Le Parc des Ecrins recherche des témoignages (photos ou écrits) afin de réaliser une exposition pour les Rencontres de l’image de montagne, les 13 et 14 juin à Bourg d’Oisans.
Espace de nature protégé, situé entre Gap, Grenoble et Briançon, le Parc national des Ecrins est un territoire de haute montagne qui fait le bonheur des amateurs de randonnée, d’escalade ou d’alpinisme mais aussi des contemplatifs, amoureux de nature, de paysage... C’est à eux tous que le Parc demande aujourd’hui de « témoigner ». Témoigner du caractère de ce territoire, en mots et/ou en images : photos, poèmes, lettres…
«Il ne s'agit ni d'un concours photo ni d'une quête nostalgique, précise Claude Dautrey, responsable de la communication du Parc des Ecrins. C'est une initiative qui s'inscrit dans le présent et l’avenir du Parc. »
Depuis 2005, le statut des parcs nationaux français a été modifié par la loi. Ils sont aujourd'hui composés de deux grandes zones: le «cœur » qui a pour vocation la protection de la nature, et la « zone d'adhésion » où le développement économique sera encadré par une charte unissant les communes concernées et l’espace protégé. Chacun des parcs nationaux a trois ans pour mettre en œuvre ce projet de charte avec les associations de protection de la nature, les professionnels du tourisme, les collectivités locales…
«Avec cette réforme, les Parcs ont pris du poids en matière réglementaire, explique Claude Dautrey. Ils doivent délivrer un avis conforme sur tous les projets soumis à étude d’impact dans la zone d'adhésion. Les Parcs peuvent ainsi stopper tout projet qui porterait atteinte au cararactère du territoire. »
Histoire, par exemple, d’interdire le développement anarchique de télésièges dans les stations de ski ou les courses en 4x4 en pleine nature. Problème : comment définir le« caractère » d’un territoire ? «C’est la question sur laquelle tous les parc nationaux s'arrachent les cheveux aujourd’hui», reconnaît Claude Dautrey.
Il existe autour de ce sujet un vide juridique, bien souligné par le conflit suscité, par exemple, en 2000 par l’éclairage nocturne de la face nord de la Meije par exemple. Certains applaudissaient, d'autres protestaient, arguant justement qu'on portait atteinte au caractère de cette magnifique montagne, qu’on niait les clairs de lune et les nuits noires. «Le parc des Ecrins est très souvent en première ligne pour la défense de ce patrimoine immatériel: le paysage, le silence de la nature, la beauté de la nuit …», note Claude Dautrey.
Le comité scientifique du Parc est donc chargé d’élaborer une définition de ce « caractère » à partir de données objectives (géographiques, géologiques, faunistiques, floristiques). «Mais il nous manquera la part d'interprétation, de sensation lié à la perception individuelle de chaque visiteur du Parc. C'est pour cela que nous avons lancé cet appel à des témoignages, les plus personnels possibles. Plus que l'exposition qui en découlera, plus que l’esthétique des photos par exemple ou la beauté des textes, ce qui nous intéresse c'est la diversité de ces expressions. »
Le parc des Ecrins réceptionnera tous les témoignages jusqu'au 2 mai seulement, car l’objectif est de réaliser une première exposition pour les Rencontres de l’image de montagne, les 13 et 14 juin à Bourg d’Oisans. Alors à vos plumes et à vos appareils !
Témoignages à adresser au Parc national des Écrins, service Accueil et Communication, Domaine de Charance, 05000 Gap.
ou bien à ecrins-parcnational@espaces-naturels.fr
Pour en savoir plus, consulter le site web du Parcdes Écrins
http://www.les-ecrins-parc-national.fr/frame/f_actu.htm