Venezuela. Légendes indiennes et langueur caribéenne
Les mois d’été sont idéaux pour découvrir l’exubérance de la végétation du Massif guyanais, au sud du Venezuela. Un étrange paysage de montagnes tabulaires pouvant atteindre 3000m (les tepuyes), parcouru de rivières et de cascades, donne au site des allures de Grand Canyon tropical. C’est dans ce décor que se cache la plus haute chute d’eau du monde (970m), le Salto Angel, qui constitue le clou du voyage dans ce territoire indien qu’une nature insolite a nourri de légendes. Après la découverte de ces grands espaces, direction les plages.
A 160 km au large de Caracas, Los Roques matérialise le rêve de l’archipel paradisiaque: 42 îles baignées par des eaux turquoise, une barrière de corail classée troisième au monde pour sa diversité, des plages immaculées de sable blanc. Reconnu parc national en 1972, le lagon affiche une beauté intacte. On est très loin du tourisme de masse des Caraïbes: ici on séjourne dans des posadas, petites maisons familiales sur l’île de pêcheurs de Gran Roque et l’on rejoint les îlots voisins dans des barques locales, les lanchas, pour plonger ou farnienter.
En pratique
- Formalités: passeport valide 6 mois après la date du retour et billet A/R.
- Accès: Air France-KLM assure un vol direct quotidien vers Caracas au départ de Paris. Depuis Caracas, nombreux vols intérieurs vers Los Roques et Ciudad Bolivar (accès au Massif guyanais).
- Offres: Makila Voyages propose un circuit en individuel de 10j/8n incluant le Massif guyanais (nuits en hamac) et une mini croisière en voilier à Los Roques, en pension complète à partir de 2 500€ TTC par personne. Voir également les tours opérateurs Jet Set Equinoxiales, Nomade Aventure et Terres d’Aventure.
Costa de la Luz. L’autre côte espagnole
Populaire à Cádiz, ville portuaire rebelle qui vécut grand train du temps des colonies espagnoles. Culturelle à Jerez de la Frontera, capitale de l’art équestre, du flamenco et du vin éponyme. Envoûtante à Tarifa, au point de rencontre de la mer et de l’océan. La Costa de la Luz recouvre le littoral atlantique de l’Andalousie. Dans sa partie sud, elle recèle de longues plages dorées, cernées de dunes et de pinèdes. Ouf, elles ont échappé au bétonnage ! Pour une nature plus sauvage encore, c’est le parc national de Doňana, à l’embouchure du fleuve Guadalquivir, qu’il faudra rejoindre. Classé au patrimoine mondial de l’Unesco, il abrite 31 espèces de mammifères (sangliers, cerfs, daims, mangoustes, lynx ibériques …) ainsi que 340 sortes d’oiseaux (canards sauvages, hérons, cigognes, flamands roses, aigles impériaux…). Andalouse, la côte a aussi son village blanc, Vejer de la Frontera, à quelques kilomètres de la mer. Piquée de villes d’histoire et dotée d’une gastronomie réjouissante, la Costa de la Luz est idéale pour un périple en voiture, à deux ou en famille.
En pratique
- Formalités: carte d’identité.
- Accès: Clickair et Air France/Air Europa assurent vers Séville 2 vols directs quotidiens au départ de Paris (1 seul vol le samedi avec AF). Iberia dessert Jerez de la Frontera, plus proche de la côte, avec 3 à 5 vols quotidiens via Madrid, depuis Paris et la province
- Offres: Donatello propose une formule vol direct A/R pour Séville + voiture de groupe A pour 7 jours à partir de 320€ TTC par personne. Voir également les tours opérateurs Mundicolor, Transeurope et les sites www.forfait-flash.com et www.octopustravel.com.
Bornéo. Terre sauvage
A l’écart des parcours touristiques de l’Asie du sud-est, Bornéo a des airs de contrée inexplorée. L’île se découvre pourtant facilement côté Malaisie orientale, dans les états du Sabah et du Sarawak. Là-bas une jungle luxuriante plonge dans une mer émeraude, au sein de parcs naturels. C’est le seul endroit au monde, avec Sumatra, où l’on peut encore observer des orangs-outangs. Les amateurs de randonnées graviront le Mont Kinabalu, 4095m, pour voir le soleil se lever sur l’île, après une nuit en refuge. A l’est, sur l’île de Sipadan, un masque et un tuba suffisent pour nager au milieu des tortues vertes, des bancs de barracudas et autres raies mantas devant des plages vierges. La générosité de la nature n’a d’égale que l’incroyable hospitalité des tribus indigènes qui peuplent l’intérieur de l’île. Les routes y sont inexistantes: on se déplace en pirogue ou en petit avion pour rejoindre des villages où les ethnies Kelabit et Iban vivent encore dans les « long houses », ces longues maisons communes bâties sur pilotis en bois.
En pratique
- Formalités: passeport valide 6 mois après la date du retour et billet A/R.
- Accès: Malaysia Airlines assure un vol quotidien entre Paris et Kuala Lumpur, avec correspondance vers Kuching (Etat du Sarawak) ou Kota Kinabalu (Etat du Sabah).
- Offres: Nouvelles Frontières propose un circuit en groupe de 14j/11n en hôtels 3* et 4*, de luxe et lodge, en pension complète du 2ème au 12ème jour, à partir de 2 165€ TTC par personne. Voir également les tours opérateurs Asia, Yoketaï, Terre d’Aventure pour la randonnée et Ultramarina pour la plongée.
Mayotte. Sanctuaire de vie marine
A partir d’août et jusqu’en octobre, les baleines à bosse viennent pouponner dans les eaux de Mayotte avant de reprendre la route des pôles. Les dauphins et les tortues sont présents toute l’année et c’est à la nuit tombée que l’on pourra observer les tortues vertes sortir de l’océan pour venir pondre sur la plage. Avec un des plus vastes lagons fermés au monde et une double barrière récifale, Mayotte s’impose comme une destination privilégiée pour la plongée, avec bouteilles pour les initiés et libre pour les amateurs. Ainsi, sur la presqu’île de Sazilé, espèces pélagiques et poissons tropicaux se livrent aux nageurs dans d’exubérants massifs coralliens. Mayotte a d’autant plus de charme qu’elle est encore peu développée au niveau touristique, contrairement aux îles voisines de La Réunion ou de Madagascar. Pour ceux qui préfèrent la terre ferme, elle offre le visage d’une « île aux parfums », de vanille, d’ylang-ylang, avec des chemins de randonnée fréquentés par des lémuriens roux, rares en dehors des Comores.
En pratique
- Formalités: carte d’identité.
- Accès: Air Austral assure un vol quotidien au départ de Paris et 2 vols hebdomadaires au départ de Marseille, Toulouse et Lyon via La Réunion.Voir aussi Corsair.
- Offres: Nouvelles Frontières propose un séjour de 9j/7n en écolodge, en petit-déjeuner, vol et transfert compris, à partir de 1 805€ TTC par personne. Voir également les tours opérateurs Cocorico (séjours et nombreuses excursions), Aquarev et Key Largo pour la plongée.
Bretagne. La presqu’île de Crozon racontée par les « presqu’îliens »
Entre Brest et Quimper, cette langue de terre déchirée de falaises et de longues plages sablonneuses, se découvre désormais avec des « balades sonores ». Anecdotes des habitants, rappels d’histoire, explications de naturalistes, contes: le Cap de la Chèvre se révèle en paroles et musiques grâce à l’initiative originale de la Maison des Minéraux, le musée du parc naturel régional d’Armorique. C’est l’occasion de découvrir cette terre sauvage mal connue, sauf des surfeurs et des aficionados de musiques du monde qui fréquentent chaque année le Festival du Bout du Monde. A l’affiche cet été, du 8 au 10 août: Emir Kusturica, Keziah Jones…Des plages musicales entre la découverte de l’océan et les paysages de falaises et de rochers. Au programme également: les flâneries sur le port de Camaret, riche d’un patrimoine architectural militaire et religieux ainsi que les promenades sur les sentiers parfumés qui relient les villages de penty, ces maisons traditionnelles en pierre avec toits en ardoise et volets bleus.
En pratique
- Accès: En train : 8 départs par jour pour Brest et 7 pour Quimper, depuis Paris-Montparnasse.
En avion : Air France assure 9 vols quotidiens depuis Paris (7 le samedi et 6 le dimanche) ainsi que des vols hebdomadaires depuis Nice, Lyon, Marseille, Toulouse et Nantes avec Britair. Voir aussi Airlinair (5 vols hebdo. depuis Bordeaux) et Jetaifly (3 vols hebdo. depuis Toulon).
- Offres: Kastell Dinn propose 7 chambres d’hôtes dans un penty « éco-habitat » au Cap de la Chèvre. A partir de 52€ la chambre double avec petit déjeuner (www.gite-rando-bretagne.com). Voir aussi www.presquile-crozon.com
Commentaires
gertrude
16H05 06 JUILLET 2008
Tout a fait d accord avec Voisenon mais heureusement que le camping existe.Il permet aux pauvres ,comme tu dis, de passer quelques jours de vacances aux memes endroits merveilleux que les friques!!!!!En etant meme parfois plus pres de la plage.
frédéric
17H14 02 JUILLET 2008
bonjour
je suis allé à bornéo l'an dernier dans les endroits indiqués dans cet article. CE QUI EST ÉCRIT EST UN MENSONGE.
l'auteur n'y a manifestement jamais mis les pieds.
Bornéo, c'est un DÉSASTRE ÉCOLOGIQUE. déforestation (ou plus précisément : destruction de la foret primaire pour la remplacer par des plantations de palmiers à perte de vue) et disparition de la vie animale sauvage.
c'est SCANDALEUX de faire de la désinformation à ce point...
frédéric
rousseau
13H42 01 JUILLET 2008
pour ce qui est du Venezuela,il serait bon d'attirer l'attention sur les risques encourus ,notamment les attaques en mer ou au mouillage par des pirates poussés par la misère
nous avons vecu cette malheureuse aventure en debut d'année et la vie de l'un d'entre nous est désormais brisée(tetraplegie)
Fan du site Voyages
21H51 14 JUIN 2008
Quand tu prends ta voiture pour aller faire une course que tu pourras faire le lendemain, tu penses au problème écologique occasionné par deux voyages?
La déforestation, tu penses que tu y contribues en jetant un papier sur lequel tu as écrit deux mots?
Mais la palme revient au malheureux qui parle de sponsors... Des journalistes d'efforcent de faire leur boulot et à part les descendre, vous ne faites rien. Toi qui est si intelligent, propose un article à Libé Voyages, parles de l'Afrique! En tout cas, vous êtes vraiment des gens très constructifs! On parle de jolies destinations, en essayant d'oublier quelques instants le faît que l'on détruit notre planète.. Mais c'est le système qui fait ça, pas un article sur un site! Quand tu prendras l'avion la prochaine fois, penses-y, et explique nous ce que ça fait, ensuite on t'écoutera peut-être...
Quant aux remarques politiques, c'est tellement ridicule et en décalage avec l'article qu'il ne vaut mieux pas en parler.. Que celui qui est capable de mieux faire et d'arrêter de se plaindre en descendant les autres pour se sentir mieux parle, et intelligement si possible..!
Beatus Vir
14H08 12 JUIN 2008
Pour ce qui concerne Bornéo, il faut être plus factuel que cela : j'y ai passé deux semaines en Mars et je suis revenu TRES TRES déçu.
Oui, les malaisiens ont un grand sens du service, sans être obséquieux,
Oui, la tribu Iban dont nous avons brièvement partagé le quotidien est très accueillante,
Non, ce n'est pas une des dernières "Terrae incognitae" de la planète, car la déforestation progresse à pas de géant.
Nous avons pris plusieurs vols intérieurs, ce qui nous a permis de constater que cette partie malaisienne de l'île devient une immense plantation de palmiers à huile (plusieurs millions d'hectares), avec tout ce qui est associé à cette activité : outre la déforestation, construction d'huileries, routes, logements pour les travailleurs, etc ...
Quand au mont Kinabalu, ses pentes commencent à se couvrir de serres plastifiées et, globalement, la faune et la flore sont en très net recul. Enfin, pour les orangs-outangs, il n'y a guère que dans la réserve de Sépilok que l'on peut en voir encore, tant la destruction de leur habitat naturel les chasse vers les quelques endroits encore intacts, mais très contrôlés qui subsistent.
Au final, économisez vos euros pour une autre destination, à moins que vous ne vouliez voir de vos yeux un désastre environnemental en marche, je dirait même, en course.
Charlie
19H19 11 JUIN 2008
Libé, tellement en pointe en ce qui concerne la défense de l'environnement, a t-il calculé l'empreinte écologique de tous ces déplacements ?
olive
17H01 11 JUIN 2008
c'est sponsorisé ?
rien en afrique ?
Voisenon
14H32 11 JUIN 2008
mouhai... des destinations hors du tourisme de masse et coûte "un bras"...moi aussi je vous en trouve....claquer 2000 euros / personne et par semaine... vous pigez le Figaro magazine ou quoi. Ben oui...les lecteur de libé sont des csp + (comme toute la presse)...Les pauvres partent en bagnoles faire du camping sur la côte d'azur et vote Sarkozy.