelles embrouilles de repérage. Une fois la grande artère franchie, il leur a proposé de leur venir en aide.

    Plus grand que la moyenne des Syriens, le gaillard causait mieux l'anglais que la moyenne... des Syriens donc. Elle l'observait à son tour alors qu'il expliquait à son costaud comment trouver la citadelle sans faire trois fois le tour du cimetière. Les deux hommes plaisantaient déjà, alors que la chaleur blanche l'anesthésiait et qu'elle cherchait à échapper à la cacophonie des taxis jaunes se bousculant au carrefour, pour trouver l'ombre fraîche d'une ruelle ou d'une mosquée. Tout dégoulinait : chemise, toile de pantalon, même la cotonnade. Le ramadan battait son plein de rien et la plupart des gargotes affichaient "fermé". Et ces deux là qui n'en finissaient pas de faire connaissance.

    Si ce type n'était pas un rabatteur, elle voulait bien se convertir sur le champ à l'ascétisme, se disait-elle. Elle s'imaginait déjà qu'ils allaient mordre à l'hameçon bien affûté d'un des vendeurs de tapis du souk, pour s'entendre dire que contrairement à ceux du voisin, ses tapis étaient de fabrication artisanale, d'ailleurs la belle-sœur de la nièce de Bachar el-Assad ne lui avait-elle pas passé une importante commande l'avant-veille. A moins qu'il ne tente de leur refiler des savonnettes pour trois fois le prix pratiqué dans le souk.

    Waddah l'antiquaire (il s'était déjà présenté), lui paraissait tiède. Et ce malgré la longue silhouette noueuse qui laissait supposer une condition de sportif et le regard noir et franc qui d'ailleurs s'accrochait déjà au sien. Ça l'agaçait. Plus elle fuyait ses œillades, plus il insistait. Ne sachant si c'était elle qui avait l'esprit tordu, lasse de ces salamalecs, elle décida qu'il était temps de prendre congé et, après s'être emparée du plan bidon, elle prit la direction de la vieille ville.
    ...

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