Enfant du rock de Los Angeles, Beck est, il faut croire, ce qu’il clamait être en 1994 dans son tube planétaire. Un "loser". L’éternel blond californien aux cheveux longs, qui tente désespérément de vendre sa villa de Malibu avec piscine et court de tennis, fait aujourd’hui les frais de la crise. Car la dégringolade des prix de l’immobilier ne s’est pas arrêtée à la frontière de cette charmante bourgade qui surplombe le Pacifique. Ainsi, le musicien de 38 ans a dû se résigner à ramener le prix de sa maison de 2 399 000 dollars à 2 345 000.
L’agent immobilier en charge de la vente, Richard Klug, explique à Libération : "On avait sans doute surévalué le prix de départ, donc on l’a revu à la baisse quelques mois plus tard". Plus généralement, dans la région, les stars ne sont pas (totalement) à l’abri. "Les riches ne se sentent plus riches en ce moment", ajoute-t-il. "Les victimes de (Bernard) Madoff par exemple, j’en connais quelques unes. Ce n’est pas qu’ils le veuillent mais ils doivent parfois se résoudre à vendre". La chasse au superflu a donc gagné Malibu, et les propriétaires de résidences secondaires, tel Beck, vendent. Ce marché de luxe accuse "une baisse de 10% environ ", estime Klug.
La résidence du sage rocker, "un ranch très branché style mi-20ème" selon la description de l’agence, est située à deux pas de la Pacific Coast Highway. Mais faute de vue sur la mer, son prix est dérisoire comparé à d’autres somptueuses bicoques qui peuvent dépasser les 40 millions de dollars ! La maison de Beck est, dans ce décor, relativement sans prétention. Et l’artiste, scientologue comme sa femme, l’actrice Marissa Ribisi, a sans doute d’autres dépenses à assurer...
Commentaires
Je dirais même plus : c'est vraiment très très intéressant comme article...
Nikos Aliagas n'aurait pas fait mieux.
C'est passionnant, merci Next !
Quelle horreur... Le monde est vraiment en train de changer si les plus riches de la planète comme à vivre en un petit peu moins riche...