Kristie Buble, jeune policière de 24 ans officiant dans la ville de Long Branch doit encore s'en mordre les doigts. Le 23 juillet dernier, des résidents d'un quartier résidentiel appellent la police car un homme " à l'air suspect" traîne dans les rues. C'est l'agent Buble qui prend l'appel et interpelle l'homme alors qu'il était entré dans le jardin d'une proriété à vendre.
Lorsqu'elle procède à son contrôle d'identité, celui-ci n'a pas ses papiers mais lui répond qu'il s'appelle Bob Dylan et qu'il est en ville pour un concert avec Willie Nelson et John Mellencamp. La jeune femme, persuadée qu'il ment, l'emmène au poste, puis le ramène à son hôtel afin qu'il lui montre son passeport. "J'ai déjà vu des photos de Bob Dylan mais elles dataient d'il y a longtemps et il ne ressemblait pas du tout à ce Bob Dylan là. Il portait un pantalon de survetement noir rentré dans des bottes de pluie et deux imperméables avec une capuche sur sa tête."
Commentaires
Drôle de pays quand même,où on arrête un bonhomme parce qu'il se balade seul et qu'il a l'air un peu paumé,alors qu'on laisse tranquillement des gens assister à un meeting du président des States armés de fusils d'assaut.
Je reconnais bien là l'Amérique.
Ceci dit je me félicite que notre cher Bob soit resté tel qu'il est: simple et sans fioriture.
Au visiteur de 14:54 :
En fait, il est arrivé quasiment la même chose à Mick Jagger : voulant boire une bière avec un ami dans les environs de Tours (il a château par là), comme les bars étaient fermés, ils ont voulu entrer dans une discothèque. Mais le videur n'a pas laissé entrer Jagger ! (il avait peut-être des baskets, et comme il n'a plus vingt ans ...)
Je l'aime encore plus.
Bientôt c'est le père Keith qui va se faire attraper.
Errant...
Seul.
Ce n'est pas le genre d'aventure qui arriverait à Mick Jagger ou Johnny Halliday...
Dylan s'était déjà fait intercepter par un vigile qui ne l'avait pas reconnu, avant un concert américain, voici quelques années.
Il se balade seul et sans papier, sans jouer les vedettes.
Si on ne peut même plus se promener sous la pluie, sans risquer un contrôle...
Il se fait passer pour Robert Zimmermann, voilà le problème !
Cette anecdote aurait pu être ajoutée à "No direction home". Dans ce très beau film, le Bob Dylan d'aujourd'hui, vieux matou qui continue de s'en aller tout seul, commente l'époque où, jeune dégingandé à voix de coyote, il choquait son public chaque fois qu'il changeait son style d'une misérable micro-miette.
La dimension poétique d'une vie se mesure à la permanence de ces capacités à faire scandale !
Cette anecdote aurait pu être ajoutée à "No direction home". Dans ce très beau film, le Bob Dylan d'aujourd'hui, vieux matou qui continue de s'en aller tout seul, commente l'époque où, jeune dégingandé à voix de coyote, il choquait son public chaque fois qu'il changeait son style d'une misérable micro-miette.
La dimension poétique d'une vie se mesure à la permanence de ces capacités à faire scandale !
"How does it feel to be like a complete unknown ?"
Cette anecdote est formidable et prouve que Dylan peut toujours "dérangé" en 2009...Il ne se fait pas accompagner de gardes du corps et tient à rester LIBRE !
Vous ne vous appelé pas Bob dit l'Ane Bubule.
D'autres sources expliquent qu'il a un hobby depuis quelques temps qui consiste à visiter les maisons où ont vécu certains de ses contemporains dans le "rock-business" tels Neil Young ou John Lennon. Ce 23 juillet, il cherchait la maison de Bruce Springsteen semble-t-il.
Pas si surprenant: son intérêt pour les lieux apparait assez bien dans le volume 1 de ses mémoires.
Un jour, Robert Zimmerman voudra visiter la maison de Bob Dylan...lui fera-t-il bon accueil ?
V.
A l'Amérique bien pensante qui appelle les flics dès quelqu'un passe à l'air louche ...
Tant qu'on le prend pas pour Beigbeder...
c'est rassurant quelque part que Bob Dylan dérange toujours l'Amérique bourgeoise, l'Amérique frileuse
et que quand il se promène dans un quartier résidentiel,
on le prenne plutôt pour un clochard
que pour un petit retraité qui fait sa promenade