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Vos commentaires

3811 commentaires affichés.

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elge (675)
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Jean Simmons
Jean Simmons vient de mourir...

Je me souviens d'elle dans "Angel face" (O.Preminger), et surtout dans "Elmer Gantry" (R. Brooks, son mari), où elle jouait de son apparence innocente pour cacher fêlures et noirceurs...
Lundi 25 janvier à 11h10
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apolyne (244)
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Kerity - la maison des contes
Un trés beau film pour le jeune public , du vrai dessin animé delicat et doux , poétique ,avec un petit propos totalement ampathique sur la maitrise de la lecture à 7 ans...
A premiere vue , c'est le genre de film encensé par la critique de Télérama. Ce qu'elle a dû faire certainement mais la justesse du film est là.
Vous prenez 8 gremlins survoltés de 7 ans ne jurant comme tout le monde ( enfin le monde des petits mâles de 7 -10 ans qui se tord de rire en hurlant " bite, cul, pipi, enculé" pendant la récré) que par Gormiti , Pokémon , Transformers et ils sont scotchés, hypnotisés par cette histoire qui est leur propre aventure d'enfant non-lecteur en passe de changer d'univers pour devenir enfant- lecteur.
Dimanche 24 janvier à 19h20
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Merci Apolyne pour l’info,
Le graphisme est superbe et ça donne vraiment envie!
Une idée cinoche pour le week-end prochain, pourquoi pas…
Dimanche 24 janvier à 19h55
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ouais !
Apolyne , c la meilleure !!!
Mardi 26 janvier à 13h10
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lyzan (44)
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Une petite zone de turbulences ..
Film sympathique, parfois drôle, souvent mélancolique. Portrait d'une famille française (classe moyenne +) réunissant des individus représentatifs (tels le personnage de l'homo, celui de la fille ..indécise, et surtout le mari/père hypocondriaque incarné par Michel Blanc)

Quant à l'épouse Miou-Miou , elle est plus souvent touchante qu'énervante malgré son aventure extra-conjugale..

Tous sont dépeints avec une certaine acuité, mais sans méchanceté. On rit parfois,à certaines répliques, on sourit souvent , sur un ton doux amer ..

Bref. Le film français idéal pour ..ne pas se prendre la tête. Bien joué.
Samedi 23 janvier à 13h01
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A serious man
Une famille juive dans une banlieue américaine des années 60 avec du Jefferson Airplane et des vieilles séries télé en toile de fond. Probable que les frères Coen ont mis un peu de leurs souvenirs d’enfance dans ce film, avec toujours cet humour décalé qui a fait leur succès. D’où il ressort qu’être juif n’est pas forcément un atout pour affronter les déboires de la vie moderne, surtout pour un homme sérieux mais faible de caractère. Un film drôle, attachant, un peu nostalgique.
Vendredi 22 janvier à 15h26
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hedayat (2020)
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Amusant de constater
que le film des Cohen, dont le prologue est un hommage non dissimulé aux contes d'Isaac Bashevis Singer sorte le même jour que le premier film de Sfar sur Gainsbourg, grand admirateur de l'écrivain juif polonais auquel il a rendu hommage dans sa série Klezmer. Film que Sfar a lui même appelé conte.

J'ai lu quelque part que ce film des Cohen était la pièce manquante au puzzle des frères. Effectivement, c'est bien leur film le plus personnel qu'ils ont réalisés ici et qui éclaire le reste de leur filmographie.

"Comment être un mensch" aurait du être le titre du film.
Samedi 23 janvier à 01h34
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re:a serious man (à hedayat)
J’avais omis le drôle de prologue, merci de le rappeler, cette histoire de dibbouk est digne du Bal des vampires de Polanski, j’avais pas percuté que c’était un hommage à Isaac Bashevis Singer que je connais pas bien, faut dire. Pas encore vu le film sur Gainsbourg, ça me fait un peu peur ce genre de bio à cause de la ressemblance forcée qui tient de l’imitation avec un personnage que tout le monde a encore en tête, un peu comme pour la Môme, en pire parce que Piaf est oubliée.
Samedi 23 janvier à 13h37
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Invictus
un grand moment de cinéma, un grand Morgan Freeman plus que crédible en Nelson Mandela qui mériterait largement un Oscar ou autre prix, de l'émotion, beaucoup d'émotion = la scène où l'équipe de joueurs tous blancs sauf un découvre la réalité de la vie dans les townships , ou quand tous les joueurs chantent, la main sur le coeur, la chanson qui deviendra l'hymne national sud-africain, n'kosi sikeilei i africa (Dieu sauve l'Afrique)

du rire, du bon sport (même si je ne suis pas fana de rugby) un pays (l'Afrique du Sud) que j'aime et que j'ai redécouvert avec plaisir, des musiques sublimes tout le long de l'histoire,

bref un film que je conseille vivement, à tous ceux qui sont fans de Clint Eastwood (son 30ème film en tant que réalisateur !!) et qui s'intéressent à un moment clé de l'histoire de ce pays (la coupe du monde de rugby a eu lieu en 1995, 5 ans après la sortie de prison de Nelson Mandela et un an après son élection à la tête du pays)

Bravo Clint, à quand le prochain film tourné en France ??
Vendredi 22 janvier à 09h34
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Hier soir
Shoah - première époque

Glacé, je suis allé au pieu à 1h du mat' glacé d'effroi.


Béru
Jeudi 21 janvier à 19h35
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elge (675)
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Shoah
Je comprend ce que tu ressens..

Après la nuit où je l'ai vu, en entier, je m'étais dit : "je n'aurais peut-être pas pu dormir"
Vendredi 22 janvier à 09h17
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Deuxième
Et ben vous savez quoi L'Gé ?
(tentons d'abord de faire le tri dans ma tête...)

Ce film a déjà été diffusé à la télé (crois-je me souvenir), mais, il a fallu attendre pour accepter de me cogner à celui-ci. Accepter le combat pour ainsi dire. Il m'a fallu gagner en maturité, j'oserais dire aussi en sagesse et surtout avant, avoir vu et lu beaucoup sur la seconde guerre, et aussi la première, et un peu celle de 1870... et j'arrive pas encore à lier bien tout ceci avec les guerres napoléoniennes... à la base je ne suis pas historien et beaucoup d'imprécisions et d'insavoirs émaillent mes "impressions", donc ça se fait par surprises et découvertes successives. Un peu maladroitement en plus. Mais je reste néanmoins curieux et aussi très humbles, sachant que trop où sont mes manques et mes inrigueurs.
Quand l'historien Raul Hilberg dit que les nazis ont inventé l'extermination, que "tout était neuf", je ne peux pas m'empêcher de penser à la Saint-Barthélemy, aux Versaillais, aux razzias qui ont fait de tout temps l'histoire de la guerre par des rapines et des meurtres (de civils) de masse ou à ces camps de prisonniers en 1870 où l'on affamait volontairement, littéralement les soldats (lire la Débâcle de Zola). Le premier est peut-être à rapprocher des razzias effectivement et des pogroms, pratiques malheureusement très courantes un peu partout en Europe. Le deuxième, j'avoue ne pas trop savoir, mais la mécanisation de la mort avec ses marchands de canons de la première guerre a dû à mon sens être le germe d'une sorte de toujours plus avec une notion taylorique d'efficacité, de rendement. Stigmatisation d'une population, ghettos et lynchages planifiés, ne restait plus qu'à tuer en masse, méthodiquement, mais plus sur un champs de bataille, lieu traditionnellement dédié à l'acte de guerre, mais bien en un lieu autre, civil presque, et réservé exclusivement à ça. Pour la solution finale. Une usine pour meurtres de masse.

Mais des crimes contre l'humanité perdurent, des génocides se perpètrent encore. Pas de camps forcément, pas de Zyklon B, juste parfois des machettes dans des forêts et des champs... sans que l'opinion internationale ne s'en émeuvent de trop. Loin des caméras en Tchétchénie par exemple, en Sierra Léone, Hutus, Tutsis... endroits où il ne fait pas bon être journalistes, hein monsieur Guéant ! (grand pignouf va !).

Bref, digressions. Mais voilà, sommairement tout ce qui reflue du visionnage de la première époque. Il faut pourtant me faire un certain effort pour comprendre que l'Allemagne semble différente de la Pologne simplement à cause du niveau de vie. Là où en Pologne 40 ans après on sent dans le quotidien que pas grand chose à vraiment changé, l'Allemagne cache ça sous un vernis d'opulence industrielle... Mais les rictus de satisfaction sont les mêmes. Frissons d'horreurs. La bête monstrueuse est-elle seulement morte ? En sommeil plutôt... (question posée hier par Enki Bilal sur Empreinte)

Et puis, je suis en train de lire aussi le livre, le pavé devrais-je dire de Claude Lanzmann, Le lièvre de Patagonie. J'en suis à la moitié, par plongées successives, et bien malin le con qui oserait tout foutre dans le même sac. Lanzmann à travers ce documentaire total, à travers ce bouquin extrêmement touffu, enseigne au moins une chose : la nuanciation et la persévérance limite buttée (suffit de lire les difficultés qu’il a eu à faire Shoah). Et aussi des convictions de vie chevillée au corps, ce corps trapu qu'on compare à celui d'un sanglier.

Je redoute la seconde période de Shoah. Je n'aurais pas le même confort de vision que pour la première partie pour x raisons. Et j'en viens à me dire qui si je dois m'offrir un Dvd, ce serait bien celui de la Shoah. Parce qu'il pose des questions essentielles. Dures, mais comment ne le seraient-elles pas ?, mais foutrement essentielles sur cette tragédie.

Je suis en tout cas content d'avoir attendu pour me coltiner à ce monstre documentaire implacable qu'est la Shoah. Va me falloir aussi, mais tout aussi prudemment, que j'approche de Nuit et brouillard de Jean Resnais.

En tout cas, s'il est une réponse que je peux formuler à l'endroit de ceux qui régulièrement viennent ici polluer ces forums en taxant régulièrement les Libénautes de gauchistes, d'humanistes à la con, d'angélisme benêts et autres vaseuses conneries... c'est bien par mon plus profond mépris, par une sourde et tellurique colère que ça se manifestera.


Béru - croisade sans croix
Samedi 23 janvier à 10h39
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nadpic (660)
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A béru : merci
c'est comme ça qu'on aime les croisés,
quand les croix sont par terre !!!


J'avais vu il y a longtemps le film "La Shoah" et je l'avais enregistré du temps des magnétoscopes familiaux qui trônaient en bonne place. Pourquoi l'enregistrement ? Pour ne pas oublier, pour attendre que mes enfants soient prêts à voir l'indicible, pour ne pas oublier : jamais... Mais lorsque je l'ai vu programmé de nouveau, c'est un immense frisson qui m'a parcourue et je ne pense pas que je serais capable de le revoir ces temps-ci "facilement' ; la cassette est là, notée, rangée mais pas abandonnée...

Vite, vite : nos vieux disparaissent trop vite et lorsqu'ils se seront tus à jamais, que restera-t-il des témoignages de cette horreur, de cette monstrueuse période : pas sûre que d'autres diables ne prétextent (comme déjà !), un montage, des propos mensongers et une manipulation sans fondement historique...
Lundi 25 janvier à 12h27
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rddv1942 (1325)
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Beru, j'ai tout vu de Shoah
il y a près de 10 ans et je ne me suis pas encore remis.

La semaine passée Arte a diffusé un doc sur le psy américain Goldenshon chargé des entretiens avec quelques uns des plus sinistres criminels nazis. Les propos, les justifications de cette bande de voyous sont encore des tonnes de béton sur les morts des camps.
Des pulsions de meurtres m'ont saisi durant des heures. Et je me dis depuis plus de quarante ans que la dénazification a été menée bien légèrement par les Américains et délibérément aussi dans l'optique de les utiliser contre les soviétiques et tous les pays qui avaient des velléités communistes. Certains criminels ont sévit durant des lustres dans les radios comme la voix de l'Amérique, radio free Europa etc.

Et aujourd'hui plus personne n'a suffisamment d'argent pour entretenir les bâtiments d'Auschwitz, le musée de la Shoah; bientôt plus personne ne se souviendra de cette tragédie. Mais au-delà de la Shoah il ne faudra pas oublier non plus les 25 millions de Russes systématiquement exterminés, à une époque, la nôtre, où le meurtre de 100 personnes est en passe de devenir un génocide.
Mercredi 27 janvier à 18h50
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Éprouvant, réellement éprouvant
Passé une très mauvaise nuit derrière.

Et je parie qu'on est encore en deçà de cette saloperie. Mais en tout cas Lanzmann réussi ce tour de force de nous évoquer la mort, sujet central finalement de la Shoah, la mort programmée, planifiée de milliers et de milliers de juifs. Et ce, comme il le dit, alors qu'il n'existe aucun document précis de cette période, aucune photo. Mais on sent cette foule innombrable, ces souffrances, les odeurs de trouille et de décomposition, de misère et de famine. On ressent la morsure du froid et la violence des invectives et des coups... c'est insoutenable, littéralement insoutenable et j'ai bien failli hier jeter l'éponge, fuir ces paroles, ces témoignages car trop épouvantables.
Et cela sans corps et sans cadavres.
Sans bûches...
Mais, comme il fallait à ces "revenants" arriver à dire l'indicible, il me fallait moi, pour être à la hauteur de leurs souffrances, il me fallait entendre l'intolérable... une manière de leur rendre ce respect qui leur fut impitoyablement nié. À cette inhumanité sans nom répondre par l'humanité du partage, fusse du partage de l'horreur. Et trouver la force de rester et d'écouter, de comprendre, de savoir.

Et l'on sent toute la colère, la rage de Lanzmann qui crucifie en une phrase le directeur en second du ghetto de Varsovie. Une colère aussi maîtrisée, qui en une phrase atteint son but me sidère. Parce qu'il est allé au-delà de sa capacité d'indignation, il est allé au-delà de la rage folle que cela peut susciter, de la colère brute qu'il aurait été logique d'éprouver. Logique et ô combien humaine !
Non, il s'en est servi pour affûter encore et encore cette arme, qui lorsqu'on s'en sert avec une intelligence consommée, se relève terriblement efficace et précise : c'est un mélange de détermination, de pugnacité, de lucidité crue et sans fard, de conviction, d'empathie... et pour cela, pas d'autre choix que d'aller au plus près de la vérité, d'aller l'accoucher s'il le faut.

Oui, il me faudra du temps pour mourir aussi, et pour, grâce au travail herculéen de Lanzmann, renaître et vivre. Différemment... forcément...

J'avais vu aussi ce documentaire sur Godenshon... de manière générale, je pense, malgré le caractère éprouvant de ces documents, je pense, comme l'a fait obstinément Lanzmann qu'il faille mourir un peu à chaque fois et de fait, par ce travail particulier, apprendre à vivre. Notre humanité. Celle qui nous constitue et celle que nous partageons avec nos frères humains.

Qui a dit que le métier d'homme était difficile...

Actuellement je m'intéresse au travail d'un photographe, Don McCullin, et il pose cette simple question : "why them and not me ?"...


Béru - dur de redevenir léger après ça... mais c'était nécessaire
Jeudi 28 janvier à 09h55
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jerome (8507)
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Shoah à la TV, et hier c'était la journée du souvenir sans un article !

Hier, c'était la journée mondiale du souvenir de l'Holocauste organisée par l'ONU .

une brève AFP dans Libé et c'est tout .


Après on demande plus pourquoi on lit autant de post antisémites ou négationniste tant à l'extreme droite qu'à l'extreme gauche .

C'eut été l'occasion de remettre les choses à leur place en étant pédago .



Jeudi 28 janvier à 13h36
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De l'importance
De devenir des sortes d'hommes-livres... porter en nous le plus possible et faire partager ensuite. (référence à Fahrenheit 451)

"Il m'a fallu des années pour me déprendre des stéréotypes, me faire au concret et à la complexité du monde." - Claude Lanzmann - Le lièvre de Patagonie


Béru - que de chemin, que de chemin...
Jeudi 28 janvier à 14h32
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nadpic (660)
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A jerome : 27 janvier
Cette journée du 27 janvier, date de l'anniveraire de la libération du camp d'Auschwitz, donc pas une date choisie au hasard, est plus large que le peu des médias qui en ont parlé ont bien voulu le dire (d'où mon cp de gueule sur l'autre forum hier !) elle s'intitule :
"Journée de la mémoire de l'Holocauste et de la prévention des crimes contre l'humanité..."

Extrait :
"La France a retenu la date du 27 janvier, anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz, pour cette journée de la mémoire.
[...] Cette journée de la mémoire devra faire prendre conscience que le mal absolu existe et que le relativisme n’est pas compatible avec les valeurs de la République. En même temps, il faut montrer que l’horreur s’inscrit dans une histoire qu’il convient d’approcher avec méthode, sans dérive ni erreur. Ainsi appartient-il à notre institution de faire réfléchir les élèves à l’Europe du XXème siècle, avec ses guerres et ses tragédies, mais aussi à ses tentatives de synthèse autour des valeurs des droits de l’homme et à sa marche vers l’unité. Il est nécessaire de montrer aux jeunes que ces valeurs ne sont pas de simples mots. Leur respect dans tous les pays du monde est fondamental et nécessite de la part de chacun d’être attentif à ce qui menace ces valeurs et actif pour les défendre."
B.O. n°46 du 11 décembre 2003 : www.education.gouv.fr

Y a du boulot !!!!!!!!!!!!! surtout si ce n'est pas plus relayé que ça !
Jeudi 28 janvier à 15h00
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nadpic (660)
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A jerome et aux autres :
En 2002, les ministres européens de l’Éducation ont adopté à l’initiative du Conseil de l’Europe la déclaration instituant la Journée de la mémoire de l’Holocauste et de la prévention des crimes contre l’humanité dans les établissements scolaires des États membres. La France et l’Allemagne ont retenu la date du 27 janvier, date de la libération du camp d’Auschwitz, pour instituer cette journée du souvenir.

En novembre 2005
l'Assemblée générale des Nations Unies proclame
le 27 janvier " Journée internationale de commémoration
en mémoire des victimes de l’Holocauste "
Le 1er novembre 2005, l’Assemblée générale des Nations Unies, en adoptant par consensus un projet de résolution « Mémoire de l’Holocauste », présenté par le représentant d’Israël et parrainé par les représentants de 104 États membres, a proclamé le 27 janvier, jour de la libération du camp d'extermination nazi d'Auschwitz, " Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l’Holocauste ".
Le 18 janvier, date anniversaire du jour où ont commencé les “marches de la mort” de prisonniers d’Auschwitz poussés sur les routes par les SS, le Président Jacques Chirac, au nom de la Nation, rendra hommage aux Justes de France en inaugurant une inscription en leur honneur dans la crypte du Panthéon : “Sous la chape de haine et de nuit tombée sur la France dans les années d’occupation, des lumières par milliers, refusèrent de s’éteindre. Nommés Justes parmi les nations ou restés anonymes, des femmes et des hommes de toutes origines et de toutes conditions ont sauvé des Juifs des persécutions antisémites et des camps d’extermination. Bravant les risques encourus, ils ont incarné l’honneur de la France, ses valeurs de justice, de tolérance et d’humanité”.
La cinéaste Agnès Varda présentera à cette occasion une création audiovisuelle portant sur le thème des enfants cachés ; sa composition pourra ensuite être utilisée dans les écoles et les établissements scolaires.
Certains B.O. concernant ces démarches et décisions, plus fournis que les articles de presses ts confondus d'hier !!! :
http://www.crdp-reims.fr/memoire/informations/actualites/27_janvier.htm#bo
Jeudi 28 janvier à 15h16
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jerome (8507)
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salut !

tu es bien documenté sur l'aspect légal de cette commémoration . peut-être devrais-tu envoyer un mail à Fatal pour essayer de le convaincre qu'un journal national doit faire l'effort d'un article ?

je serai +1 derrière toi et je crois que d'autres lecteurs suivraient ta requête .

Jeudi 28 janvier à 15h21
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nadpic (660)
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A jerome : commémoration sans trompette !!
je veux bien lui dire (à Fatal) ma façon de penser mais il est qq. chose de rare voir d'impossible chez les journaleux, c'est de "faire du réchauffer" qd le jour est passé !!!!! et, même si, comme toi, je trouve primordial d'y retourner car cet article manque à nos valeurs par évidence, je ne ss pas certaine qu'il puisse y faire qq. chose et en ait envie... bon, j'y vais de ce pas sur le forum RALEURS car comme râleuse parfois, je m'y connais !!...
Jeudi 28 janvier à 16h12
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elge (675)
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merci Beru
("sidéré", c'est le mot juste... 9h30 de film pour essayer de comprendre un minimum, par les détails, par "LA PROCEDURE"... puis, on reste sidéré pour le restant de sa vie)
Jeudi 28 janvier à 14h31
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rddv1942 (1325)
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Cher beru_
Merci pour votre précieuse et belle réflexion.

Je voudrais seulement faire une remarque à propos de cette vôtre phrase : À cette inhumanité sans nom répondre par l'humanité du partage, fusse du partage de l'horreur.

Il me semble, après la lecture entre autres d'Hannah Arendt, Eischman à Jérusalem, quelques carnets de Goldenshon, que nous avons tort de parler d' "inhumanité" lorsque nous manifestons un jugement moral sur les actes les plus odieux commis par des êtres humains. Loin de moi l'idée que l'adjectif inhumain puisse avoir une connotation raciste, il n'en demeure pas moins que cela veut dire non-humain. Or toute les études nous montrent sans équivoque que nous avons toujours affaire à des êtres humains pour le moins ordinaires et que, par conséquent, tous les actes quel qu'ils soient sont et ne seront jamais que dépendants de tout ce qui relève de notre humanité. En conséquence il me parait urgent de trouver un terme plus adéquate. Débarrasser les nazis même de leur humanité, de leur appartenance à l'espèce humaine, c'est favoriser l'illusion que cette espèce peut surmonter tout ce qui la caractérise et l'exiler de domaine des formes collectives d'une civilisation ou d'une culture, où l'on pointe ce renversement des valeurs et le mythe du surhomme nietzschéen, dans son acception la plus dégénérée faite par les nazis. Comme l'écrit Einstein dans sa courte biographie; ce que je sais et ce que je pense, je le dois à l'homme. Et je crois qu'il en va de même pour nous tous et les pensées qui guident nos actions les plus inouïes. Pourtant j'entends bien ce qui se dit par le terme d'inhumanité et là nous pourrions l'utiliser dans des cas bien trop nombreux et même tant de cas que le terme d'humanité deviendrait rarissime. Les actes surhumains élèvent les hommes, les actes inhumains les rabaissent. Les premiers en font des dieux, des saints, les seconds, des sous-hommes, et disons des animaux, ce qui est une insulte à ces derniers qui ne s'abaissent jamais à des instincts contre-nature. C'est pourquoi, tant Nietzsche que Einstein pour ne citer qu'eux voient les causes de nos actes dans notre système psychologique qui n'est rien d'autre que le fruit de la sélection naturelle. Il y a je trouve dans le terme d'inhumanité une connotation religieuse qui renvoie à Radamante, à satan, au diable, qui nuit à la compréhension d'une tragédie comme la Shoah - comme à bien d'autres au cours de l'histoire et qui, en notre for-intérieur ne laisse pas de nous laisser pantois devant les atrocités dont nous sommes capables, pourvu que les circonstances le permettent, de nous laisser aller sans jamais penser que nous cessons dès lors d'être des êtres humains.
Je n'entends pas banaliser le nazisme, mais il me semble que c'est tout de même en l'inscrivant dans nos facultés humaines que nous pouvons en prendre la mesure et demeurer toujours vigilent vu qu'il peut ressurgir à la faveur de circonstances gravissimes, comme la crise que nous traversons, et l'effondrement psychologique général auquel nous assistons et qui en est l'une des conséquences les plus désastreuses.

Amicalement, rddv.
Jeudi 28 janvier à 14h39
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Effectivement
Puisque j'aurais les mêmes propos pour dire que cette rhétorique de déshumanisation justifie l'indignité actuelle des prisons. Chose qui a tendance à me faire hululer quelque chose de bien d’ailleurs…

Mais en l'occurrence, j'ai pas non plus d'autre mot... et cependant j’entends vos objections, que je partage mais que je ne suis pas capable, philosophiquement, vais-je dire, de dépasser pour inventer un autre concept, un autre mot pour désigner des hommes et leur « inhumanité ».

Quand on enlève toute humanité à des personnes pour programmer leur extermination, quand dans les termes même toute humanité est méthodiquement décharnée puisqu’on parle de bûches par exemple plutôt que de ce que c’est réellement, c'est-à-dire des macchabées, quand ce photographe disait que les massacres auxquels il a lui assisté on considérait les suppliciés comme des « moins que riens », à peine des porcs, on est bien en face d'une déshumanisation certaine. Celle qui permet de buter sans sourciller et sans faire de cauchemars, avec son pendant plus cours de récré : c'est celui qui dit qui est. C'est à dire qu'à force de déshumaniser l'autre pour justifier son meurtre, c'est bien nous qui sortons de l'humanité. En pensant faire le distinguo homme/bête et en se plaçant du « bon » côté, en se persuadant de son bon droit alors que c'est bien l'inverse qui se produit, on sort alors du cercle des humains tel que nous l’entendons communément.
Effectivement, à nous ensuite de ne pas reproduire ce schéma lorsqu'on porte un jugement moral sur ces faits, il n’empêche qu’il y a bien eu transgression par la négation de l’autre… et que grâce à cela le pire a pu alors être commis.

Comment nommer ça ? je ne sais pas et j’en suis conscient. Crûment je dirais juste : quelle bande de salopards ! mais je ne suis pas vraiment certains de la portée philosophique réelle de cette apostrophe, bien que et néanmoins très sincère… tout autant que de paraitre un rien frustre. Mais là, j’avoue tout de même sécher un petit brin.

Cordialement.


Béru - tiens, c'est avec ça en tête que je me suis endormi : quelle bande de salopards !
Jeudi 28 janvier à 16h57
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nadpic (660)
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A beru
bon il a fallu que je sêche mes larmes avant de pouvoir poursuivre ton post.....
Comme le dit le commentaire d'un internaute précédent (pas copier son pseudo ?), film vu il y a 10 ans et ne m'en suis jamais remise, non plus ! mais voilà, comme tu l'exprimes, il ne faut pas s'en remetrre il faut y faire face et vivre avec ça pour l'histoire, pour la vérité, contre les AUTRES qui veillent... pour nos enfants et les autres générations qui n'auront que peu de documents et hélas, peut-être si peu de mots pour dire.
TANT de mots pour des broutilles MEME ds Libé et si peu pour le 27 janvier, journée si importante pour tous, passée ss silence (voir les commentaires sur "Coup de gueule" d'hier !) : de quoi faire peur...
Jeudi 28 janvier à 14h52
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Ce soir !
Raging Bull


Béru - je ne connais plus personne !
Jeudi 21 janvier à 19h11
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elge (675)
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5 films
Je viens d'acheter 5 DVDs pour le prix de 3 !..

Dans l'ordre de la pile qui est devant moi :
- "3h10 pour Yuma", version de de James Mangold
- "Entre les murs" de Laurent Cantet
- "Soyez sympa, rembobinez" de Michel Gondry
- "La fille de Monaco" de Anne Fontaine
- "No country for old men" de FrereCoen

Sachant que j
...'ai vu le Gondry en salle et que je l'avais beaucoup aimé, que j'aime les film d'Anne Fontaine (les "Augustins", "Entre ses mains", que Mangold est un bon faiseur, que FrereCoen c'est FrereCoen, que le film de Cantet a eu la palme d'or...
... qui saurait me dire dans quel ordre je dois les visionner et pourquoi ?
Jeudi 21 janvier à 17h03
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Mon ordre
1. No Country.... car je suis inconditionnel des frères Coen ; le film , malgré certains passages de violence brute , montre comme toujours chez les frangins un regard désillusionné (à travers Tommy Lee Jones) sur le monde.
2. Entre les murs , qui n'a pas volé sa palme .
3. 3h10 pour Yuma . Trés bonne mise en perspective et même si Mangold n'est pas Delmer Daves , l'épaisseur des protagonistes , dont Russel Crowe , est magistralement visible .
Je n'ai pas vu les deux autres mais la présence de Lucchini et de l'ex miss météo de Canal me séduirait .
Et puis Soyez Sympa , d'aprés ce que j'en ai lu , je ne pense pas que ce serait mon truc .
Jeudi 21 janvier à 18h10
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elge (675)
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Pas de place pour les vieux ?
J'ai suivi ton conseil, Brika...
J'ai commencé par "No country for old men"

On retrouve bien ce style terrifiant-burlesque de FrereCoen, qui faisait de "Fargo" un film saisissant...
Ces personnages "mal finis", sans psychologie, ces personnages bêtes et rusés, qui font ce qu'ils doivent faire, et qui veuelent à tout prix le faire bien, "des professionnels de la profession"... je pense par exemple au tueur énigmatique joué par un Javier Bardem, magnifique... mais aussi à Llewelyn, qui va jusqu'au bout de ce qu'il veut être sa chance (le sac de billets), mais qu'il sait être son malheur...

Ce qui m'a frappé c'est la progression du scénario (écrit par Cormack McCarthy). Je viens de terminer la lecture de "La route" du même Mc Carthy... Dan "No Country..." comme dans "La route", la tension, le suspense, augmente pendant le premier 1/3 jusqu'à un point culminant qui nous rempli d'effroi (c'est particulièrment fort dans le livre "La route"... il a failli me tomber des mains)...
Puis, après ça, jusqu'à la fin, on se sent de plus en plus comme détaché de ce qu'il se passe, les personnages tournent un peu en rond, les scènes se répètent, ils "n'avancent pas" (voir le personnage joué par Tommy Lee Jones dans "No Country..", c'est le shérif, mais il ne résoud rien, ne sert à rien...) comme s'il fallait petit à petit nous détacher de cette histoire, nous démontrant que que de toutes façons on meurt à petit feu sans atteindre nos rêves... et c'est par inadvertance (sans suspense) que le héros (ou celui qu'on croit être le héros) meurt ...
Et le vieux shérif, à la retraite, raconte les vielles histoires, qui sont sensées être morales... mais, pas sûr !
Vendredi 22 janvier à 09h09
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No Country
Ravi qu'il t'ait plu .
Tu as cité "Fargo" , un des meilleurs des frangins , qui montre bien cet univers décalé , avec des personnages souvent dépassés par les évènements dont ils sont la cause . Et puis , Frances Mc Dorman , redoutable dans son enquête et paradoxalement épatée par les petits soucis de son mari , est exceptionnelle .
Coïncidence , je suis actuellement en plein milieu du bouquin "La Route" , de Mc Carthy , et en effet , l'écriture , ultra-dépouillée , convient tout à fait a ce récit terrifiant . Je n'ai pas encore vu le film avec Vigo Mortenssen mais je pense , d'aprés ce que j'ai vu et lu à ce sujet , qu'il semble s'adapter au plus prés à ce terrible voyage du père et de son fils .
Vendredi 22 janvier à 11h53
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elge (675)
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Entre les (mur)murs
Ce film est "épatant"... je suis épaté ! :-)

Le dispositif, théatral, mais d'un théatre "vivant", est prodigieux :
Trois caméras dans la salle de classe : une sur le prof qui est le "maitre des lieus", une en contre-champs sur un des élèves, celui qui "joute" avec le prof, et la troisième qui prend les autres morceaux de vie qui se passent en parallèle...

Car la vie telle qu'elle est là n'est que "joute verbale" (qui "casse" l'autre ? qui a le dernier mot ?).. et c'est le travail de ce prof d'en tirer des enseignements, des déclenchements du "penser par soi-même" (j'ai failli écrire "panser"...)

Ce prof, attachant, humain, pas super-héros, se trouvera "piégé" par les mots et par toute la "procédure" qui en découlera inexorablement ... d'un petite phrase sensée défendre un èlève, Souleyman, dur mais attachant aussi (le gamin qui joue ce rôle, je n'ai retenu que son prénom, Frank, est fa-bu-leux !) : "Souleyman est limité scolairement" (qui voulait dire : Souleyman n'a pas tous les moyens de réussir à l'école... ce qui ne voulait pas dire que Souleyman est limité intellectuellement, le prof le sait bien, il y a des scènes qui montrent la finesse du garçon)... de cette petite phrase, il ne sera retenu que "il est limité", et s'en suivra un altercation qui conduira inexorablement à l'exclusion de Souleyman...
Terrible...

Nous sommes souvent piégés par "LA procédure"...

Lundi 25 janvier à 11h31
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nadpic (660)
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A elge : entre les murs
Bonjour,

Mon fiston de 15 ans est allé voir avec sa classe ce film à sa sortie ; au retour il ne comprenait pas (m'en a reparlé plusieurs fois) : pourquoi et comment on peut aimer un quotidien d'ados et en plus qui fait mal ? Quand il a été primé, il était même en colère : c'est notre vie et c'est pas facile...
Pour sûr, un autre avis que le nôtre, nous, adultes !

moi, j'avais aimé la façon de voir, de dire de ce film. Puis après l'échange avec mon fils, je ne savais plus car je les imaginais eux en classe, avec la bouille de jeunes que je connais, avec les nerfs en pelote, le chahut terrible ds la classe, les humeurs qu'ils peuvent avoir comme là : heu... du coup... moins cinématographique, plus vrai et plus près ! Presque un peu de honte de l'avoir vu comme un doc. qui ne me concernait pas ... !
Lundi 25 janvier à 12h38
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elge (675)
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Ados / A dos (à Nadpic)
Je comprends tout à fait la réaction de ton fils...
L'école, comme "l'entreprise", sont des zones où les raconteurs d'histoires ont beaucoup de mal à s'installer ...
J'ai le même genre de réaction quanf je coupe France Inter le samedi matin à 9h, quand commence "La rue des entrepreneurs" '"oh non !, me dis-je, ça suffit, c'est ma vie la semaine, alors pas encore le week-end !")
Nous passons pourtant, en général, 80% de notre vie "entre ces murs" (L'école, puis "Le boulot")...
Est-ce qu'on se rend compte que 99% des films ne racontent pas 80% de notre vie ?
Laurent Cantet, par contre, dans tous ses films essaye de mettre la caméra entre ces murs-là...
Et il raconte bien une histoire, scénarisée, pas un docu...
Les bonus du DVD sont, pour une fois, quasiment éssentiels ... on voit bien la méthode : un atelier d'un an avec les élèves du lycée, où à partir de micro-scripts, Cantet et Bégaudeau ont recueilli des improvisations ... qui vont devenir le script final... et on est subjugué par le constant "naturel" de ces enfants, autant in impro qu'en rejouant les scènes !
On ne peut que constater que la vie des ados et un vie de "représentation" continuelle, parfois "extrême" ...
Ils ne savent pas encore ce qu'ils sont, mais ils veulent pourtant "devenir"!
Ils se créent une personnalité, une attitude, souvent contradictoire (du style : suivre une mode pour s'affirmer !), se mettent à dos les adultes tout en demandant leur bienvieillance (on voit bien dans le film qu'ils s'accordent le droit d'insulter, alors qu'ils prennent de plein fouet une insulte, même ironique, d'un adulte)
Lundi 25 janvier à 13h56
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nadpic (660)
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A elge
Tu sais faire... TRES envie de voir ces bonus : merci,
c'est ce que je ressentais, cette approche.
Je vais trouver le DVD (sans doute) ds ma Bib préfèrée et je t'en reparlerai à l'occasion...
Lundi 25 janvier à 14h02
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Entre les murs
Un film très riche, qui me rappelle l' Esquive pour son traitement du langage (L'esquive restait essentiellement dans un univers adolescent, avec la présence d'une adulte, la prof de français...rôle incombant également au prof principal d'Entre les murs) à la forme intéressante, avec ce cadrage en Scope, et une caméra qui capte les réactions des uns et des autres comme des joutes verbales, avec un rythme basé sur le dialogue et la façon de le développer. C'est à la fois très écrit tout en étant hyper spontané, et pour le coup très rafraîchissant. J'aime beaucoup la photo du film, son côté docu tout en restant très cinéma, ses couleurs naturelles, les gros plans, la lumière du cadre. C'est vraiment une des plus belles que j'ai pu voir dans un film français récent. Quelques mouvements en extérieur, notamment l'explication dans la cour avec tous les élèves, rappellent qu'on est bien en vidéo et du coup l'aspect pellicule disparaît totalement pour laisser place à des petits mouvements brusques, mais ce n'est pas un point négatif, au contraire ça ajoute de la crédibilité à l'ensemble.
Voilà mon petit point de vue sur le côté technique du film
Lundi 25 janvier à 14h30
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elge (675)
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Contre-plongée
Tout le long du film, la cour du lycée est vue de la salle de classe, en contre-plongée... notamment, cette scène très émouvante où Souleyman et sa mère sortent du film...
vers la fin, il y a deux scènes pour laquelle la caméra est "descendue" dans cette arêne, qui ressemble à s'y méprendre à une cours de prison...

La première des 2 scènes : le prof vient pour tenter de s'expliquer, mais, pour une fois dans le camp des élèves, il perd pied, se fait "étouffer" par la foule qui s'agglutine, et perd la partie...

La deuxième, apaisée, annonce la fin de l'année scolaire.. ils jouent au foot... l'été en pente douce, alors que rien a été "réglé", que la frustration de tous va s'éteindre doucement ... c'est ça "grandir" = c'est "accepter ses frustrations"
Lundi 25 janvier à 15h00
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La contre-plongée
Je pense que dans les cas présents , l'angle de prise de vue étant du haut vers le bas ( de la salle de classe vers la cours ) , il s'agit là simplement de plongée .
Mais si les façons de faire des prises de vue dans le cinéma d'aprés-guerre correspondaient exactement à la situation émotionnelle des personnages : plongée quand la situation était favorable et contre-plongée
(du bas vers le haut) , quand elle était défavorable (Hitchcock y avait souvent recours) , les codes on changé depuis et ce n'est plus un axe de prise de vue mais dans le cas présent , un point de vue de l'instit qui fait la différence entre une classe , son domaine réservé , et une cours , cette arène dont tu parles qui est en fait un territoire .
Lundi 25 janvier à 18h11
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elge (675)
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Argh
Oui, bien sûr !
Emporté par mon élan je parlais de contre-plongée à la place de plongée !

La contre-plongée c'est celle de Welles qui filmait les plafonds ! :-)
Mardi 26 janvier à 10h37
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...
Je n'ai pas vu ce film, car étant enseignante moi-même, j'avoue ne pas avoir envie de voir ce que je fais toute la journée. Mais sur l'analyse je suis d'accord... Même si je sais que je ne regarderai jamais ce film... Je vais au cinéma pour me changer les idées ;-) ...
Dimanche 07 février à 21h11
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Chrsitopher nolan,
cette année, il revient, après son gros carton the dark knight.
Disons le d' emblée, réailsateur casse gueule, entre deux batman, il nous a pondu, le prestige, rivalité entre deux magiciens à l 'époque victorienne.
Surprenant de maîtrise, comme chacun de ses "petits films", mémento ou insomnia.
Donc cette année, il revient avec un film, Inception, mixe entre Dark city (film post matrix) et james bond.
Côté casting, il sert la soupe à dicaprio, marion cottilard, et une bonne partie de la clique de son 1er batman.
Avec une telle pression sur ses épaules, il trouve le moyen de prendre le risque de nous pondre un film, sur l' espionnage industriel, sur fond prise de pouvoir sur la réalité (mettez vous sur dailymotion, et faites vous un avis par vous même).
Pour faire plus simple, il fait un film entre film personnel et blockbuster.
Certains vont crier au cinéma commercial, mais The dark knight avait une lecture assez rare pour un gros film, celui d' un polar croisé au blockbuster. Un hommage à la bande dessinée the dark knight : année zéro, la génése de batman, avec un zeste de film noir un peu convenu, tout de même convenu. Aussi, tjrs pour dicaprio, le Shutter island, de scorsece, polar oppressant apparament expirémental au niveau de l' utilisation de la bande originale, entrecoupé au moment des scènes de suspense, par rapport à l' action du film.
Deux réalisateurs, qui au sein d' holywood, profite de leur notoriété, pour réalisé des films qui leur sont chers avec comme objectif, capitaliser sur les moyens des producteurs, qui espèrent, relever cette industrie des films insipides qui nous inondent sans réelles teneurs.
Voilà pour moi, mon attente envers hollywood cette année.
Mercredi 20 janvier à 12h27
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elge (675)
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Nolan ou Anderson (P.T.) ou Fincher
Lequel de ces trois "jeunes turcs" sera le prochain "géant du cinéma" ?
Vendredi 22 janvier à 18h27
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Sans aucun doute,
Fincher, considérons le comme un Pseudo Cameron du visuel, tout ses films sont des concepts, Alien 3 et seven, des films de studios, sur lesquels on ressent ce combat avec les producteurs, qui manquaient de confiance en lui.
Sur alien 3, la valse des directeurs de photographie en témoigne, (que des monstres), quant à seven, son budget plus modeste, et arnold kopelson à la production, met en exergue le caractère "sociologique" du film.
Kopelson étant le producteur de "chute libre" (autre film sociologique).
Attention, son film sur Facebook, fait partie des films attendus.
Juste pour toi, une comédie bien enlevé, Sherlock Holmes, calqué sur le rythme de Rocknrolla. Amuse toi bien.
Une dernière chose, un film fantastique, des années 90, l' échelle de Jacob, produit par l' équipe d' angel heart, et écrit par le scénariste de ghost, bruce joel rubin.
Ce film est la version hard de ghost, version guimauve sur la mort, celui ci sans concession, avec un clin d'" oeil à French connection, petit défi, quel est il ?
Vendredi 22 janvier à 21h48
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elge (675)
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"Jacob's Ladder"
Je ne sais pas pour la connexion à "French Connection" (sic)... par contre, ce film, comme d'autres films dits "oniriques", s'inspire de ce petit film très curieux, "Carnival of soul", de Herk Harvey, 1962 (la plus belle de ces "inspirations" étant celle de Lynch pour "Muholand Drive")... (j'ai parlé il y a longtemps de "Carnival...)

Il y a aussi, il me semble, un lien "spirituel" (re-sic) avec cet extraordonaire court-métrage de Robert Enrico, "La rivière du hibou", où le spectateur, comme le protagoniste, pris par le suspense, se perd entre réalité et rêve...
Samedi 23 janvier à 10h08
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Inscrit Libé +Suivre cet internaute | Profil
A un moment du film, la télé passe donc French connection
le passage de la grande poursuite, où Gene hackman en père noêl courre dans la rue.
Ensuite, jacob se fait enlever dans la rue, pour monter de forçe dans une voiture (d' ailleurs, le montage se fait plus nerveux, réfgérence cachée ? au film de friedkin), se débat, pour se retrouver largué sur le bitume, de là, un père noêl escroc, au lieu de le remettre sur pied, lui vole son portefeuille, et quand un peu plus tard, tjrs étendu sur le béton, des gens vont pour l' aider, et lui crie "le père noêl , il m' a volé mes papiers".
Aussi, un petit film bien nerveu, qui avait raflé le grand prix d' avoriaz, sur la t^te de robocop (il y a 22 ans !!!), The Hidden, avec kyle mac malan (je ne sais plus trop, le pote de david lynch, aussi dans showgirls de verhoeve).
Courste poursuite entre deux parasites, dont passe à travers le corps d' une strip teaseuse, d' un flic, pour dégommer voitures de luxes, et gentil extraterrestre, (désole pour le résumé pourri, c' est samedi).
Samedi 23 janvier à 12h11
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joanb (98)
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P.T.Anderson
Pour moi c'est Paul T. Anderson. Je crois que sa filmographie est la plus cohérente des trois et la plus riche.
Jeudi 28 janvier à 21h44
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joanb (98)
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Gray
Et en plus, je préfère le travail de James Gray à celui de Nolan ou Fincher.
Mercredi 03 février à 21h24
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Razzia sur la chnouf
revu hier soir ce grand film noir, très noir, réalisé par Henri Decoin (le père de Didier Decoin, l'écrivain ??)
sorti en 1955

d'après un roman d'Auguste le Breton qui joue d'ailleurs dans ce film

2ème collaboration entre Gabin (qui joue double jeu, d'abord un patron de resto/truand et ensuite il dévoile sa véritable idendité d'inspecteur), Lino Ventura (le Catalan), Paul Frankeur (le commissaire), Magali Noel (Lisette, la jolie caissière amoureuse de Gabin) et qq seconds rôles que l'on distingue très vite, Marcel Bozzufi, le client au révolver, Laurence Badie en fleuriste et surtout Léa, une droguée alcoolique intoxiquée jusqu'à la moelle jouée par une Lila Kredova (très réaliste) qui nous poursuit encore, une fois le film terminé ...

un très bon film, qui à l'époque de sa sortie a eu du mal à passer la censure, vu la noirceur du sujet ...
Lundi 18 janvier à 11h28
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Inscrit Libé +Suivre cet internaute | Profil
ça me donne envie de le voir
si j 'arrive à le trouver !
Lundi 18 janvier à 13h43
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joanb (98)
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Padre nuestro
Dans le cinéma disons moderne on s’est habitué aux mouvements frénétiques de caméra, aux images sans mise au point, aux cadrages accidentelles. Toute cette façon de filmer héritier du cinéma documentaire, a été popularisée après l’apparition du Dogme95 lancé par Lars Von Trier.
Mais aussi cette façon « brute » de filmer est parfois une solution pour des cinéastes médiocres devant l’impossibilité de réaliser des séquences qui demandent un peu de maîtrise de la mise en espace et de la mise en scène.
C’est a mon avis, le cas du grand pris du festival de Sundance, le film mexicain « Padre Nuestro » de Christopher Zalla.
En plus d’une mise en scène pleine de maladresse, j’ai trouvé que le scénario, malgré une bonne histoire, ne tient pas la route, avec des dialogues invraisemblables et des personnages plats, stéréotypés et clichés (style les sitcoms latinos).
Je ne conseille pas ce film, mais si vous l’avez aimé on pourrait en discuter.
Lundi 18 janvier à 11h01
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Petit film malin
Le marché de l'amour sur Arte.

M'a bien fait marrer ! parce que les personnages sont hilarants, touchants, cons, beaux, gentils. Que ça se fini pas forcément toujours bien, que certains restent sur le carreaux, que contre toute attente ça marche parfois. Malin quoi.

À ceci près que ça se passe à Munich...
(y a des gens qui m'en veulent en fait)


Béru - ich bin ein... merdre, moi qui suis nul en allemand aussi
Dimanche 17 janvier à 09h40
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ce soir
au choix

autopsie d'un meurtre
voyage au bout de l'enfer
le testament du Dr Mabuse
Farinelli

J'hésite !
Vendredi 15 janvier à 19h43
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hedayat (2020)
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Zut
j'ai loupé votre post.

1. Voyage vers l'enfer : chef d'œuvre total, grandiose.
2. Le testament : Fritz Lang a la prescience du nazisme.
3. Autopsie : Preminger ET J. Stewart.

Farinelli, revendez-le...
Samedi 23 janvier à 00h56
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finalement j'ai regardé
Entre les murs, que je n'avais pas vu en salle, j'ai beaucoup aimé.
Il me reste à voir :
Voyage au bout de l'enfer (déjà vu mais il y a longtemps)
Autopsie d'un meurtre
Le testament du docteur Mabuse
Barry Lindon
Dr Folamour

Concernant Farinelli, je ne l'ai pas vendu il ne m'appartient pas et c'est tant mieux !
Lundi 25 janvier à 16h47
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