Les disques d'or d'Alain Bashung mis à la vente

17 AVRIL 2009
PHOTOS: REUTERS
TEXTE: P.O (avec l'AFP)
Alain Bashung Mise aux enchères Disque d'or

Les "chansons-monuments", "Gaby oh Gaby", "Vertiges de l'amour" et Pizza" d'Alain Bashung, feront l'objet d'une vente aux enchères au mois de mai.

Trois disques d'or d'Alain Bashung, ceux des 45 tours "Gaby oh Gaby" et "Vertige de l'amour" et celui de l'album "Pizza", seront vendus aux enchères le 20 mai à Paris pour le compte d'un particulier qui les tenait du chanteur.

Ils seront mis en vente à l'hôtel Drouot sous la forme de deux lots, a indiqué le commissaire priseur Me Giafferi. L'un est le disque d'or de "Gaby oh Gaby", daté de novembre 1980 et estimé à 2.000/2.500 euros. L'autre est un encadrement qui réunit les disques d'or de "Vertige de l'amour" et "Pizza" (1981) et est estimé à 4.000/5.000 euros.

"Ca ne vient pas de la succession d'Alain Bashung. Ils viennent d'un particulier à qui il les avait donnés", a déclaré le commissaire-priseur. Ces objets font partie d'une vente intitulée "Tout or" et qui rassemble des bijoux sculptures signés Arman, César ou Braque.

Alain Bashung s'était établi en trente ans de carrière comme l'un des chanteurs, poète, compositeur, les plus importants de la scène musicale française. Il  décède le 14 mars dernier à 61 ans, après avoir obtenu trois trophées aux 24èmes Victoires de la Musique.

 

Commentaires

Visiteur
08:33 11 MAI 2009

C’est vrai, tu as raison : qu’est-ce qu’on en a à foutre, de cette histoire de disques d’or.
Je sens encore l’empreinte de ta main sur mon épaule.
Le sourire des anges
Les clochers des églises
Le silence
Ton sourire, mon ange,
devient le mien
Et tout est bien


Visiteur
11:35 08 MAI 2009

Pendant ce temps, dans l’ombre...
Il les a mis en lieu sûr, on ne sait jamais. Manquerait plus que ça, un cambriolage, juste maintenant. Mais dans la vie, il faut s’attendre à tout. Des minables qui passeraient par hasard chez lui, et fini ! Plus de trésor, terminé ? Non, pas possible, pas si près du but. Depuis le temps qu’ils dormaient, tranquilles, il les avait presque oubliés. Et puis Bashung, son pote Bashung, était tombé malade. Ah. D’un seul coup, il s’en était souvenu. Et puis Bashung était mort. Et : surprise. Tout ce monde qui le pleurait, non il n’aurait pas pensé ça. Qu’il avait des admirateurs, oui bien sûr il le savait, mais tant de gens, et un tel chagrin, il ne s’y attendait pas. Depuis, son sourire intérieur ne l’avait plus quitté. Un sourire de tranquille contentement qui aurait fait plaisir à voir si on avait pu lui arracher son masque de circonstance. Mais l’ennuyeux avec la mort, c’est qu’on était bien obligé d’afficher le chagrin.
Tout s’était bien passé : ce serait le 20 mai, pas trop éloigné, pas trop proche, oui vraiment bien. Et puis, ces ventes aux enchères, c’était l’idéal : parfaite légalité, parfait anonymat.
Juste avant de s’endormir, il s’était repassé comme un film sa soirée.
Il était au restaurant, avec des copains. Soirée joyeuse, sympa, comme lui. Le temps avait passé, on pouvait se permettre d’être joyeux. Enfin.
Toi et moi aussi, on a fait comme dans les films : silencieux on s’est approché du restaurant. Tu le connais bien, ce restaurant, tu y venais souvent. Le soir commençait à tomber, on est resté là, devant la fenêtre, à regarder à l’intérieur, quelques gouttes tombaient. Un peu de vent. Bruits de la salle, ambiance joyeuse, musique en sourdine, silence au dehors, avec nous, autour de nous. Personne ne nous a vus. Juste devant la fenêtre sans rideaux, une table, avec deux vieux, silencieux comme nous. Aussi immobiles tous les deux. Des statues comme nous. Ils n’avaient pas l’air de nous voir.
Moi je ne voyais que lui.
C’est ce que je voulais.
Juste le voir.
Voir à quoi ça ressemble, un être humain comme ça. J’ai bien dû en croiser dans ma vie, sans le savoir. Mais là je sais, ça fait la différence. « Simple curiosité », je t’ai dit. C’était la vérité. On est resté là un petit moment, pas trop longtemps. A tout hasard, j’ai posé une main sur ton épaule, sans oser te regarder. J’ai pensé que lui et moi, on avait un point commun : la curiosité. Moi aussi, en dehors de celle de le voir, je suis curieux de savoir combien ça va lui rapporter.
Après ça, sans un mot on est parti. Tu es allé te poser sur le clocher d’une église avec ton sourire vaguement intrigué, un peu amusé aussi, et moi je suis allé me coucher.
On a dormi tous les deux comme des anges.
Lui aussi.
Ce matin je me suis réveillé, j’avais oublié son visage.
Et j’ai pensé qu’après tout il est peut-être un ange lui aussi, puisque personne ne le voit.
Oui, mais alors un ange déchu, tombé si bas que plus personne au monde, et surtout pas moi, n’a la curiosité de savoir qui il était quand il était ton ami.
Puisque maintenant il n’est plus personne.


Visiteur
12:23 25 AVRIL 2009

quelle honte !!!! il n'y a que des vermines pour recuperer de l oseille !! au pire, qu'il les vendent pour financer un musée a MR BASHUNG QUI EST POUR MOI UN DES ARTITES LE PLUS IMPORTANT DE TOUS LES TEMPS !!! QUE L ETAT FASSE QUELQUE CHOSE , A MME ALBANEL DE SE BOUGER POUR LA CREATION D UN MUSEE , CELA SERAIT SUPER !!!!! ET QUE L ON SACHER QUI EST CETTE CREVURE QUI PROFITE DE VENDRE SES BIENS QUE MOI JE GARDERAI ET ACCROCHERAI DANS MON SALON !!! MAIS QUE PERSONNE NE L ACHETE , IL SERA BIEN EMMERDE .....


L'oeilducyclone
20:37 20 AVRIL 2009

J'espère que non seulement personne se présentera à cette vente mais que le vendeur ait assez de moral pour se rétirer. A se demander même comme la maison de vente peut accepter une chose pareil... Shame on you...


Lucie Egoïste
08:22 18 AVRIL 2009

Non mais t'as vu c'qui passe ?


Visiteur
06:29 18 AVRIL 2009

Quelle honte ! ILS en sont à brader sa mémoire pour 2 000€ ?


Visiteur
22:02 17 AVRIL 2009

Alain,
C’est pas possible, je n’arrive pas à y croire. Ca donne envie de vomir, c’est pas possible, j’en reste sans voix. Mon Dieu ! J’aimerais que pas un seul, mais vraiment pas un seul acheteur ne se présente, par respect pour toi et infini mépris de l’autre.
C’est sûr que c’est le moment certainement de vendre ces cadeaux que tu lui as faits, tout ce fric qu’il peut espérer ! Dans l’article on cite le montant de départ des enchères, à vomir, vraiment. Il doit se frotter les mains en piétinant ta tombe.
J’espère de tout mon coeur que pas un fan, pas un membre du peuple de Bashung ne trempera dans cette ignominie. On peut considérer ce message comme un appel, et même une prière. Par respect pour l’amitié - peut-être plus - que tu avais pour cette personne que je me force à ne pas insulter à nouveau, amitié ou amour qui t’a inspiré ce si beau cadeau, par respect pour toi, j’exhorte chacun - de quel droit ? je sais bien - au plus grand des mépris, qui ne peut se traduire que par un non-achat, et évidemment une non-présence à cette minable, tellement minable, vente aux enchères.
Merci pour toi.


FENEANT JEAN-LUC
16:59 17 AVRIL 2009

Quel horrible et méprisable chacal !

Faire du fric sur sa mort ; Il devrait donner son fic au service de l'hôpital dans lequel il a patiemment été soigné toutes ces dernières années !


Djinn
16:33 17 AVRIL 2009

Faut battre le fer pendant qu'il est chaud, pas vrai ? Comme c'est beau, l'amitié...


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